À Houston, le Utah Jazz fait tomber les Rockets !

Ça y est, la NBA a enfin pris un peu de repos. Fini la Draft, fini la Summer League, et même la free agency peut prendre des vacances, vu que les gros poissons ont trouvé une terre d’accueil, plus ou moins contestable (toute allusion à un certain DeMarcus Cousins est involontaire). On est donc partis pour deux mois sans basket, pendant lesquels les fans vont enfin dormir. En attendant, il est temps de revenir sur les bonnes et mauvaises surprises que la saison 2017-2018 nous a procuré.

Ils ont été les plus étonnants : BOSTON CELTICS

Sans doute l’équipe la plus méritante de cette saison. Repartie du premier match de la saison régulière sans Gordon Hayward, blessé pour le reste de la saison, Boston a immédiatement réagi avec une série de 16 victoires de rang, avant de se maintenir à la deuxième place à l’Est pour le reste de la saison. Le plus incroyable ? Les C’s ont perdu avant la fin de saison un Kyrie Irving à 23 points, 4 rebonds et 5 passes de moyenne. Avec un matchup contre Milwaukee au premier tour des Playoffs, beaucoup voyaient Boston craquer sous les assauts de Giannis Ántetokóunmpo et consorts. Pourtant, grâce à un Al Horford intraitable, deux gamins du nom de Jaylen Brown et Jason Tatum, un meneur inattendu du nom de Terry Rozier, et un Marcus Smart toujours aussi efficace à son poste, Boston a su aller jusqu’aux portes des Finales NBA, échouant lors d’un Game 7 où les hommes en vert ont échoué non pas face à Cleveland, mais face à un LeBron James au sommet de son art. Avec le départ du King sur les terres de Tupac, Boston peut largement prétendre à une place en Finales l’année prochaine.

Ils ont été décevants du début à la fin : OKLAHOMA CITY THUNDER

Que peuvent ressentir les fans du Thunder ? Promis à une saison brillante, avec un équipage composé de Russell Westbrook, Paul George et Carmelo Anthony, les spécialistes voyaient OKC finir la saison avec plus que 48 victoires et un spot en Playoffs arraché au bout de 80 matchs. Éclatant sur le papier, le Thunder a été terne sur le terrain, en ne proposant pas un jeu à la hauteur de ses All-Stars, et le triple-double de moyenne de Russell Westbrook, à 25 points, 10 rebonds et 10 passes de moyenne, certes historique, ne change rien. Quant à Carmelo Anthony… la rubrique du joueur le plus décevant parlera pour lui. Le Thunder, en plus d’avoir une identité aux abonnés absents, a souffert d’une irrégularité notable, capable de perdre de 20 points à Phoenix, mais de mettre un blow-out à Golden State la nuit suivante en back-to-back. Pour résumer, OKC a été décevant sur toute la saison, mais le départ de Melo et l’arrivée de joueurs type Nerlens Noel peut donner de l’espoir au Thunder, qui pourrait enfin boxer dans la catégorie où on l’attend.

Il a été le plus surprenant cette année : VICTOR OLADIPO

C’est LA grande surprise de cette saison 2017-2018. Considéré comme un joueur décevant au Magic et à Oklahoma City, le MIP 2018, revenu sur les terres d’Indiana où il a passé 4 années chez les Hoosiers en NCAA, a fait taire de nombreux spécialistes, en augmentant ses statistiques d’une manière drastique, et c’est ainsi 9 points, 1 rebond, 2 passes et 2 interceptions supplémentaires qui sont venus décorer sa feuille de statistiques cette année, tout en ayant joué seulement une minute de plus par match, ce qui lui a valu de disputer son premier All-Star Game. Dans son sillage, les Pacers ont fini la régulière avec 48 victoires et une élimination en 7 matchs au premier tour face à LeBron James (encore), non sans les honneurs. Mais surtout, Victor Oladipo a réussi à faire oublier Paul George, parti à OKC avec Melo (dont nous parlerons plus tard), et ce, avec une aisance remarquable. En l’espace de quelques semaines, la Bankers Life Fieldhouse s’est trouvé un nouveau chouchou, ce qui semblait improbable avant de nombreuses années, et pourtant c’était très mal parti, donc un grand bravo à Victor Oladipo.

