Vasarely

Étant gamin, qui n’a pas déjà joué aux jeux d’illusions d’optique ou autres kaléidoscopes ? C’est dans cet esprit que s’est déroulée la dernière exposition Vasarely, le partage des formes au Centre Pompidou, à laquelle nous nous sommes rendus. Père de l’art optique (ou op-art en anglais), Vasarely est le genre d’artiste dont le nom est peu connu, mais dont les œuvres auront marqué à jamais la culture populaire. Peintures, sculptures, reconstitutions de pièces, logos : tour d’horizon de la première grande rétrospective française du genre.

D’origine hongroise, Victor Vasarely peut être classifié dans l’op-art, mouvement artistique né dans les années 60 et qui exploite la perception visuelle du spectateur par des œuvres basées sur des jeux d’optique. Dans l’exposition organisée de manière chronologique et thématique, l’exposition commence par la série de « Zèbres » où on explore le monde des ondes et vibrations, laissant ensuite place à la série « Belle-Isle » reposant sur la contemplation des galets et autres objets roulés. Puis vient le moment des séries « Photographismes » et « Naissance » qui marquent véritablement le début du système Vasarely et de l’abstraction géométrique avec une réduction des couleurs au noir et blanc.

Parmi les 300 œuvres exposées, on classifiera dans les œuvres phares la série des Vega et des Oerveng, l’œuvre Majus, la forme 1010 ou Arny (utilisé pour l’affiche de l’exposition). Néanmoins, c’est l’intégration de Vasarely dans la pop culture et le quotidien qui marquera le plus les visiteurs venus nombreux. On apprend ainsi que l’artiste est responsable du design du logo Renault ou encore de la pochette de l’album Space Oddity de David Bowie sorti en 1969 et largement inspiré de sa propre réalisation CTA-25-BC. Dans l’architecture, le hongrois se dessine également sur des endroits peu connus, ou du moins là où on l’attendait le moins : sur la façade de l’immeuble de la station de radio RTL, la fresque murale à la gare Montparnasse  ou encore dans la salle à manger du siège de la Deutsche Bank à Francfort-le-Main.

Exposition Vasarely que l’on classifie donc dans les bonnes expositions du Centre Pompidou, qui porte définitivement bien son affirmation de « 1e collection d’art moderne et contemporain d’Europe ». En ce moment même et jusqu’au 27 mai : exposition sur Ellsworth Kelly, figure majeure de l’art abstrait du 20e et 21e siècle.

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