Première semaine, trois tournois ATP et deux victoires françaises. Ça complique la tâche. Gilles Simon s’est imposé à Pune, après avoir passé une année 2017 horrible. Gaël Monfils s’est imposé à Doha après 4 mois d’absence. Alors : Gaël Monfils, ou Gilles Simon ?

Gilles Simon en 2017

Bah Gilles Simon, tous les jours ! On croyait le français fini tellement il était en galère. En 2017, Gilles Simon c’était 40 matchs, 25 défaites, un troisième tour en Grand Chelem, un saut de la 25e à la 89e place et surtout deux victoires consécutives maximum ! Sa meilleure perf’ ? Une victoire au deuxième tour de Shanghaï (Masters 1000) face à David Goffin. Que du saal vie.

Décevant pour un homme présent dans le Top 100 depuis 12 années. Elle est bien loin l’époque où Gilles Simon rentrait dans la tête de ses adversaires pour les faire disjoncter. Car on l’oublie trop souvent, malgré une esthétique pas hyper sexy, Gilles Simon a été sixième mondial en 2009. Encore plus fort, tous les Top 3 qu’il a rencontrés dans sa carrière, il les a battus au moins une fois (sauf Alexander Zverev, 0-4). Simon est un maître pour ce qui est de trouver le point faible d’un adversaire et de renverser la vapeur une fois fait. Mais cela faisait quelque temps que la vapeur n’avait plus été renversée… 2017 est donc catastrophique et Gilles Simon se retrouve à 33 ans face à un dilemme particulier.

« J’avais le choix entre finir ma carrière, finir ma saison, et finalement je me suis dit : je vais finir avec mon équipe »

BAM ! Exit Jan de Witt, son coach, mais aussi ses préparateurs mentaux et physiques. Gilles Simon finit 2017 oklm, sans aucun coach. Néanmoins, la planète tennis se demande si ce n’est pas le clap de fin pour Simon. Ce dernier n’a jamais écouté les journalistes, c’est pas maintenant qu’il allait commencer. Quand on le questionnait sur son avenir, il disait « Je vais rester tranquille cet hiver. Je vais m’entraîner, je vais faire mes trucs. Je verrai comment ça part l’année prochaine ». Pas hyper optimiste, surtout si le début de l’année 2018 partait sur les mêmes bases que 2017. Mais… .

Gilles Simon en 2018

Premier tournoi, trois top 20, un top 10, premier trophée. On ne sait pas ce qu’a fait ou mangé Gilles Simon pendant l’intersaison, mais c’est chaud. Premier tour, il fracasse Tennys Sandgren (96e) 6/4 6/1, le genre de type qui aurait pu l’accrocher l’année dernière. C’est au second tour qu’on commence à tilter qu’y’a un truc : Gilles Simon bat en deux sets Roberto Bautista Agut, 20e mondial. Il passe la barre des trois victoires consécutives pour la première fois depuis un an et trois mois en battant le qualifié espagnol Ojeda Lara. Première demie finale depuis Shangaï 2016 ! La pression monte et on se demande ce qu’il se passe en Inde.

Et là on se dit : « bon, OK, en demie c’est Marin Cilic (6e), bien joué Gilles, c’était un bon parcours quand même ». Le français prend 6/1 dans le premier set et on pense alors que notre pensée se confirme. Et là Gilles Simon passe en mode 2009, et rentre dans la tête de Cilic avec des balles molles côté revers. Et à partir de là : the end, Marin Cilic n’arrive plus à rien. Gilles Simon se permet même un passing ninja sauté croisé pour confirmer la balle de break, allez, cadeau. Victoire en 3 sets, improbable !

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Ok, là, y’a grosse grosse hype. Gilles Simon n’est qu’à un match de soulever son premier trophée depuis 2015. Sur son chemin : Kevin Anderson (14e), finaliste du dernier US Open et auteur d’un après Wimbledon de très grande qualité. Mais décidément, Gilles Simon a décidé d’en avoir plus rien à foutre et met deux sets à Kevin Anderson en finale avec un supplément passing de dingue et tie-break clutch. Au menu : grand sourire, célébration Nadalesque et acclamation de la foule. Attention la stat qui tue, Gilles Simon a remporté 13 de ses 19 finales. Un taux de réussite de 68%, ce qui fait de lui le meilleur français de l’ère Open dans cette catégorie.

La victoire de Gilles Simon fait grincer les dents des rageux anti-français (cf : commentaires sur la publication web de l’Equipe). Oui, le tournoi de Pune n’est qu’un ATP250. Mais faut voir les gars qu’il tape. Et puis ça fait tellement plaisir de voir Gilles Simon faire de grosses perfs et avoir le sourire aux lèvres. Car cela fait longtemps que l’on ne l’avait plus vu, ce sourire.

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