Il mériterait le titre de Worst Valuable Player : CARMELO ANTHONY

Qui peut encore défendre le vétéran de Syracuse ? Quand on le compare à ses camarades de la classe de Draft 2003 que sont LeBron James, au sommet de son art, et Dwyane Wade qui, conscient de sa perte de vitesse, a accepté de jouer en sortie de banc, le bilan de Carmelo Anthony paraît bien faible, tant du côté statistique, (sa pire saison depuis…sa première année.) que par rapport à son comportement. On savait que sa défense était déplorable, mais cette année elle a atteint un cap, pour passer de nulle à risible. Et encore, si ça n’était que la défense… auparavant compensée par son attaque flamboyante, ça n’est désormais plus le cas. Faiblard au tir, pauvre dans la raquette…son arrivée en août 2017 était considérée comme un avantage pour le Thunder, elle est devenue un fardeau. Échangé puis coupé comme un malpropre, Carmelo est devenu meilleur businessman que basketteur cette année. Âgé de bientôt 35 ans, Melo ne retrouvera certainement jamais le niveau qu’il avait pendant son prime, et peut-être que la retraite ne serait pas une chose si invraisemblable.

Ils ont déjoué tous les pronostics : PHILADELPHIA 76ERS

Attendus avec beaucoup d’espoirs en début de saison, les Sixers ont répondu aux attentes avec brio. Selon les experts, Philly aurait dû finir entre la septième et la neuvième place à l’Est, avec un bilan équilibré de 41 victoires pour 41 défaites. Au final, la saison régulière s’est finie avec 52 victoires et 30 défaites, et une élimination au deuxième tour des Playoffs. Mais le plus impressionnant est venu du rookie Ben Simmons, dont la qualité de jeu a été exceptionnelle au cours de cette saison 2017, faisant de lui l’un des favoris pour le titre de Rookie of the Year. Et plus encore, ce qui a impressionné le monde de la NBA, c’est cette qualité que dégage les jeunes 76ers sur le terrain, avec une défense impressionnante incarnée par Joel Embiid, libéré de ses soucis au pied, mais également au tir extérieur, où Robert Covington et J.J. Redick comblent les lacunes de Ben Simmons sur ce chapitre. Avec Markelle Fultz qui s’est remis de sa blessure à l’épaule, l’avenir semble brillant du côté de la ville de l’amour fraternel.

Ils ont déjoué tous les pronostics : INDIANA PACERS

On attendait Indiana aux avant-postes…à la Loterie. Après le trade de l’été 2017 (qui envoie Paul George à Oklahoma City contre Victor Oladipo et Domantas Sabonis), peu donnaient cher de la peau des Pacers, qui ont perdu pendant la free-agency leur deux All-Stars que sont Jeff Teague et Paul George. Au mieux, 30 victoires et la douzième place à l’Est auraient dû attendre les bleu et or, qui au final…ont atteint la cinquième place avec 48 victoires pour 34 défaites. Et avec la manière. Portés par un Victor Oladipo MIP, un Darren Collison qui a joué son meilleur rôle, à savoir celui de solide meneur, et une deuxième escouade menée avec talent par Cory Joseph et l’éternel Lance Stephenson, Indiana a montré une solidité exceptionnelle qui, si elle a mis en avant Victor Oladipo, n’oublie pas les autres, en atteste les statistiques des joueurs : pas moins de 7 joueurs d’Indiana ont fini avec plus de 10 points de moyenne ! Preuve de cette solidité, c’est la série en Playoffs contre Cleveland, qui ne s’est finie qu’au bout de 7 matchs. Certes, l’avenir ne sera pas aussi brillant que Philadelphie, mais Indiana peut encore déjouer les pronostics pendant quelques années, surtout quand les Hoosiers prennent de bonnes décisions en signant Tyreke Evans, Doug McDermott et Kyle O’Quinn cet été.

