Charles Barkley, c’est le mec qui t’intimide direct. Un beau bébé de 114 kilos à qui t’as pas envie de chercher des noises. Même si tu ne sais pas ce que c’est « des noises ».

Quand tu as dans ton équipe, durant tes deux premières années chez les pros, une légende comme Moses Malone, tu progresses étrangement vite sur ton placement au rebond. Et quand tu as naturellement la rage de dominer et le charisme de Charles Barkley en dehors et sur les terrains, tu deviens toi-même assez rapidement une légende.

Alors tu accumules les records hallucinants comme 11 rebonds offensifs en un quart-temps, ou 33 rebonds sur un match. Mais comme tu n’es pas seulement un rebondeur hors norme et que tu tournes quand même à 22 points de moyenne en carrière, tu peux aussi, au besoin, sortir un match à 56 points en Playoffs contre les Warriors en 94.

11 fois All-star, membre de la légendaire Dream Team de 92, MVP de la saison 92/93, Sir Charles fait partie de ces Hall-of-Famer sans bague qui ont eu la malchance de jouer à la même période que les Bulls de Jordan et Will Perdue (on oublie trop souvent ce joueur !). Les Sixers et les Suns n’ont pourtant pas hésité une seconde à retirer à jamais son mythique n°34. Un bel hommage et une moindre consolation pour ce bagarreur qui a toujours joué au basket comme si sa vie en dépendait. Et c’était probablement le cas.

Bonus : Sir Charles a eu l’insigne honneur de voir éditer un jeu vidéo à sa gloire. Un jeu au nom qui colle parfaitement à son état d’esprit : Charles Barkley Shut up and Jam !

Tags

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *