Pays de Galles, Airbnb chez Perceval – le Point Culture


La semaine dernière, nous avons passé quelques jours au Pays de Galles pour un voyage entre Cardiff et Swansea. Commençons par le point Culture.
Perceval, aka Provençal le Gaulois, aka « Peredur » dans la
langue Galloise n’est pas qu’un simple demeuré et Rain Man avant
l’heure, c’est aussi une légende.
Légende de la littérature d’abord après que Chrétien de Troyes
(oui, c’est son vrai blaze. Bienvenue au 12e siècle) l’ait couché
sur papier et lui ait écrit ses premières aventures, et légende du
petit écran ensuite avec Kaamelott. Mais là pas besoin de
m’éterniser sur le sujet puisque ce bijou de série télévisée est
désormais rien de moins qu’une religion dans notre fromageux
pays.
Toujours est-il que l’ami Perceval, comme il l’expliquera à
Arthur quand ce dernier lui soutient qu’il n’est PAS Gaulois, est
de Caerdydd. Ce à quoi il ajoutera d’ailleurs, sûr de son fait, «
je sais pas ce qui vous faut ! ».
Et bien tels des journalistes de France 3 Région Auvergne toujours
en quête d’une chute d’audience, 9 siècles plus tard La Sueur a
décidé d’aller voir ce qu’était devenu le fief de l’Homme, du
Mythe, de la Légende, son rouge berceau ; le Pays de Galles. Et
plus particulièrement Cardiff, sa capitale.
Alors chopez votre jetpack et suivez-nous ; on vous a fait un petit milk-shake maison de tout ce qu’il faut savoir sur le sujet. (Et si vous n’avez pas de jetpack c’est L1-L2-R1-R2-Haut-Bas-Gauche-Droite-L1-L2-R1-R2-Haut-Bas-Gauche-Droite)
Non, le man ne semble
pas avoir trop capté le concept de couleurs nationales, mais est-ce
qu’on peut vraiment reprocher quoi que ce soit à une telle crinière
?
La première discussion que vous aurez avec le conducteur si vous faites chauffer le taxi devrait déjà pas mal vous dégrossir la frange à propos de la région. Parce qu’on ne va pas se mentir, pour le pékin lambda le Pays de Galles c’est Gareth Bale et la conviction que c’est dans ce coin-là qu’on trouve de la bonne bière bien brassée. Mais à part ça, c’est généralement le blackout.
Déjà il faut savoir que là-bas tout est indiqué en Anglais ET en Gallois, un peu comme en Bretagne. D’ailleurs la langue Galloise et le Breton ont la même racine et sont extrêmement proches. Approchant de Cardiff, capitale du sale, nous apprenons que cette cité étant portuaire, la population est extrêmement diverse et cosmopolite, composée de Polonais, d’Indiens, d’Afghans et de bien d’autres nationalités. Mais si l’on s’en réfère à notre indic de la CIA du jour, le racisme est néanmoins quasi absent des mentalités des habitants. Et pour reprendre les termes de notre hôte symbolique, ben « c’est pas faux ». En tout cas c’est bien l’impression qui transparaît quand on déambule dans les rues : les gens s’en tamponnent royalement, que vous vous affichiez en turban ou en bubu.
Ces 20 dernières années, la ville a fourni un énorme effort pour se hisser au niveau des standards des capitales Européennes en termes de quantités et de diversité de choses proposées, de même qu’en termes de qualité des infrastructures. L’historique se mêle au contemporain, même si l’empreinte architecturale Victorienne se fait très largement sentir, et les rues puent le dynamisme. Ce qui était d’une tristesse insondable il y a quelques décennies (notre chauffeur nous a avoué que sa femme s’était effondrée en sanglots en découvrant Cardiff il y a 37 ans de ça, réalisant que c’était ÇA son nouveau chez elle. Ça vous donne une idée de la violence du truc à l’époque. Mais bon peut-être que sa femme était trop fragile pour le monde des adultes et qu’elle pleurait pour un pet de travers aussi, on sait pas non plus !) est maintenant une vraie artère culturelle, marchande et humaine. Les galeries de magasins variés pullulent, les rues sont animées, l’ancien est en interracial avec le moderne et vous avez cette agréable impression d’être entre de bonnes mains.
Vous pouvez par exemple très bien avoir au détour d’une même rue une boutique Bang & Olufsen exhibant son équipement dernier cri de luxe et un magasin de pâtisserie traditionnelle Galloise… Tout ça sous le regard bienveillant du plus vieux magasin de disques au monde, « Spillers Records ». Ça met BIEN.
Oui : 1894. Quand «
Spillers » rime avec « Ballers »
Maintenant parlons peu parlons bouffe. Parce que pour rester sur Kaamelott en fil rouge : « le gras, c’est la vie ».
Pour ceux qui ne pensent qu’à la graille donc, vous avez
l’embarras du choix dans la mesure de la puissance de feu de votre
portefeuille. Vous pouvez faire vos emplettes au Cardiff Market, le
marché couvert de la capitale ou vous trouverez tout ce qu’il vous
faut des spécialités aux produits les plus communs, mais vous
pouvez également tenter un des milliards de restaurants qui vous
tendent leurs bras couverts de sauce. Si vous voulez un endroit
atypique on vous conseille le Chapel 1877, qui comme son nom
l’indique utilise les locaux d’une ancienne chapelle pour vous
éclater les papilles. Ça fait clairement son petit effet, vraiment
spécial. Mention spéciale au saumon en entrée, probablement le
meilleur que nous ayons mangé de notre vie. Oui mesdames, oui
Messieurs. Vous avez aussi le « Bill’s » en plein centre ville, qui
vaut son pesant de toupies beyblades ne serait-ce que pour
l’ambiance « épicerie – musée de la boustifaille » et son bar
grillé accompagné par des frites et une salade d’avocats (si si, ça
se marie bien et en plus c’est trop beau au niveau des couleurs
tavu). Par contre ça n’engage que nous, mais les desserts dont ils
raffolent c’est tout ce qui se présente en mousse ou en gelée, et
honnêtement leurs verrines remplies de pâtes mousseuses aux arômes
de fruits c’est space quand même. Faut vraiment avoir brexité pour
bouffer des trucs pareils.
