Aquaman – le héros le moins apprécié de chez DC ?

Avant le film prévu pour cet hiver, on s’intéresse au cas Aquaman. Le héros de DC Comics qui règne en maitre des océans.

Bon, je pense qu’on a assez parlé de Batman et Superman, avec les articles sur Injustice entre autres et qu’il est temps d’analyser d’autres récits portant sur d’autres héros tout aussi populaires chez DC Comics. Donc, allons-y, ne nous privons pas et changeons de sujet ! Je dirais même plus, surfons sur cette vague d’engouement qui ravage les internautes quant à l’arrivée d’un nouveau film super-héroïque en cette fin d’année, avec Jason Momoa incarnant le personnage principal. Je veux bien sûr parler (comme le souligne l’image de présentation …) du roi de l’Atlantide : Aquaman !

Mais avant toute chose. Qui est Arthur Curry aka Aquaman ? Eh oui pour ceux qui suivraient exclusivement les films du World Of DC nous n’avons eu que très peu d’informations sur le personnage ne connaissant aucun de ces liens avec le peuple atlante. Je vais donc répondre à votre interrogation. Arthur est avant tout mi-humain et mi-atlante. Il a passé la quasi-totalité de sa jeunesse sur la terre ferme avec son père (humain et gardien de phare) qui l’a élevé en attendant le retour de sa bien-aimée Atlana (reine de l’Atlantide et mère du super-héros). Souverain légitime de l’Atlantide son passé le rattrape des années plus tard et il se retrouve contraint d’affronter son passé.

En termes de pouvoirs, il possède des capacités surhumaines proches de celles de Superman dont une super-force, une super-agilité et une peau très résistante. Il a aussi la capacité de communiquer par télépathie avec la vie marine et de respirer sous l’eau.

Aquaman

Maintenant que vous en savez un peu plus, il est temps de rentrer un peu plus dans les détails concernant les comics Aquaman que je me suis procuré dans la Collection DC Renaissance (les tomes 1 et 2 sont disponibles dans l’intégrale juste ici. On y retrouve un Arthur Curry décidant de retourner vivre sur la terre ferme, accompagné de sa femme Mera (vous savez la rousse qu’on a pu apercevoir pendant quelques minutes dans Justice League). Cependant, les citoyens des villes où il agit ne le considèrent pas vraiment comme un « héros » à proprement parler.

Il est intéressant de mettre cette idée en perspective, car les sujets traités dans ce premier volume sont un parallèle à ce que la majorité des néophytes peuvent penser de l’atlante. Si on pouvait résumer cela en quelques lignes, je dirais tout simplement qu’il est vu comme un personnage ringard qui sait parler aux poissons, et portant un costume un peu trop coloré qui n’a rien de « cool » à proprement dit. On remarquera aussi qu’afin d’éviter toute mauvaise appréciation de la part des viewers, que DC a décidé de réinventer le costume d’Aquaman dans le WOD (Worlds of DC) offrant un côté plus sombre et plus sauvage au roi des sept mers.

Aquaman

Maintenant que savez tout cela, vous pouvez aisément comprendre que la partie était loin d’être gagnée pour redonner ses lettres de noblesse à un des membres fondateurs de la Justice League. Cependant, afin de mener à bien cet objectif, la maison d’édition anciennement appelée Detective Comics a décidé de faire appel à l’un de ses meilleurs architectes scénaristiques : Geoff Johns. En plus d’être scénariste de comics (Justice League, Green Lantern, Shazam, Infinite Crisis …) il a aussi travaillé sur un grand nombre de films DC comme Batman V Superman : Dawn Of Justice où il a été producteur exécutif, ou Wonder Woman et Aquaman pour lesquelles il a coécrit le scénario.

En mettant à la direction du scénario un tel monument, on ne pouvait que s’attendre à de bons résultats. Afin de lutter contre les brimades que subit Aquaman (aussi bien dans la vraie vie que dans les comics), il décide d’imager la majorité des moqueries dont il est l’objet dans le premier arc de son run. Arrivant avec brio à remettre en cause toutes les idées reçues, Johns réalise son objectif et redore le blason de l’homme à l’armure d’écailles orangées, permettant de remettre les choses à plat et de repartir sur de bonnes bases.

Aquaman Comics

En plus de cela, il déconstruit la vision d’espoir que pourrait nous apporter Arthur au sein du second volume avec une confrontation bien sombre comme aime nous le présenter DC Comics contre l’un de ses ennemis jurés : Black Manta. Il fait son grand retour afin de s’emparer d’artéfacts mystiques atlantes et d’éliminer d’anciens compagnons de Curry.

Ici on peut dire que c’est la « vengeance » qui guide les actions de chacun de nos protagonistes. On découvre une facette d’Aquaman auquel on ne s’attendait pas du tout au travers de son passé qui a été pour le moins tumultueux et empli de haine. Oubliez l’image du héros sympa et observez avec mépris et étonnement un antihéros avec une empathie très peu présente pour ses congénères. Ce serait au travers de cette phrase que je décrirais ce comics rempli de révélations en tout genre.

Aquaman Black Manta

Pour compléter le tout, on retrouve Ivan Reis qui arrive à glorifier autour de son dessin le côté sombre des personnages en jouant en grande partie avec les ombres. Je peux vous dire que même avec des costumes aussi colorés que ceux d’Arthur et de Mera, Reis réussi sans aucun mal à retranscrire une atmosphère obscure (on pourra aussi remercier Joe Prado pour son encrage de qualité). Ah oui pour informations, Ivan Reis est le dessinateur de la série Aquaman comme vous pouviez vous en douter, il a illustré bon nombre de séries aux côtés de Geoff Johns comme Justice League ou Infinite Crisis.

Après tout ce que je viens de vous dire j’espère avoir réussi à vous convaincre de vous lancer à la découverte de ce héros sous-estimé qu’est Aquaman par le biais du run de Geoff Johns qui représente, encore aujourd’hui, l’une des pierres les plus solides qui composent l’édifice des New 52. Et n’oubliez pas qu’on pourra retrouver Aquaman au cinéma le 19 décembre 2018.

Photo By: DC Comics

Leave A Comment

Your email address will not be published.