Creed – Papa peut être fier

Critique du très bon Creed

Creed, est le septième opus de la saga Rocky qui continue cette fois avec le fils de l’ex-nemesis puis ami de l’étalon italien : Apollo Creed. Effectivement, avec ses 69 ans bien tassés, Stallone ne pouvait plus jouer le Rocky fougueux que nous connaissons tous. Il fallait passer le flambeau. Mais à qui ?

Eh bien voilà, celui par lequel tout commença, Apollo Creed, a eu une aventure extra-conjugale (le coquin), de cette aventure est née Adonis « Donnie » Johnson Creed, qui ne connaitra jamais son père. Le virus de la boxe étant dans les gènes, Donnie, brillamment interprété par Michael B Jordan, veut plus que tout prouver sur le ring. Il quitte donc son job de cadre pour tenter sa chance dans l’impitoyable monde de la boxe et part donc à Philadelphie. Pourquoi Philly ? Pour être coaché par le plus grand rival de son père : Rocky Balboa…

Autant vous le dire tout de suite, on a adoré. Si vous êtes fans de Rocky (comme nous), si vous aimé la boxe, si vous aimez le dépassement de soi alors ce film est fait pour vous. Evidemment tout n’est pas parfait, la fameuse dose de pathos administrée pourra déranger les plus pointilleux cinéphiles d’entre vous et la fin laisse fortement présager une suite mais quelle claque ! Ryan Coogler (Fruitvale Station et bientôt Black Panther) également co-scénariste remplit son contrat.

Physiquement Michael B. Jordan met la barre très très haute. Apollo Creed, son père, interprété par Carl Weathers nous avais mis une énorme claque avec son physique irréprochable.

Bonjour Apollo AKA Master of Disaster

Bonjour Apollo AKA Master of Disaster

Rappelons d’ailleurs que Carl avait été LineBacker en NFL avant sa carrière d’acteur, ça vous donne une idée des entrainements que le mec s’infligeait. Alors que Stallone y avait été crescendo, s’épaississant au fil des épisodes, au regard des standards actuels ; Michael B. devait impressionné dès ses débuts… Shreddé comme jamais et surentrainé, Donnie transpire la boxe.  Stallone recevait d’ENORMES murges quand il jouait Rocky, Dolph Lundgren l’avait d’ailleurs envoyé quelques jours à l’hôpital. Poursuivant la tradition, Michael B. Jordan sera mis KO en vrai lors du tournage !!

Avec Stallone Rocky est éternel, son interprétation était bouleversante dans Rocky Balboa (le sixième, sorti en 2006), et montrait  à tous que Sly avait du TALENT (oui, oui). Il récidive avec brio dans Creed. Habitué ces derniers temps à casser des gueules avec les Expendables (le 2ème épisode émerveillera votre dimanche soir, faites nous confiance), il reprend un Rocky touchant qui se mue pour la première fois en coach. Distribuant les conseils techniques et tactiques comme il distribuait les uppercuts autrefois, ses enseignements transforment Donnie en véritable contender. Chaque phrase de Stallone sonne juste, lui qui se retrouve dans son poulain et doit également mener un autre combat, loin des rings cette fois. Il a d’ailleurs reçu le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour sa performance.

Avec Creed, nous assistons à l’avènement d’un Rocky 2.0. et la saga passe le cap du XXIème siècle ! Un B.O. rap de folie avec l’enfant du pays Meek Mill, qui vaut bien mieux que ce que le beef avec Drake laisse supposer. Exemple :

Habillé de la tête aux pieds par Jordan, Michael B. pète la classe et lors de ses séances d’entrainements dignes des anciens Rocky, le spectateur est pumped up comme jamais.

Ces workouts sont d’ailleurs l’occasion de jolis clins d’œil. Le fameux combat de fin, passage obligé dans les Rocky, vaut le détour et l’adversaire de Creed, « Pretty » Ricky Conlan, interprété par le boxeur professionnel Tony Bellew représente un impressionnant adversaire pour le jeune champion !

Bref, foncez voir Creed, en solo, avec votre crush ou bien votre crew. Une suite est déjà prévue pour novembre 2017 et on a hâte !

Photo By: Warner Bros
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