Des joueurs et des joueuses brillent chaque semaine. Ils peuvent être vainqueurs de tournois, tout comme outsiders qui traversent le tableau. Au contraire, d’autre se trouent chaque semaine. Pour tout savoir de ce qu’il s’est passé sur cette semaine de tennis, c’est ici !

L’HOMME DE LA SEMAINE

Pour gagner des tournois à Halle et au Queen’s, il fallait avoir 35 ans. Federer s’est imposé à Halle en deux petits sets face à Alexander Zverev, ça, vous le savez probablement. Ce qu’il y a de plus intéressant, c’est la victoire de Feliciano Lopez face à Marin Cilic. 4/6 7/6 7/6, 2h31 de match, 1 balle de match sauvée et une qualité de jeu incroyable. Ça nous fait plaisir, parce qu’il y a 3 ans, au même endroit, l’espagnol avait buté en finale face à Grigor Dimitrov dans le même scénario : 2h30 de jeu et une balle de match non-concrétisée. Feliciano Lopez a donc pris sa revanche, et à 35 ans c’est beau !

Le mieux dans tout cela, c’est que l’espagnol avait un mur à franchir à quasiment chaque tour. Premier tour ? Wawrinka, pas de problème : 7/6 7/5. Second tour plus accessible : Jérémy Chardy, 6/1 7/6. Troisième tour : Berdych. Résultat : 7/6 6/7 7/5. Un premier match de dingue dans ce tournoi, qui laissait penser que l’espagnol était déjà cramé. Parce qu’après Berdych, il fallait affronter Grigor Dimitrov en demie ! La bête noire d’il y a 3 ans. Et là aussi, une victoire. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? 7/5 3/6 6/2 en deux heures. Et en finale, nouveau match épique pour une victoire donc 4/6 7/6 7/6. Alors oui, quand on en parle comme ça, c’est finalement un parcours « classique » d’un vainqueur de tournoi ATP 500. Mais on parle quand même de Feliciano Lopez, 35 ans et 32ème mondial. Meilleur fait d’arme jusqu’ici : une victoire à Vienne en 2004, en Series Gold (ex-ATP 500). L’espagnol a toujours été présent dans les hauteurs du classement, sans se distinguer des autres. Pour preuve son meilleur classement : 12ème en 2015.

C’est surtout physiquement que Lopez impressionne. Le garçon a tapé Ferrer à Roland Garros en quasiment 4 heures.  À Stuttgart, il avait encore une fois affronté Berdych pour deux heures de match et une victoire. Même scénario face à Mischa Zverev, juste après Berdych. Et ensuite, un combat de deux heures perdu à Lucas Pouille en finale. Alors quand on additionne tout ça, forcément…. Ça doit casser les pattes. Mais non, la fatigue, rien à foutre, s’en bat les couilles comme dirait notre ami Claude Makélélé. Reste à voir si Lopez sera encore aussi frais physiquement que sur ces dernières semaines. Parce que sur un point de vue tennis, Feliciano Lopez sur gazon, c’est un pur joueur. Revers coupés H24, montées au filet, plongeon, variations, y’a tout. Un jeu parfait sur gazon qu’il perfectionne de plus en plus. En après match, Lopez a même affirmé qu’il joue en ce moment son meilleur tennis, à 35 ans ! Et surtout, sur les deux semaines qui se sont écoulées sur gazon, Lopez a battu : Wawrinka, Berdych (2 fois), Cilic, Dimitrov et Mischa Zverev. Alors forcément, à ce niveau, ça force le respect, ça force même l’admiration. Vivement de le voir à Wimbledon, sur un format plus long ! Mais pour un tel niveau de jeu, on signe direct.

Mention honorable : Alexander Zverev, finaliste à Halle. Après un Roland très compliqué, Zverev se relance plus que bien. Une demie à ‘S-Hertogenbosch et une finale à Halle. Solide, surtout quand on regarde les joueurs face à lui : Kohlschreiber, Bautista-Agut, Gasquet, pas les derniers sur gazon ! On en redemande !

On aurait aussi pu choisir :

  • Karen Kachanov (demi-finaliste à Halle, on a longuement hésité tant son jeu puissant est séduisant)

Mention moins honorable : Andy Murray, premier tour au Queens, défaite face à Jordan Thompson (90ème). Et ce, sans prendre au moins une fois le service de son adversaire. On pensait qu’Andy Murray avait retrouvé un minimum de confiance après sa demie (miraculeuse, certes) à Roland Garros. Eh bien non, premier tournoi et première défaite au premier tour. Attention, Wimbledon n’est pas loin !

