Paulo Borrachinha UFC

Avant l’UFC 217, portrait du nouvel espoir brésilien chez les middleweights : un brise destructrice nommée Paulo Borrachinha.

Paulo Borrachinha a le look d’une pornstar. Il est flanké comme une pornstar. Il a le sourire du type qui sait que même en arrivant en soirée avec une chemise à manche courte et des pompes à scratch c’est quand même lui qui finira avec les trois top-modèles ukrainiens. Et pour ne rien gâcher, une fois lâché entre nos huit palissades grillagées préférées, c’est un déchaînement de violence moyenâgeuse comme il s’en fait de plus en plus rare à l’heure des « gestions au round par round ». Portrait Schwartzkopf.

10 combats. 10 victoires. 10 finitions.

Depuis qu’il est passé professionnel, celui qu’on surnomme « petit bout de gomme » (Borrachinha en Portugèshhhh) pour son extraordinaire souplesse a fait plier physiquement et psychologiquement chaque être vivant déposé sur son autel sacrificiel.

Paulo découvre les arts martiaux à 13 ans, mais décide de ne réellement se lancer dans une carrière de combattant de métier qu’à 21 ans, incapable alors de résister à la fascination qu’exerce sur lui ce sport des extrêmes. En parallèle de son job d’agent immobilier, il commence à s’entraîner spécifiquement pour le MMA. Et les résultats sont rapidement spectaculaires. Tellement spectaculaires en fait, que l’évidence va s’imposer à tous au bout de quelques apparitions : la vente de pavillons de banlieue en costume-cravate peut aller se faire empaler, cet homme a bel et bien été placé sur Terre pour détruire des êtres vivants à mains nues.

Paulo Borrachinha

Gagné par une confiance chaque jour grandissante, il se fait alors les crocs dans de petites organisations brésiliennes avant de très vite être courtisé par la meilleure organisation do Brazil, le « Jungle Fight ». Et SPOILER ALERT : il humilie toute la division. Il devient ainsi Champion Middleweight en deux combats seulement, pour un temps cumulé de 3:57 minutes. Pas le temps. Pour faire les choses bien, il décide quand même de défendre son titre, parce qu’on est pô des bêtes. Le KO sera réglé, emballé et étiqueté en 3 minutes 25 secondes chono.

Ayant eu vent du phénomène, l’UFC engage notre future pornstar et en mars 2017 il fait ses grands débuts contre un pauvre journeyman Sud-Africain jeté aux lions ; Gareth McLellan. La sanction sera sévère pour le pauvre homme, car c’est une nouvelle exécution. Cette fois-ci, 1:17 minute suffira pour renvoyer le springbok chez lui en pièces détachées.

Le premier vrai test se présentera sous la forme d’un Nigérian pas là, mais alors pas là DU TOUT pour la déconnade. Le genre de mec dont le langage corporel, le regard et la structure musculaire sont l’équivalent pour le commun des mortels d’un gyrophare clignotant avec un panneau au–dessus marqué « NE ME TESTE PAS » : Oluwale Bamgbose. Lors de la pesée, la température monte déjà d’un cran entre les deux hommes. Problème pour Bamgbose : le gars Paulo, le facteur « intimidation » c’est l’essentiel de son putain d’ADN. Voyez plutôt :

Ce combat sera le plus long de la carrière professionnelle de notre petit bout de gomme ; Bamgbose durera 6 pleines minutes avant de finalement succomber à ses coups de barramine en ground & pound.

Et nous voilà arrivés. Cette suite de pilonnages sans pitié, c’est pour l’instant la seule image qui nous soit parvenue de sa part. Mais l’honnêteté journalistique nous oblige à vous dire quand même qu’il est passé par le show télévisé de l’UFC « the Ultimate Fighter », et que dans ce show, où le tournoi est considéré comme composé de combats amateur, il a perdu une décision partagée (autant dire que c’est quasiment une égalité) contre un autre Brésilien. Mais bon, c’était il y a 3 ans, il ne s’entraînait à temps plein que depuis deux ans… Ce n’était pas le même modèle que celui qui combat aujourd’hui à l’UFC, ses progrès techniques ont été absolument stratosphériques. Sa technique s’est affirmée et aiguisée, sans perdre une once de férocité. Méthodique dans un chaos apparent, il fait preuve d’une surprenante diversité d’attaques lorsqu’il sent que ses adversaires sont sur le point de plier définitivement. Et le reste du temps, disons simplement qu’il est à l’extrême limite de leur courir après.

Paulo Borrachinha

Pour notre plus grand plaisir, les Dieux du MMA ont donc décidé de réintroduire un spécimen de mégafaune préhistorique que l’on croyait aujourd’hui disparu. Le genre de combattant qui, en plus de se balader avec une peu-fra de diplodocus en bandoulière, n’entre dans la cage qu’avec seul objectif de « briser ». Que ce soit de briser des corps, des visages ou des volontés, il semble ne même pas avoir intégré le concept de « round par round » si cher à la plupart des combattants tacticiens modernes. Quand Paulo Borrachina pénètre dans l’octogone, c’est pour détruire.

Et devinez quoi, il revient le 4 novembre pour un combat contre un ancien Champion à l’UFC : Johny Hendricks. Soyez prêts pour des feux d’artifice, parce que ça va encore très mal se terminer. En revanche si vous y allez en personne, un petit conseil : ne vous éloignez pas trop de votre copine. À bon entendeur…

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