« Éternels rivaux ». Si on vous balance ça CASH en mode Bac de Philo, vous allez sûrement aller chercher du côté de « Batman et le Joker », « Drake et Kendrick Lamar » ou « Rox et Rouky ». Mais si on précise la recherche en ajoutant « dont dépend le sort de la galaxie » alors il n’en reste plus que quatre. Et vous le savez. On parle bien sûr de Jon Jones – Daniel Cormier et Sangoku – Végéta.

Des caractères totalement opposés. Des performances physiques bien au-delà de ce que l’humain lambda est capable d’accomplir même dans ses rêves les plus fous. Des histoires individuelles si éloignées qu’on croirait à un scénario de GTA. Et en bout de chaîne, une étoile : imprévisible, respectée, adulée et un éternel second : oublié, discrédité et raillé.

Si l’une de ces histoires n’était pas fictive (et encore… au final on n’a jamais eu de preuves que les super saiyans n’existent pas) on parlerait quasiment d’univers parallèle. Mais jusqu’où ces histoires sont-elles aussi étrangement similaires ? Pourquoi ce genre de décor narratif nous fascine-t-il autant ? Vaut-il mieux se laver les dents le soir ou au matin devant les Totally Spies ? Éléments de réponse.

Daniel Cormier Jon Jones DRAGON BALLZ DEEP

Des caractères bien particuliers

Pour Daniel Cormier comme pour tout être humain à peu près formé normalement, le caractère s’est forgé par l’éducation et l’expérience. Et ça de l’expérience, il en a eu. De son père qui travaillait comme il pouvait en se cassant la santé pour nourrir sa famille, à une vie de lutteur professionnel qui rate des jeux Olympiques parce que son foie le lâche après une déshydratation un peu trop vénère, en passant par la mort de sa fille dans un accident de voiture : la vie l’a déjà bien écorné et ça se ressent. Il ne comprend pas comment Jones peut se comporter comme il le fait. Il le dit lui même à qui veut bien l’entendre : lui a galéré toute sa vie et est malgré tout resté droit et digne. Il n’a pas sombré dans les excès, essaie de vivre le plus honnêtement possible et s’entraîne aussi dur qu’il est humainement possible.

Devant l’insolente facilité et la nonchalance de Jones (tant sportivement qu’extrasportivement) et de la même manière que Végéta l’est en regardant Sangoku, il ne peut s’empêcher d’être frustré. Et comme un cercle vicieux, l’impuissance au niveau de la pure compétition exacerbe la frustration en dehors. Cormier semble être obsédé par Jones et leur rivalité parce qu’elle a pour lui commencé par une défaite, quand Jon semble avoir des objectifs et préoccupations beaucoup plus éloignées de toutes ces considérations personnelles.

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On retrouve chez Végéta ce ressentiment par rapport à un mec qui s’en bat autant les rouleaux et avec autant de succès. Prince d’une race Saiyan décimée par Frieza, il a vu sa planète et tous ses congénères exterminés par l’hideux Alien blanc (bien sûr tout autre niveau de lecture ne serait que pure affabulation, ne nous faites pas dire ce qu’on a pas dit !). On retrouve ce lourd passé, ce lourd vécu et cette aversion pour Goku, meilleur guerrier alors qu’il a l’air de prendre par dessus la jambe.

Pour Jon Jones, devenir multimillionnaire à 23 ans a de son propre aveu complètement recodé son caractère et son sens des responsabilités. C’était comme repartir d’une page blanche devant tant d’opportunité et un tel changement d’environnement. Il semble qu’il a alors développé une totale absence de réflexion sur l’impact de ses actions sur le long terme, comme en témoignent ses fêtes répétées et ses accidents de voiture sous influence de produits pas très Charlie.

Et c’est exactement ce qui caractérise Sangoku (l’insouciance, pas la consommation de weed à la pipe).  Parce que notre guerrier galactique, avec toute l’affection qu’on a pour lui : quand ça ne concerne pas le combat c’est quand même un connard qui, parce que tout lui a toujours réussi, fait des trucs pour la simple et seule raison qu’il en a envie « là tout de suite ». Sans penser à mal, mais en oubliant totalement ce que ça peut entraîner. Il y a là-dedans comme une forme d’innocence mariée à de la totale insouciance.