On aurait aussi pu choisir :

  • Milos Raonic (défait au premier tour face à Kokkinakis)
  • Dominic Thiem (défaite au second tour à Halle face à Robin Haase)

LA FEMME DE LA SEMAINE

Petra Kvitova, ça vous dit quelque chose ? Tchèque, 27 ans et 17ème mondiale. Connue en France pour nous avoir privés de Fed Cup l’an dernier. 12 Novembre 2016 d’ailleurs, dernière apparition de la Tchèque sur un terrain de tennis jusqu’à Roland Garros 2017. La raison ? Une agression survenue chez elle. Lors des faits, un cambrioleur la blesse à la main avec un couteau. Grave blessure donc longue absence. Elle fait donc son retour à Paris il y a un mois, gagne un match les larmes aux yeux et s’incline dès le second tour. Pour sa reprise sur gazon, qui est sa surface favorite (2 fois championne à Wimbledon, quand même) Kvitova participe donc au tournoi de Birmingham. Alors, admettons-le, pour gagner ce tournoi de Birmingham, la tchèque n’a pas vaincu beaucoup de femmes bien classées. Mais c’est le genre d’histoire qui nous fait aimer le sport.

Résumons son parcours en Angleterre : victoire face à Smitkova (160ème) au premier tour, puis Naomi Brady (115ème). En quarts de finale, Kvitova rencontre et bat la seule tête de série qu’elle a eu l’occasion d’affronter : Kristina Mladenovic. La française a du mal à lancer sa saison sur gazon après son quart de finale à ‘S-Hertogenbosch. Une victoire 6/4 7/6 pour Kvitova face à la française, en jouant vers l’avant, notamment grâce à de belles amorties. Et surtout, une magnifique balle de match pour conclure (retour de service qui prend la bande du filet et qui retombe dans la partie de terrain de Mladenovic, on adore ❤). Une fois cet obstacle passé, Kvitova a gagné sur abandon face à sa compatriote et ex-numéro 5 mondiale Lucie Safarova. En finale, Ashleigh Barty (88ème) s’est bien battue mais s’est inclinée en 3 sets. (4/6 6/3 6/2)

On aurait pu sélectionner une autre femme de la semaine, mais ça nous donne l’occasion de parler d’une femme appréciée sur le circuit qui revient d’un grave choc physique et psychologique et qui fait son retour de la plus belle des façons. Gagnante de Wimbledon 2011, puis de Wimbledon 2014, il serait magnifique que l’histoire se répète et qu’elle parvienne à remporter un troisième Wimbledon. Mais il est encore trop tôt chez les hommes et chez les dames pour dire qu’il y a des favoris.

Mention honorable : Ashleigh Barty, Australienne, 88ème mondiale et finaliste à Birmingham. Vainqueure de Strycova (20ème) et de Muguruza (15ème), la jeune australienne a montré qu’il ne fallait pas la sous-estimée. Un jeu lourd et une frappe de balle efficace qui a fait plier ses adversaires. Très décomplexée et sympathique, c’était un plaisir de la retrouver sur les courts !

On aurait aussi pu choisir : Julia Goerges (finaliste à Mallorca, victorieuse de Pavlyuchenkova au Second Tour 6/1 6/2)

Mention moins honorable : Dominika Cibulkova, Slovaque, 6ème mondiale. Le début de saison catastrophique de Dominika Cibulkova continue. Depuis Janvier : 2 demi-finales à St Petersbourg et à Doha « et pis c’est tout ». Même si la Slovaque ne fait pas parti des spécialistes sur gazon, on peut légitimement l’attendre un peu plus loin dans le tournoi qu’au premier tour. C’est quasiment ce qu’il se passe depuis presque 2 mois. Une défaite à Birmingham, où le tableau était le plus relevé, face à Lucie Safarova qui retrouve une grande forme sur gazon. Destins croisés entre les deux femmes : Safarova a participé à deux demies sur gazon en deux semaines. Retombée à la 44ème place mondiale, il faudra compter sur elle à Wimbledon !

On aurait aussi pu choisir : Anastasia Pavlyuchenkova (Second tour face à Goerges)

L’avant-Wimbledon est déjà bien entamée. Il reste encore une semaine pour les retardataires pour accélérer leur préparation. On pense à des outsiders comme Dominic Thiem, Stanislas Wawrinka ou encore Rafael Nadal chez les hommes. Chez les femmes, aucune certitude ne se dégage. Il faudra surveiller Simona Halep, qui n’a pas joué le moindre match. Idem pour Ostapenko qui sera intéressante à regarder après son sacre. Toutes les autres favorites annoncées sont en rodage. De quoi rendre Wimbledon passionnant !

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