Van Gogh la nuit etoilee

Une nouvelle façon inédite de (re)découvrir l’art. C’est à l’Atelier des lumières que se déroule actuellement jusqu’au 31 décembre 2019 l’exposition numérique dédiée au peintre Van Gogh, mais également deux autres expositions dédiées à l’art japonais et l’univers. C’est donc 3 expositions en 1 que nous sommes allés voir lors d’une session nocturne. Voyage immersif au cœur de l’impressionnisme, du pays du soleil levant et de la métaphysique.

Comme la plupart des expositions parisiennes avant elle (Murakami, Jeff Koons, Klimt, Michael Jackson On The Wall etc..), la nuit étoilée a beaucoup fait parler d’elle sur les réseaux sociaux, de par son originalité. Originale pourquoi ? Il fallait que l’on vérifie tout ça par nous-mêmes en nous rendant à l’évènement.

C’est donc à l’Atelier des Lumières, ancienne fonderie réaménagée en centre d’art numérique que nous avons rendez-vous en ce soir du samedi. Grâce à une technologie brevetée unique, l’AMIEX (Art & Music Immersive Experience), des milliers d’images en haute définition sont projetées sur 3300 m2 de surface de projection (mûr + sol) à l’aide de 140 vidéoprojecteurs, le tout complété par 50 enceintes afin de faire le pont entre l’image et la musique. C’est donc dans une véritable aventure sensorielle, visuelle et musicale que nous emmène cette exposition, déjà plébiscitée par de nombreux visiteurs.

Le premier programme dédié à Van Gogh retrace ainsi les plus grandes années du peintre à travers la projection de ses plus grandes oeuvres (plus de 2000) mêlant paysages ensoleillés, paysages nocturnes ou encore portraits. On redécouvre alors le génie du peintre à travers les classiques Mangeurs de pomme de terre (1885), La chambre à coucher (1889), ou le très attendu La Nuit étoilée (1889). Cette nouvelle manière immersive de redécouvrir le peintre permet ainsi de se rendre compte de l’étendue du génie hollandais à la vie tourmentée, en dialogue permanent entre ombre et lumière, entre nuances sombres et teintes plus chaudes.

Le lien de Van Gogh avec la France est évident, de par ses séjours dans les quatre coins de l’Hexagone, de Paris à  Arles en passant par Saint-Rémy-de-Provence. On redécouvre alors à travers l’artiste le Paris d’autrefois, celui de l’historique Montmartre, celui avant l’urbanisation massive : presque un retour dans le temps. De la même manière, c’est à travers les très éclatants Le Semeur au soleil couchant ou Tournesols où toute la chaleur de la Provence peut être ressentie par le spectateur. Cette région avec laquelle l’artiste entretient une relation intime, notamment à travers la ville d’Arles, est mise en avant à travers Terrasse du Café le soir (1888), toujours avec cette prédominance du jaune et l’influence de la peinture impressionniste propre au peintre.

Puis peu à peu, la facette sombre ou plutôt nocturne de Van Gogh se fait ressentir sur les écrans, à travers la projection de La nuit étoilée sur le Rhône, également le nom de l’exposition. Ce classique de Van Gogh est ici revisité de manière impressionnante : le visiteur est complètement immergé dans l’œuvre, dans ses couches de vert, jaune et bleu ainsi que dans la lumière des étoiles se confondant dans l’eau. Un spectacle magnifique, hors du temps.

Si les liens entre Van Gogh et la France sont clairement établis, le peintre entretenait également une véritable fascination pour le Japon où lors de ses séjours parisiens, il côtoie les impressionnistes qui admirent le japonisme. Durant cette époque, les œuvres du hollandais sont alors marquées par les estampes japonaises. C’est donc sans surprise que la deuxième partie de l’exposition, intitulée Japon rêvé, images du monde flottant est consacrée au pays du soleil levant.

Geishas, samouraïs et cerisiers en fleur sont mis à l’honneur sur cette projection #ukiyo. On y découvre ainsi la magie des mystérieuses forêts japonaises, les charmantes geishas derrière les paravents et évidemment le thème de la guerre à travers les samouraïs. Deux œuvres nous auront laissés complètement abasourdis.  La première est la Grande Vague de Kanagawa. Célèbre estampe de l’artiste japonais Hokusai, par ailleurs source d’inspiration des impressionnistes est projetée en mouvement ( !) de manière totalement inédite sur les 1500m2 de la Halle. Le spectacle est impressionnant, presque terrifiant, la mise en scène musicale y contribuant pour beaucoup. En fin de programme, la séquence « Les lanternes japonaises » où des milliers de lanternes voleront dans le ciel avec en bande sonore Merry Christmas de Mr Lawrence du compositeur Sakamoto restera une invitation à la rêverie.

Parfaite transition pour le dernier programme de l’exposition que nous sommes allés voir dans le studio, Verse de Thomas Vanz. À travers un voyage dans l’univers, L’artiste questionne ainsi la place de l’homme dans cet infiniment grand, tout en y explorant les thèmes de la naissance, de la mort et de la résurrection.

Ces trois expositions restent donc idéales pour toutes les personnes désirant s’initier de manière progressive et ludique à l’art. Le format utilisé rend ainsi accessible au plus grand nombre, et notamment aux jeunes, la complexité artistique d’un Van Gogh ou encore l’imaginaire d’un pays situé à plus de 9000km de la France : On approuve à 100%.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here