Critique Alien : Covenant – les job est fait, sans plus

Extrêmement attendue, la suite de Prometheus, Alien : Covenant est enfin là, un retour aux sources satisfaisant sans être exceptionnel.

En 2012, Ridley Scott revenait à l’univers qui avait fait de lui un réalisateur star : Alien. Avec Prometheus, il se penchait sur l’origine de la bête mythique et sur nos origines par la même occasion. Un prequel très riche qui n’a pas convaincu tout le monde, entre maladresses et format mal adapté. Avec Alien : Covenant, le Britannique avait prévenu : il y aura de l’Alien.

Le pitch : 10 ans après les événements de Prometheus, le vaisseau spatial Covenant est en route pour la lointaine planète Origae-6 afin d’y établir une colonie, un nouvel avantposte pour l’humanité. À bord, tout est calme. L’équipage et les 2000 passagers sont en hypersommeil, et seul Walter, l’androïde, arpente les coursives. Mais lorsqu’une explosion stellaire détruit les capteurs d’énergie du vaisseau, les avaries et les pertes humaines sont énormes… Heureusement, les survivants découvrent à proximité ce qui semble être un paradis vierge, une planète aux immenses montagnes couronnées de nuages et aux magnifiques forêts qui pourrait être tout aussi viable qu’Origae-6. Pourtant, très vite, le paradis va révéler sa réalité infernale. Ce monde regorge de dangers inconnus et mortels. Les survivants vont tout tenter pour échapper à une menace qui dépasse l’entendement…

Beaucoup plus rythmé que Prometheus, Alien : Covenant se rapproche d’Aliens (le film de James Cameron). Ainsi, la quasi-totalité du film se déroule sur la Planète des Ingénieurs où le seul David (l’androïde de Prometheus) réside… Il est indispensable d’avoir vu Prometheus pour pleinement apprécier Covenant. De nombreux personnages et éléments cruciaux à l’intrigue y sont repris et cela permet de donner beaucoup plus d’épaisseur à l’ensemble. Ceux qui avaient peur que Ridley Scott renie le premier prequel peuvent donc être rassurés.

Également, les personnes frustrées par le nombre de questions posées par Prometheus et dont les réponses se faisaient attendre peuvent souffler : Covenant y répond. Ainsi, on en apprend plus sur les ingénieurs, on connaît le créateur du Xenomorph, on sait ce qui arrive à Elisabeth Shaw… Covenant répond ainsi à nos questions sans oublier d’être rythmé. Les Œufs, Face-Hugger, Chestbuster, Xenomorph et enfin le petit dernier : l’immonde Neomorph, nous avons droit à un bestiaire inédit. Bref, de ce côté-là, vous en aurez pour votre argent.

Si de la BO à la réalisation le travail est bien fait, l’ensemble manque de maestria. Ainsi, Life sorti récemment n’a rien à envier à Covenant, si ce n’est l’héritage gigantesque de la saga. C’est bien là que le bât blesse. Oui, Covenant est un film réussi, mais il est vrai que l’on s’attendait à quelque chose de plus impressionnant. Ridley Scott a déjà annoncé vouloir donner deux suites au projet (la fin est d’ailleurs efficace en cela). De ce fait, Covenant, malgré toutes ses réponses, a une certaine tendance à être traité comme un épisode d’une saga plutôt qu’une œuvre à part entière. Le syndrome des blockbusters d’aujourd’hui…

Guillaume

Redacteur en Chef chez La Sueur
NBA, NFL, UFC et bien plus encore.
Photo By: 20th Century Fox
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