Devenu premier champion africain de l’histoire de l’UFC suite à sa victoire sur Tyron Woodley. Kamaru Usman surfe sur une impressionnante série.

À 31 ans, Kamaru Usman a fini par atteindre son objectif : il est devenu champion UFC. Le 2 mars dernier, le Nigerian Nightmare a offert une petite masterclass à Tyron Woodley pour s’emparer de la ceinture. Surfant désormais sur une série de 14 victoires, Kamaru semble promis à un choc contre Colby Covington pour confirmer son emprise sur la catégorie. On a pu discuter avec le champion africain, qui n’a pas oublié d’où il venait.

Tu représentes l’Afrique quand tu combats, quel effet ça te fait ?
C’est un immense honneur. Tu sais, quand on s’investit dans ce sport, on voit qu’il ne vient pas d’Afrique. Il vient d’ici, d’Amérique du Nord. De ce fait, beaucoup d’Africains ne connaissent pas la discipline ou ne la voient pas. Mais c’est un sport que nous pouvons tous pratiquer. S’il y a un truc à retenir des Africains, c’est que nous sommes tous des combattants, dans chaque condition de nos vies. Je sais à quel point mon continent va être fier de savoir que l’un des leurs est le meilleur du monde maintenant ! C’est important pour moi, car c’est une motivation pour tous les Africains.

Tu reviens souvent au Nigeria ?
Non, je n’y suis toujours pas revenu, mais ce combat-ci est important. C’est une raison pour moi de revenir. Pourquoi ne pas y aller avec la ceinture et montrer à tout le monde ce qui peut être fait par n’importe qui du Nigeria.

Prévois-tu d’y construire quelque chose ?
Tout à fait ! Mon équipe et moi-même mettons en place quelque chose. Avec notre fondation, que nous fondons en ce moment, nous allons construire des choses. Que ce soit des gyms ou des maisons, nous allons faire des choses pour donner une meilleure sécurité et un meilleur avenir à mon peuple.

Tu parles beaucoup avec Francis Ngannou et Israel Adesanya. Est-ce que vous êtes les trois mousquetaires ?
Ce sont mes gars ! Ce sont mes frères ! Francis et moi traînions ensemble toute la journée, hier. Francis est mon gars, c’est juste un différent lien que tu as quand quelqu’un te ressemble et comprend les difficultés traversées. On a reçu une éducation similaire. C’est rare et j’adore ça.

Ton voyage a été impressionnant. Tu repenses au chemin parcouru ?
Évidemment, j’y repense souvent. Je ne laisse pas cela me ralentir. Je sais que je suis dans une certaine situation. Certes, je n’ai peut-être pas le plus d’argent ou le plus de choses pour rendre la vie facile, mais j’ai un objectif. Oui, Je sais où je veux être. Avec tout le travail que j’ai fait, j’y suis.

On entend souvent qu’avoir un enfant change vraiment la façon de s’entraîner, la façon de combattre. Peux-tu expliquer cela ?
En tant qu’homme, tu veux évidemment un garçon. Tu veux pouvoir être un peu dur avec lui. La façon dont je suis et mon état d’esprit font que je suis un gars un peu dur et je ne voulais pas être plus soft en aucune manière. Dieu a cette façon de vous bénir différentes façons et il m’a béni avec une fille. Elle a réussi à m’adoucir. Aujourd’hui, je souris plus. Je ris plus. Comme c’est une fille, je dois être plus doux. J’aime vraiment ça.

Il y a le Nigerian Nightmare, mais y a-t-il l’African Nightmare ?
Pas l’African Nightmare parce que l’Afrique est un si grand continent. Il y a eu quelques Nigerian Nightmares dans différents sports. Je suis le premier en MMA et on se souviendra de moi pour toujours pour ce que j’ai fait.

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