Hardcore Henry – Un film dont vous êtes le héros

Critique de Hardcore Henry, film d’action en mode FPS

Hardcore Henry, encore un film de bourrin de plus ? Ce constat n’aurait pu être plus erroné ! Prépare-toi à frissonner du cul sur ton siège plus de fois en 90 minutes que pendant toute ta vie entière. Ilya Naishuller t’a concocté le cocktail Molotov ciné le plus relevé de ces dernières années, et c’est pas peu dire. Le russe n’en est pas vraiment à son coup d’essai, car c’est lui qui avait réalisé le clip très remarqué du titre Bad Motherfucker pour le groupe Biting Elbows. Mais si, ce fameux clip qui suit un mafieux en vue subjective en prendre plein la gueule, et rendre les coups par packs de 30 ! Passer du clip au long-métrage était une véritable gageure. Chef-d’œuvre ou navet ? Par ici la critique…

Henry se réveille dans un bain thérapeutique. Amnésique, sa femme lui prodigue des soins très spéciaux, notamment en le renforçant à l’aide de membres bioniques. Impossible d’en apprendre davantage, car le protagoniste et sa femme se font prendre en chasse, et se voient obligés de fuir le laboratoire dans lequel ils étaient. Notons que le laboratoire était lui-même situé dans un avion… en vol ! Dès la première seconde du film et un flash-back concernant l’enfance d’Henry, le décor est planté et immuable : le film reprend à 100% le concept du clip Bad Motherfucker, plongeant ainsi à nouveau le spectateur dans le feu de l’action en permanence. C’est là la principale difficulté du réalisateur, qui maîtrise son sujet de A à Z. Le résultat est bluffant. Il a décidé d’aller toujours plus loin dans l’action, dans la violence, ce qui n’est pas pour déplaire au spectateur. Au contraire, le film étant ancré dès les premières minutes dans la science-fiction (le côté mi-humain/mi-robot du personnage éponyme, ainsi que le pouvoir télékinétique de l’antagoniste) abondant justement dans le sens de la démesure.

Le film a pu compter sur un budget de 2 millions de dollars, soit six fois moins que son cousin d’Amérique Hypertension. Et on sent que le travail n’est pas du tout le même ! Henry a été joué par 10 cascadeurs différents tellement le tournage a été éprouvant. Pour couronner le tout, mention spéciale pour la musique qui permet de conserver un rythme cardiaque à plus de 100 sur l’échelle de boum-boum, ainsi que les petites blagues à droite à gauche qui arrachent souvent un sourire. Que demander de plus ? Bien sûr, le film n’est pas exempt de tout reproche, mais pour une première production, il reçoit de ma part, les félicitations du critique. Vu et approuvé.

By Ivan

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