Mais c’est vraiment parce qu’il fallait trouver un truc…
Ouais ouais, comme ça,
ça paye pas de mine, mais comme disait Saupiquet : « l’important
c’est ce qu’il y a DANS la boîte »
Si vous êtes plus né pour fouler la street, alors vous aurez des dizaines de restaurateurs rapides pour vous enfourner une bonne barquette de frites bien-grasses avec un peu de poulet au curry. Vous en aurez pour votre argent (ce qui n’est pourtant pas évident en Grande-Bretagne) et LÀ vous aurez l’impression de faire vraiment partie des locaux. Oui ça va vous boucher les artères comme du mastic, mais BON DIEU ce que c’est bon !
Culturellement, vous aurez LARGEMENT de quoi occuper votre week-end si vous êtes venus pour vous poser un peu et prouver que vous savez vous tenir. Le château de Cardiff est évidemment incontournable, et si vous le faites surtout prenez la formule « visite guidée ». Le Gallois qui s’en occupe, vers la vingtaine et la confiance/passion d’un Conor McGregor de l’excursion culturelle, vous transmettra tout ce qu’il pourra sur son château en deux heures de visite, s’adressant à l’auditoire presque comme à une bande de potes. Vous saurez tout de l’histoire fascinante de l’héritier des Bute, Sir John Stuart, élevé par des femmes, végétarien et passionné d’animaux et de moyen-âge, qui dépensa des fortunes (genre 100 000€ par bureau pour meubler la bibliothèque par exemple, Dan Bilzerian peut fermer sa trappe à fromage) pour construire, décorer et faire passer ce château à la vitesse supérieure du style alors même qu’il n’y vivait que 6 semaines par an. Les fondations de la structure ayant été établies par les Romains d’abord avant d’être réutilisées par les Normands quelques siècles plus tard, pour enfin servir à Stewart et son argent du charbon au 19e, c’est donc du donjon Normand que vous pourrez observer et admirer la ville alentours, tel Ezio Auditore avant de sauter de 25 mètres dans trente centimètres de foin.
Au premier plan un
Youtubeur Danois avec lequel on a passé le week-end (Hanspeter
Matzen pour les hardcores)
Vous avez également le Musée de Cardiff, au cœur duquel vous
trouverez toutes sortes de collections de peintures et d’art en
général. Au moment de notre escapade, une des collections
rassemblait des toiles des grands peintres impressionnistes. Et on
va pas se mentir approcher des Van Gogh d’aussi près ça envoie
quand même sa petite décharge émotionnelle. Doucement, mais
salement.
Vous aurez de même l’occasion pousser la chansonnette du côté de
la baie pour visiter le parlement, où sont prises toutes les
décisions importantes de l’état Gallois et vous pouvez enfin faire
le tour de la baie en bateau si vous avez la foi et que le temps
n’est pas trop gris.
Et pour ceux qui sont plus branchés sport (enfin on voit mal ce
qu’ils viendraient foutre sur La Sueur…) il y a, bien évidemment le
seul, l’unique, le massif, le légendaire : le Millennium
Stadium.
Et pour finir un ordre. Si si, c’est un ordre : si vous mettez
ne serai-ce qu’UNE patte au Pays de Galles, et pas la fausse
(celle-là par contre seuls les ULTRA-HARDCORES de Kaamelott
l’auront), il FAUT que vous vous enfourniez un « Welsh Cake ».
Le Welsh Cake, ou Gâteau Gallois, c’est tout simplement un orgasme
gustatif à chaque bouchée. Ni plus, ni moins. D’aspect on a affaire
à un palet, d’un gros centimètre et demi d’épaisseur. C’est
moelleux, mais ferme, doux et finement sablé. Et pour ce qui est du
goût je ne peux même pas vous le décrire, il va falloir le
découvrir par vous même…
Pour chasser ces pokémons version diamant, rendez-vous soit au
marché, ou ils les préparent à tous les parfums (mais celui dont je
vous parle, le vrai, le pur, le traditionnel : c’est le « plain »),
soit dans une boutique spécialisée, la plus reconnue étant le «
Fabulous Welshcake » près de la baie.
Vous les voyez briller les lingots là ? 2£90, 3
Welsh Cakes, et vous passez l’aprèm dans une dimension
parallèle
C’est donc sur ces bons conseils qu’on peut sereinement retourner à
nos moutons (spécialité de là-bas d’ailleurs), et commencer d’ores
et déjà à planifier le hold-up de la prochaine livraison de Welsh
Cake chez nous.
Scénario qui ressemble fort à un prequel de Zombieland
d’ailleurs…






















[…] de Galles avec cette fois, notre retour d’expérience sur le plan sportif (Partie culture ici). Rugby, football et beaucoup d’autres […]