Ils ont déjoué tous les pronostics : UTAH JAZZ

Étincelants. À l’instar d’Indiana, le Jazz était attendu à la Loterie, à la suite du départ de Gordon Hayward, non remplacé. Pire, malgré un début de saison convenable, les espoirs d’Utah auraient dû s’envoler avec les deux blessures au genou de Rudy Gobert. Et pourtant, c’est Donovan Mitchell, le rookie de Salt Lake City, qui a porté le reste de l’équipe jusqu’au retour de Rudy Gobert, intraitable en défense, avec son gros double-double de moyenne. Associés à un Joe Ingler qui a excellé dans son rôle de lieutenant, Utah a pu se targuer d’avoir un très bon bilan, avec une marge de progression énorme via Donovan Mitchell.

Ils étaient attendus, et ont confirmé : COUSINS ET DAVIS

Sixièmes de la très relevée Conférence Ouest, la raquette la plus dangereuse de la Ligue a su confirmer les espoirs que les supporters de NOLA avaient placés en eux. Parfois huitièmes, d’autres fois quatrièmes, les Pelicans avaient pourtant craint le pire quand Boogie Cousins s’est rompu le tendon d’Achille le 27 janvier. Malgré ce coup dur, New Orleans a su continuer et tenir bon, grâce à un Anthony Davis MVP sur le mois de février, en enchaînant les matchs à 45 points, l’emmenant au All-Star Game, initialement accompagné de Cousins, auteur d’une saison à 25 points et 13 rebonds de moyenne. Les Playoffs de NOLA ne furent pas en reste, puisqu’avec un trio composé d’un Rajon Rondo rappelant ses jeunes années à plus de 10 passes de moyenne, de Jrue Holiday solide sur toutes les séries et, de AD en feu, les Pelicans ont infligé un humiliant 4-0 aux hommes de Portland, avant de tomber sous les assauts des champions en titre. L’été a été douloureux pour NOLA, amputé de Rondo et de Cousins, mais l’arrivée de Julius Randle leur permet tout de même de continuer à se battre pour les Playoffs.

Ils étaient attendus, et ont confirmé : HOUSTON ROCKETS

Éliminés en finales de Conférence (4-3) face à Golden State, l’escouade menée par Chris Paul et James Harden a été pendant de longs mois un contender. Séduisants aussi bien sur le papier que sur le terrain, il n’y a pas grand-chose à signaler concernant les hommes de Mike d’Antoni, qui seront de sérieux candidats au titre l’année prochaine, malgré de nombreuses pertes (merci le contrat de CP3…)

Il a repoussé les limites : LEBRON JAMES

What a season. LeBron James a une nouvelle fois prouvé qu’il est le meilleur joueur de la planète. Pas un seul match manqué sur toute la saison, une équipe proche du ridicule dont les joueurs étaient plus vus dans le Shaqtin’ A Fool que dans les NBA Top 10, qu’il a malgré tout portée en Finales, des matchs à 37 points malgré une main cassée…oui, LeBron a repoussé les lois de la physique. Malgré ses 33 ans, LeBron James est à son meilleur niveau, et preuve de l’importance du King, on a plus parlé des rumeurs de son départ que du sweep que Cleveland (et non James) vient de subir. À l’instar des Pels, la free-agence a été intéressant à Cleveland, à défaut d’être heureux…vu que LeBron a fait ses valises pour Los Angeles et ses Lakers.

Voilà qui conclut ce chapitre sur les surprises de cette saison 2017-2018. Pour patienter, on vous conseille de regarder la WNBA, qui propose du basket de qualité, ou de vous refaire toutes les Finales depuis le début.

Par Eliott

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here