Quentin Tarantino et l’utilisation de la violence dans ses films

Tarantino et la violence, c’est l’une des plus belles histoires d’amour du cinéma. Aller voir un de ses films, c’est être certain d’avoir droit à quelques gouttes de sang bien senties.

La violence dans ses films, Tarantino l’assume et pas qu’un peu : « Je fais des films violents, j’aime les films violents » disait-il à Playboy en 2012. Les critiques de Tarantino lui reprochent l’impact que ses films peuvent avoir sur la société. Pour lui (et pour nous aussi, si jamais ça vous intéresse), il n’est pas responsable de ce que les gens font après avoir vu ses films : « j’ai une responsabilité. Ma responsabilité est de faire des personnages aussi vrais que possible » (pour le Chicago Tribune en 1993). Si les réalisateurs étaient responsables de ce que font les spectateurs a posteriori, Marvel et Disney seraient sacrement dans le caca…

Au moment de la sortie de Django Unchained, un journaliste lui avait posé la question pour 1000e fois et le réalisateur n’était pas du tout content.

« Si vous me demandez ce que je ressens par rapport à la violence dans la vie. Eh bien, j’ai beaucoup de choses à dire. C’est l’un des pires aspects de l’Amérique. Dans les films la violence est cool et j’aime bien » – Tarantino pour Newsday en 1994.

Difficile de lui donner tort une nouvelle fois sur ce point. Quand on prend les exemples Pulp Fiction ou Kill Bill, la brutalité y est montrée à l’excès rendant les effluves d’hémoglobines comiques. Les litrons déversés dans Django et dernièrement The Hateful Hate font du sang l’une des marques de fabrique de Tarantino. Liquide à l’extrême et rouge vif, il ne représente en rien la réalité. Les véritables fontaines et mares de sang dans Kill Bill font basculer la violence dans l’irréel. Elle devient ainsi plus légère et est tournée en dérision.

Rarement suggérée (hormis dans la scène de l’oreille de Reservoir Dogs, son premier film), la violence chez Tarantino est avant tout graphique. Pas de quoi en faire un frometon donc.

Le YouTuber américain The Discarded Image, nous propose une véritable analyse de la façon avec laquelle Tarantino utilise la violence dans ses films. Passionnant.

Un nouveau projet ?

Durant le Festival Lumières à Lyon, Tarantino a évoqué un projet se déroulant pendant les 70s. Il s’intéressera à l’impact de cette décennie sur le cinéma. Au sujet du produit final, il hésite encore entre un livre, un podcast ou un documentaire. Affaire à suivre.

Guillaume

Redacteur en Chef chez La Sueur
Écrit NBA, Football, NFL, MMA, sport en général et culture.

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