Tsitsipas s’offre un parcours de rêve à Toronto : quatre top 10 et une révélation mondiale

Dzumhur, Thiem, Djokovic, Zverev, Anderson. Pour éliminer ces cinq hommes en un seul tournoi, faut s’accrocher. Éliminer ces cinq hommes quand on a vingt ans : c’est fort. Forcément, Stefanos Tsitsipas a crevé l’écran. 

On le voyait venir depuis quelque temps, Stefanos Tsitsipas devait frapper un grand coup pour confirmer sa très belle année 2018. Depuis hier soir, c’est chose faite. Même s’il n’a finalement pas levé la coupe à Toronto, le Grec de 20 ans a marqué plus d’un esprit la semaine dernière. Mais ce superbe Masters 1000 de Toronto n’est pas tombé de nulle part. 2018 a été une année faste pour Tsitsipas.

Pourtant, 2017 n’avait pas été de tout repos. En début d’année, Tsitsipas avait enchaîné neuf défaites consécutives sur le circuit principal et en challenger. La situation se débloque finalement, et la tête du Grec commence à apparaître sur certains premiers tours comme à Roland Garros, Wimbledon, Metz, Tokyo, Chengdu, Shangaï. Fin 2017, première alerte sur le radar : Tsitsipas fait demie à l’ATP 250 d’Anvers où il élimine Cuevas, Karlovic et surtout Goffin, qui amorçait alors sa fin de saison de feu. C’était sûr : on allait revoir ce jeune joueur en 2018.

Stefanos Tsitsipas n’a pas tardé à rentrer dans 2018 comme Booba dans Kaaris : le 3 janvier 2018, au second tour du tournoi de Doha, le Grec bouffe un Frenchie appelé Richard Gasquet, ancien numéro 7 mondial. L’exploit d’un jour, peut-être. Quelques mois plus tard, à l’ATP 500 de Barcelone, le jeune grec marque une première fois les esprits en atteignant la finale. Le tout en battant des spécialistes de l’ocre : Schwartzman, Ramos-Vinolas, Thiem et Carreno Busta ont cédé face aux coups du Grec. En finale, il retrouve la légende Rafael Nadal qui lui met un bon petit 6/2 6/1 des familles. Logique, mais prometteur.

S’en suit une demie à Estoril, un quart à s’Hertogenbosch, un huitième à Wimbledon (!) et enfin, la tournée américaine sur dur début Août. A presque 20 ans, Tsitsipas arrive à l’ATP 500 de Washington en tant que tête de série numéro 10. Pour la troisième fois de sa saison, le Grec va atteindre les demies en battant une nouvelle fois un bien pâle David Goffin. En demie, il affronte le 3e mondial Alexander Zverev qui lui colle un 6/2 6/4 avant de s’envoler vers un titre, son deuxième à Washington en deux ans.

Même si aucun titre n’est à la clé, Tsitsipas prend confiance et arrive donc au premier Masters 1000 estival à Toronto en tant que 27e mondial. Avant ce Masters 1000, Tsitsipas n’a jamais franchi le deuxième tour en six participations à cette catégorie de tournoi. En battant Dzumhur au premier tour, le héros de la semaine parvient à égaler sa meilleure performance en M1000. Puis, vint l’exploit. Les quatre matchs suivants, Stefanos Tsitsipas parvient à éliminer Dominic Thiem (6/3, 7/6) puis Novak Djokovic (6/3, 6/7, 6/3) pour s’offrir sa plus belle victoire en carrière. En quarts, il fout le seum à Alexander Zverev (3/6, 7/6, 6/4) avant de renverser Kevin Anderson dans (6/7, 6/4, 7/6). En quatre matchs, Stefanos Tsitsipas a renversé le 8e, le 10e, le 3e et le 5e mondial pour atteindre pour la première fois de sa carrière une finale en Masters 1000. Sur l’échelle de la solidité, on atteint presque le seuil « Teddy Riner ».

En deux finales sur le circuit principal, Stefanos Tsitsipas doit se cogner Rafael Nadal, quel manque de chatte. Rappelons que le premier round a fini par un K.O 6/2 6/1 en faveur de l’Espagnol. Pour ce second round, le Grec semble mieux armé qu’à Barcelone. Mais peut-être un peu sous pression, Tsitsipas balance le premier set. Le second set est bien plus équilibré : notre héros a même une balle de set mais Rafa Nadal coupe une balle qui tape la bande et retombe du côté du terrain du Grec. MAIS QUELLE MANQUE DE CHATTE ! Finalement, Rafael Nadal s’impose au tie-break et va chercher sa 4e Rogers Cup. Difficile de faire mieux pour Stefanos Tsitsipas qui s’offre le jour de ses 20 ans une finale de Masters 1000. Le rendez-vous est loin d’être manqué, et il y en aura d’autres. En attendant, le Grec est 15e à l’ATP et l’US Open n’est pas bien loin…

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here