On a donc un fil rouge passionnant par les différentes personnalités auxquelles on a affaire. Mais ce qui rend le duel encore plus scotchant, c’est bien sûr l’aspect purement sportif et le palmarès affiché par nos Big Ballers Intergalactiques.

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Au Sommet de leur Art 

On ne présente plus Jonny « Bones » Jones. Plus jeune Champion de l’Histoire de l’UFC, invaincu (arrêtons de chipoter) en vingt-trois combats, a détruit toute forme de vie dans sa catégorie sans même avoir à passer la seconde (Gustafsson mis à part, et encore la légende voudrait qu’il ne se soit même pas entraîné pour le combat).

Daniel Cormier quant à lui a d’abord marché sur la catégorie heavyweight (Champion du Strikeforce Heavyweight Grand Prix, domination totale de Mir et Nelson à l’UFC) avant de passer les grilles du Royaume Maudit. Maudit car si Jones n’existait pas, l’ancien lutteur Olympique aurait taillé la catégorie comme une vulgaire haie municipale.

Mais IL existe, et IL ne partage pas. Il représente d’ailleurs la seule défaite de toute la carrière de Cormier. Défaite qui après le combat ne laissait planer aucun doute possible quant à la hiérarchie entre les deux hommes. Car après quelques rounds intéressants, il est devenu très clair que Jones avait sur tous les aspects un temps d’avance.

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Ce « temps d’avance », c’est même ce qui est reconnu comme étant sa marque de fabrique. Avec le jeune prodige, on découvre à chaque apparition de nouveaux gestes, de nouveaux enchaînements et de nouvelles manières de combattre. Pendant son activité, il était LE combattant qu’il ne fallait pas manquer pour découvrir à quoi allait ressembler le guerrier du futur.

Le souci, c’est que l’écart entre les deux hommes et le reste du peloton est tel qu’en l’absence de l’un, c’est l’autre qui est appelé à régner sans partage. Et c’est bien ce qu’a fait Cormier, récupérant la ceinture et découpant les prétendants les plus dangereux les uns après les autres (Johnson x2, Gustafsson). En attendant le Retour du Roi.

Dans l’impitoyable univers de Toriyama, c’est également Sangoku qui récolte les lauriers : c’est sur lui qu’on se repose quand un truc pas net arrive sur Terre au lieu d’appeler les hendeks siouplait, c’est vers lui qu’on se tourne quand il s’agit de faire passer le game à un niveau supérieur (super saiyan 1, 2, 3 et 4 pour les connaisseurs), c’est lui qu’on attend d’écouter parler, c’est lui qui finit toujours le travail quand l’adversaire pense avoir trouvé la parade (Frieza, Cell, Boo et toute la fine équipe)… Bref s’il y a un élu : c’est LUI, pas Krillin ou ce putain d’impotent de Yamcha.

Végéta d’un autre côté, c’est le mec confiant, parce que sûr de ses capacités, et qui avant de se mesurer à Goku n’avait encore jamais rencontré la moindre résistance dans sa conquête interplanétaire du Style. Mais après un âpre combat avec le héros de l’histoire, il doit se rendre à l’insupportable évidence et accepter son infériorité. Ce qui n’a pas, mais alors pas du tout fait bon ménage avec son orgueil de super Guerrier de l’espace interstellaire de l’Univers de la Galaxie de Sergy-Pontoise et proche banlieue. Croyez-moi ce jour-là les boules de Cristal, c’est sous son menton qu’il fallait les chercher.

 

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Alors il n’aura de cesse que d’essayer de prouver à tous qu’il vaut aussi bien voir mieux que son Nemesis, ne pouvant se résigner au statut d’éternel second.

En quelques lignes voilà un peu ou nous en sommes. Voilà le paysage à quelques heures de la revanche tant attendue (et c’est peu de le dire, chez La Sueur on chie en spray depuis trois jours) entre Jon « Bones » Jones et Daniel « DC » Cormier. Et bien sûr attention, si tout indique qu’on se dirige vers un bis repetita du premier combat, tellement d’inconnues entourent Jones aka Black Goku qu’on serait bien mal inspirés de faire un vrai pronostic… Réponse demain.

Et pour ceux qui ne connaissent pas les mangas DragonBall et DragonBall Z, c’est un morceau d’Histoire qu’il vous reste à découvrir et vous ne le regretterez pas ! Allez, peace out, Final Flash et Makankosapo à vous.

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