Interview Alistair Overeem : « j’ai encore un dernier run vers le titre en moi »


Fort d’une victoire par finition sur Walt Harris, le légendaire Alistair Overeem revient en main-event à l’UFC Vegas 9.
À 40 ans, Alistair Overeem fait toujours partie du gratin. Sixième du classement poids lourds de l’UFC, il affronte Augusto Sakai (numéro 9) en main-event de l’UFC Vegas 9 pour poursuivre son dernier run vers le titre. Alors que la retraite approche, le Hollandais Violent croit toujours en ses chances pour la ceinture suprême. Champion du Strikeforce, du Dream et du K-1 World Grand Prix, il ne manque qu’un trophée à Overeem pour définitivement cimenter son héritage. Avec déjà 65 combats au compteur, la légende a de la place pour quelques joutes supplémentaires :
Ma première question est la
suivante, tu as utilisé le hashtag « One Final Run » sur
Instagram. Envisages-tu la retraite ?
Pas encore, pas si vite. J’ai encore un dernier run vers le titre
en moi. Il y a une ceinture qui manque n’est-ce pas ? La
ceinture UFC. Je me sens bien, mais nous devons aussi être
réalistes. J’ai eu 40 ans il y a quelques mois. On commence à le
sentir quand on vieillit. La récupération est moins rapide.
Mais d’un autre côté, on est plus intelligent et on a plus
d’expérience. Personne ne peut combattre pour toujours. C’est un
sport dangereux. C’est un sport full-contact. Je pense aussi qu’il
faut être intelligent dans la vie. Donc ma retraite approche.
Encore 1 an, 2 ans à combattre, et ce sera bon.
Avant cela, il te reste 4
combats sur ton contrat UFC, quelle pourrait être la route idéale
vers le titre pour toi ?
Je pense à 2 combats, 2 victoires, puis le combat pour le
titre.
Tu as 40 ans, tu es l’ancien
champion de Strikeforce, du DREAM et du K-1 World Grand Prix… et tu
es toujours au sommet. Entre nous, quel est ton secret
?
Ne jamais cesser d’apprendre. J’essaie toujours d’apprendre.
J’essaie toujours de me développer. J’aime gagner. Il faut donc
toujours apprendre, toujours créer de nouvelles stratégies. J’aime
m’entraîner. J’aime être avec l’équipe, faire des plans de jeu.
J’aime aussi prendre soin de mon corps : manger de la bonne
nourriture, avoir des massages, kinésithérapie. C’est donc une
combinaison de tout ça qui me permet de continuer.
Tu es à l’UFC depuis 9 ans.
Qu’est-ce qui t’a fait rester dans l’organisation, tu aurais pu
aller dans d’autres ligues tu es toujours resté là-bas, à être
compétition avec la nouvelle génération de combattants
?
Correct. Je ne sais pas. J’adore me mesurer aux autres. Je pense
que l’UFC est la meilleure organisation au monde, la façon qu’ils
ont de faire la promotion des combats, la façon qu’ils ont
d’organiser des événements. Je suis toujours aussi excité. Il y a
un grand niveau de talents, de grands combattants, et de grands
champions à l’UFC. Tu apprends toujours. J’apprends de tous ses
combattants, et de leurs exceptionnelles capacités athlétiques.
Comme tu l’as dit, il manque
une ceinture. Avec le titre UFC, pourrais-tu être considéré comme
le GOAT des heavyweights ?
Je n’aime pas parler en ces termes. Je veux laisser les gens faire
ça… mais ce serait possible n’est-ce pas ? J’en serais
proche.
Ton corps a changé au fil des
ans, avec la célèbre ère Ubereem ? Était-ce le meilleur Alistair
Overeem pour toi ?
Non, je suis bien plus intelligent maintenant, bien plus habile.
J’ai un meilleur cardio. J’ai fait des main-events à l’UFC avec 5
rounds de 5 minutes. C’est complètement différent de 3 rounds de 3
minutes en K-1. Oui j’ai fait quelques combats dans les deux
disciplines, mais je pense que c’est plus dur à l’UFC. Il faut
définitivement plus de capacités athlétiques.
Ton style est très
impressionnant parce que tu es d’un niveau élite debout et très
dangereux au sol. Cependant, certaines personnes disent que tu n’as
pas un menton de fer, pour toi, cela a-t-il été une bénédiction
déguisée pour ta carrière ? Le fait de ne pas compter sur
cela pour gagner des combats, tout en prenant beaucoup de dommages
?
C’est un point intéressant que tu soulèves. Comme je n’ai pas un
menton de fer, j’ai perdu quelques combats, mais ça peut aussi
sauver de quelques trempes je pense. Mais encore une fois, quand tu
regardes mon dernier combat, j’ai pris une petite correction, mais
je suis resté là, et on a arraché la victoire. Je ne sais pas,
c’est difficile à dire, entre « pas de menton » et
« menton de fer ». Je combats, et je fais ce que je sais
faire. Je combats à ma façon.
