Stan Wawrinka et la gueule de bois post-Grand Chelem

Il est comme ça le Stan Wawrinka. Aussitôt un Grand-Chelem remporté, il fait une petite pause dans ses performances…pour mieux démonter la concurrence ensuite.

Stan Wawrinka, trois finales, trois titres du Grand-Chelem et un cœur gros comme ça. Longtemps, trop longtemps dans l’ombre de notre maître à tous Richard G Roger Federer, l’autre suisse a enfin pris son envol. Quasi-irrésistible, le combo puissance, vitesse, précision, déchainé par Stan lui a permis de battre Djokovic par trois fois en Grand Chelem.

Les mois suivants ces performances qui relèvent du rêve pour Andy Murray ont toujours été compliqués pour le Suisse. Habitué au confort de l’outsider qui n’est même pas souverain dans son pays, il est désormais attendu. Forcément, passer du « pote de Roger » à l’arme atomique anti-serbe demande quelques ajustements…

Après l’Open d’Australie 2014 :
8es à Indian Wells
8es à Miami
Vainqueur à Monte-Carlo
2e tour à Madrid
3e tour à Rome
1er tour de Roland-Garros

Après Roland Garros 2015 :
Sortie au 2e tour du Queens
Quart de Finale à Wimbledon
2e tour à Montréal

Après l’US Open 2016 :
Finale à Saint Pétersbourg
3e tour à Shanghai

Présent à Bâle grâce à son sponsor TGV Lyria, nous avons bien failli assister à un drame. Véritable star d’un tournoi orphelin de Federer et Nadal, Wawrinka a éprouvé toutes les peines du monde pour sortir le redoutable et terrifiant Suisse Marco Chiudinelli. 119e au classement ATP et bien qu’ayant joué crânement sa chance, il finira par s’incliner en trois sets 7-6 (7-1), 1-6, 4-6. C’est un fait Stan n’aime pas entrer dans un tournoi dans la peau du favori. Sa zone de confort se situe à bord d’un TGV Lyria entre Lausanne et Paris avant Roland Garros ou dans la peau d’un outsider. Plus relâché, moins préoccupé, son revers aussi puissant que risqué dans ses angles trouvés fait alors merveille. Avant-hier, nous avons vu un numéro 3 mondial emprunté devant une salle tout acquise à la cause du plus connu des deux Suisses.

Au bout de l’effort, au bout de la nuit, Wawrinka finira donc par s’en sortir. Après avoir remporté Genève et vaincu la malédiction bâloise (il restait sur 4 défaites consécutives), un 5e titre cette saison ne serait pas de refus pour Stan The Man. Affaire à suivre…

 

Un grand merci à TGV Lyria pour leur accueil durant cette parenthèse Bâloise ainsi qu’à Stan pour sa disponibilité. Oui, nous avons eu droit à notre selfie (disponible sur demande).

Guillaume

Redacteur en Chef chez La Sueur
Écrit NBA, Football, NFL, MMA, sport en général et culture.
Photo By: stanwawrinka.com

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