Rambo – la renaissance de Sylvester Stallone

Deux après Balboa, Sylvester Stallone ressortait l’un de ses personnages iconiques pour le baroud d’honneur de John Rambo.

Dans un univers où les films d’action sont devenus la panacée, Sylvester Stallone offrait à tous les fans de John Rambo la sortie qu’il mérite. Comme pour la saga Rocky, Rambo était passé de films fort, critique de la société américaine à cinéma popcorn.

Après avoir clos de chapitre Rocky (en tant que personnage principal) avec Rocky Balboa en 2006, Stallone remettait le couvert en 2008. Passé en désuétude, il offrait avec Rambo une renaissance éclatante.

Après avoir réalisé Rocky Balboa, c’est encore lui qui se mettait derrière (et devant) la caméra pour Rambo. On avait quittait le personnage 20 avant, en 1988, après une mission sauvetage réussi en Afghanistan.

Cette fois, on retrouve un John Rambo vieillissant, vivant seul en Thaïlande et qui survit en revendant des serpents venimeux. Des missionnaires chrétiens américains souhaitant venir en aide au peuple Karen, opprimé par l’armée birmane, demande à Rambo de leur servir de guide. Le vétéran de la guerre du Vietnam finit par accepter. Les Américains se font, évidemment, capturer par l’armée birmane et Rambo prend part à une nouvelle opération sauvetage…

Derrière ce synopsis des plus classiques pour un film d’action, Rambo est une réussite. Tout d’abord, la violence graphique du film montre sans détour les affres de la guerre. On est bien loin de GI Joe. Le film sera d’ailleurs Rated R à sa sortie en salles.

Rambo offrira aux spectateurs l’une des plus fameuses punchlines de la carrière de Stallone. Une réplique qui sera même reprise par les opposants au régime birman : « Any of you boys want to shoot, now’s the time. There isn’t one of us that doesn’t want to be someplace else. But this is what we do, who we are. Live for nothing, or die for something. Your call. »

Histoire de boucler la boucle lors des flash-back et rêves de John Rambo, le public a enfin l’occasion de voir la scène finale originelle du premier film. Celle où Rambo se suicide. Pour des raisons évidentes (billets violets, billets verts), cette scène avait été supprimée du premier épisode. 26 ans plus tard, elle était enfin montrée à l’écran.

Malgré toute la violence du film, vous ressortirez de Rambo touché par l’ultime sortie de la machine de guerre, condamné à rester seul. Rambo est LE film de la saga à voir après le premier, beaucoup plus politique.

Photo By: mubi.com

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