Team Birds of Prey

Les Birds of Prey viennent tout juste de commencer leurs aventures au cinéma. Film passable ou inoubliable? Critique.

Cela fait bien longtemps que Margot Robbie souhaite se lancer dans un film centré sur Harley Quinn. Elle y pensait bien avant la sortie de Suicide Squad pour vous dire. L’actrice et productrice étant fan du personnage depuis pas mal de temps, elle décide de se lancer dans l’aventure en produisant elle-même le film Birds of Prey.

Pour ce faire, elle est passée par son propre studio de production LuckyChap Entertainment. Margot a donc réuni une équipe du tonnerre pour mener à bien ses objectifs. On retrouve Cathy Yan à la réalisation, Christina Hodson au scénario, ou encore Sue Kroll pour accompagner Margot à la production. Une équipe 100% féminine en somme. Aussi bien à l’écran que derrière la caméra. Robbie a parié gros. La question qu’on se pose est désormais la suivante: Birds of Prey tient-il ses promesses?

Birds of Prey: L’émancipation d’Harley Quinn

Harley Quinn

Pour vous présenter rapidement le synopsis, Birds of Prey suit les aventures d’Harley Quinn après sa séparation “brutale” avec le Joker. Perdue, elle doit trouver un moyen de s’émanciper, comme elle le dit si bien, et d’accomplir des choses par elle-même. Pendant ce temps, Cassandra Cain, une jeune fille habitant à Gotham, se retrouve mêlée dans une affaire plutôt louche. On retrouve des mafieux redoutables de Gotham dont Victor Zsasz (serial killer) et Roman Sionis (aka Black Mask).

Harley Quinn se retrouvera elle aussi embarquée dans cette affaire et devra s’occuper de “protéger” Cassandra Cain. D’autres personnes notables seront impliquées. Parmi elles, la justicière Huntress (interprétée par Mary Elizabeth Winstead), l’héroïne Black Canary (Jurnee Smollett-Bell) et la policière Renee Montoya (Rosie Perez).

Birds of Prey: Un film très coloré et déjanté

Birds of Prey

Tout ce beau monde sera amené à se croiser et à collaborer (ou non) à un objectif commun. L’histoire est en intégralité racontée par Harley Quinn. C’est elle qui nous explique ce qui lui est arrivé, qui sont les autres personnages, etc. Une technique narrative pas forcément dérangeante, ni forcément marquante…

On se rend bien compte que le côté déjanté de l’héroïne est mis en avant tout au long du film. Cette atmosphère marche plutôt bien. Elle fait une cassure avec l’ambiance 100% sombre à laquelle on avait été habitué avec la bonne vieille Gotham de Batman.

On peut le dire. Elle fait honneur au côté cartoonesque du personnage. Dans les comics, c’est d’ailleurs ce qui est principalement mis en avant. Un peu à l’image des comics Injustice: Ground Zero. On y retrouve la même énergie que dans le film. Dans ce dernier, Harley raconte les événements qui se sont déroulés dans le jeu vidéo Injustice. Bien entendu, elle met l’emphase sur le côté cartoon qui fait partie intégrante de l’univers de l’anti-héros.

La manière dont est narrée l’histoire est aussi originale. Harley, décidant de raconter l’histoire avec de multiples retours en arrière. Ponctuant le tout de remarques plus ou moins drôles. On pourrait penser que cette technique narrative pourrait perdre le spectateur, mais il n’en est rien. On arrive à suivre l’histoire de bout en bout, malgré les divers flash-back utilisés pour raconter le passé des protagonistes.

En parlant du passé des protagonistes, on applaudira l’équipe derrière Birds of Prey pour ne pas être tombé dans l’éternel problème du film de super-héros. Pour le dire de façon plus directe, on ne passe pas la moitié du film à nous raconter les origines des persos principaux. 5 min grand maximum par personnage, le bonheur! On ne tourne pas autour du pot et on se concentre sur l’histoire en elle-même.

Birds of Prey: Plus un film passable qu’une oeuvre incontournable?

Black Mask et Victor Zsasz

Néanmoins, malgré le gain de temps, Birds of Prey a tout de même beaucoup de mal a démarré. Nous n’avons pas réussi à nous plonger directement dans l’univers présenté. La comparaison avec un héros similaire du côté de chez Marvel a dû y jouer pour beaucoup… Vous avez compris de qui nous parlons.

En effet, nous n’avons pas pu nous empêcher de comparer Birds of Prey aux films Deadpool. Les techniques narratives utilisées sont plus ou moins similaires. Cependant, Deadpool (et notamment Deadpool 2) réussissait à nous plonger directement dans le monde de son héros. La non censure et l’utilisation d’un langage cru doit y être pour beaucoup…

Cependant, les messages qui sont renvoyés par les deux franchises ne sont pas les mêmes. On ne pourra donc pas en vouloir directement au film Birds of Prey. Le but de ce dernier étant de promouvoir les femmes avant tout.

Alors que Deadpool mettait en avant principalement le “What the Fuck”. Pourtant, on applaudira la diversité qui est réalisée du côté de chez DC. De nouveaux genres sont explorés, et ce n’est pas pour nous déplaire. S’ils continuent sur cette voie, chaque spectateur trouvera un film qui lui conviendra.

Finissons tout de même cette critique sur une touche positive. Ewan McGregor et Margot Robbie tirent la tête d’affiche à eux seuls. Le côté excentrique présenté par McGregor marche très bien, et colle parfaitement avec l’ambiance globale du film.

Les synergies entre les Birds of Prey sont comprises sans avoir besoin de l’expliquer. Ce qui fait honneur à la description de l’auteur de comics Gail Simone. Et lorsqu’elles se réunissent pour la première fois, il paraît évident que ses fortes personnalités sont faites pour s’entendre à merveille.

En bref

Enfin, on finira cette critique en vous informant que Birds of Prey se laissera regarder sans problème. Néanmoins, c’est loin d’être un must-see. Et aucun acte vraiment marquant ne sera mis en évidence. On tient à vous le dire… Si nous pouvions résumer Birds of Prey en quelques mots: “Un spin-off de Batman plutôt sympa à regarder, sans Batman et sans Joker, donc pas si marquant que ça”. On va retourner lire Mad Love de notre côté. Bon visionnage messieurs dames!

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