Tu as été partout, tu as tout
fait, ou presque, y a-t-il un combat de rêve que tu veux encore
?
Non pas de combat de rêve. Je ne suis pas fixé sur quelqu’un en
particulier.
Tu as eu une carrière en
kickboxing et MMA, quel a été ton adversaire, ton rival le plus
coriace ?
J’ai eu une bonne rivalité avec Werdum, 3 combats. J’ai une bonne
rivalité avec Badr Hari, 2 combats. J’ai eu une bonne rivalité avec
Vitor Belfort, 2 combats. Qui d’autres ? C’est tout, je
crois.
Tu as combattu les grands
noms du sport et tu sembles n’avoir jamais refusé un combat.
Même maintenant, avec Francis Ngannou, ou Jairzinho
Rozenstruik, tu te réjouirais d’une revanche. D’où vient
cela ?
Je ne sais pas. J’ai toujours faim et j’aime toujours autant le
sport. Je réalise aussi qu’il ne me reste plus beaucoup de temps.
J’ai encore 1 ou 2 ans. Je prends juste de plaisir, tant que je
peux encore le faire. La retraite approche, je le réalise, mais
pour le moment, on prend toujours du plaisir.
Tu as dit qu’il te restait
deux ans au top. Qu’est-ce qui t’a fait réaliser
ça ?
Je pense qu’il faut arrêter quand on est au sommet. Il ne faut pas
arrêter trop tôt, mais surtout pas trop tard. Je vois beaucoup de
combattants qui continuent de combattre, qui continuent d’être
actifs, alors qu’ils ne sont plus capables de performer. Il faut
être réaliste, après 40 ans ; c’est plus compliqué. Il y a des
moyens de contrer ça avec le régime alimentaire, la kinésithérapie,
et le renforcement musculaire. De manière réaliste, tout ça se
rapproche de la fin. Et c’est OK, ce sera une nouvelle phase pour
moi, une nouvelle phase dans ma vie. Et j’attends ça avec
impatience. Pour le moment, je prends toujours du plaisir dans
cette partie de ma vie.
Avec ta série YouTube The
Reem, on t’a vu aux quatre coins de la planète, avec différentes
personnes. Pour toi, qui est le meilleur combattant de MMA
aujourd’hui ?
Je ne sais pas. Il y a des gens qui ont performé de manière
incroyable partout sur la planète. Je n’ai pas un nom en
particulier. Il y aura toujours quelqu’un pour dominer son époque,
mais le meilleur de tous les temps, c’est compliqué.
Aujourd’hui, ton équipe, Team
Elevation, s’est élevée comme l’une des meilleures au monde.
Comment peux-tu expliquer ça ?
Je pense qu’il y a beaucoup d’expertises dans l’équipe et des
valeurs fortes. Je pense que les gars sont impliqués. Ce sont aussi
des bons gars, je les aime beaucoup. L’énergie dans l’équipe est
bonne, je pense la meilleure que j’ai eue au cours de mes 28 années
d’entraînement. Et ils poursuivent dans cette voie. Ils sont très
attentifs, ils sont précis. Ce sont de très bonnes personnes.
Et ma dernière question, il y
a un espoir chez les poids lourds de l’UFC, qui vient de France,
Ciryl Gane. Le connais-tu et si oui, que penses-tu de son style
?
Je pense que j’ai vu l’un de ses combats. Un gars imposant. Je
pense qu’il est très bon. C’est la nouvelle génération de
combattants. Ils sont grands, ils sont athlétiques, ils sont
brillants, ils sont jeunes. Et ils ont un futur brillant devant
eux.
Et tu étais en quelque sorte
la prochaine génération de combattants avant qu’elle n’arrive, car
tu as toujours été complet. Comme cela est
arrivé ?
Eh bien, tu regardes ce que tu dois
faire, et tu le fais. Tu passes des heures à le faire. Au début,
quand tout a commencé, les gens venaient d’un seul sport. Je suis
arrivé à la deuxième génération, les gens ont réalisé qu’il fallait
deux sports : le striking et la lutte. J’ai donc commencé à
faire les deux. Ensuite, le jiu-jitsu brésilien est arrivé avec les
Brésiliens. Le plus important est de rester concentré, de beaucoup
travailler. Ce n’est pas difficile. Il y a beaucoup d’expertises
partout et il ne faut jamais cesser d’apprendre.






















Félicitations car pour des passionné de mma, Alistair Overeem c’est LA légende Encore en activité !! Merci beaucoup !!
J’espère qu’on le reverra combattre pour le titre bientôt. En pl tout est possible vu le roster.
Trop de pubs les gars, je sais qu’il faut manger mais la …