Novak Djokovic Celebration

Le 22 mai 1987 à Belgrade naît un certain Novak Djokovic, on ne le sait pas encore, mais ce nouveau-né deviendra l’un des plus grands joueurs de l’histoire du tennis…

Un style de jeu ultra académique et un mental hors du commun lui permettent de se hisser à seulement 20ans à la place de numéro 3 mondial derrière ceux qui deviendront ses deux éternels rivaux : Rafael NADAL et Roger FEDERER.  Mais son jeune âge lui joue des tours. Se voulant d’abord ambassadeur de la Serbie, puis commençant à imiter les stars du circuit, « Nole » n’a pas la ferveur populaire qu’ont Nadal et Federer. Entre 2008 et 2010, il est bien moins performant que les deux autres. Remportant un tournoi du Grand Chelem sur douze possibles (déjà pas mal). Il laisse alors ses meilleurs ennemis se partager la part du gâteau. Avec des défaites assez cinglantes tant au niveau du score que de la manière. On repense notamment à ce passing entre les jambes de Roger Federer en demi-finale de l’US open 2009. Fin 2010 il est mené 16-7 dans ses confrontations contre Rafa et 13-6 face à Roger. Il ne compte alors qu’un tournoi du Grand Chelem. Federer en est à 16 et Nadal en est à 9.

Mais c’est en 2011 que tout va s’inverser. Le petit devient grand et rase 14 majeurs en 7ans. Il devient alors numéro 1 mondial et en même temps la nouvelle terreur du circuit. Il bat 6 fois NADAL et 4 fois Federer en une saison. Il remporte 70 victoires pour 6 petites défaites avec 3  tournois du Grand Chelem à la clé. Le Serbe commence alors à écrire l’histoire… Le monde du tennis commence à s’intéresser au phénomène qui fait sa légende avec de nombreux matchs historiques à jamais gravés dans la mémoire des observateurs. Parmi ceux-là, la finale de l’open d’Australie 2012 ou DJOKO s’impose contre Rafa 5-7, 6-4, 6-2, 6-7, 7-5 en 5h 53, un combat d’une intensité unique avec une multitude rebondissements.

Les années passent et se ressemblent pour le Serbe, malgré des petites baisses de régime qui permettent à Nadal et Federer de remonter sur le trône pour quelques semaines par-ci par-là, l’homme à battre c’est bien lui. Entre 2011 et 2018, il gagne plus de Grands Chelems que ses deux rivaux réunis. Mieux encore ! Il réussit l’invraisemblable en gagnant les quatre tournois du Grand Chelem à la suite (de Wimbledon 2015 à Roland Garros 2016) chose jamais réalisée depuis Road Laver en 1969. Djokovic est alors à 12 tournois du Grand Chelem, Nadal 14 et Federer 17. Personne ne semble en mesure de faire vaciller le Serbe, pas même le numéro 2 mondial de l’époque Andy Murray. Tout laisse penser qu’il va faire tomber record après record dans les années qui suivent. Mais des problèmes internes accompagnés d’un spleen commencent à peser sur le tennis du Serbe, s’en suit alors une longue descente aux enfers, il quitte la saison 2017 prématurément à cause d’une blessure au poignet. Le Djoker finit par quitter le top 10 puis le top 20.

Il se retrouve 22e à l’ATP le 21mai 2018, son pire classement depuis plus de 10ans. Dans le même temps, ses rivaux suisse et espagnol sont de retour au premier plan. Ils ont engrangé trois Grands Chelems chacun et se partagent simultanément la première place du tennis mondial. Mais c’est au moment où l’on s’y attend le moins que Nole renaît de ses cendres. Il remporte le match de l’année à Wimbledon contre Rafael Nadal 10-8 au 5e set en demi-finale et s’adjuge le tournoi deux jours plus tard. S’en suit le master de Cincinnati qui fait de lui le premier homme à avoir remporté les 9 masters 1000. Coup de chance ? Pas vraiment… Le serbe signe officiellement son retour en force sur le circuit en dominant Juan Martin Del Potro en finale de l’US Open. Il se replace par la même occasion dans la course à la place de numéro 1 qu’il subtilisera sur le fil à Rafael Nadal pour finir en tête du classement ATP au terme de l’année 2018.

Djokovic remet les compteurs à 0 en remportant l’open d’Australie 2019 qui lui permet d’entrevoir de nouveau les records du tennis les plus convoités. Désormais à 15 tournois du grand chelem et de nouveau 5 unités du record de Roger Federer et à 2 de Nadal, le Serbe paraît plus fort que jamais et a quasiment fait disparaître du calendrier les 2années blanches qu’il a traversé… La Next Gen tardant à prendre le pouvoir, le futur proche pourrait donc jouer en faveur de Djoko qui part donc à la chasse aux records, dont les deux plus gros lui tendent les bras : le nombre de semaines passées à la place de numéro 1 mondial (record Federer 310 semaines), Djoko en est à 236. Mais aussi le nombre de tournois du grand Chelem, record aussi détenu par le Suisse (20).

S’il arrive à dépasser ces statistiques hallucinantes, Djoko deviendra le plus grand joueur de tous les temps… Mais seulement d’un point de vue statistique, car dans l’esprit des gens la classe affolante de Federer et la « grinta » Nadal laisseront sans doute une trace encore plus forte dans l’histoire du tennis.

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