Après 4 ans d’absence, le duo Crystal Castles est de retour avec l’album Amnesty (I) et une nouvelle chanteuse Edith Frances.

Enfin, après des années sans aucune nouvelle, Crystal Castles revient avec un nouvel album baptisé Amnesty (I). Sans Alice Glass partie sous d’autres cieux, l’un des groupes les plus novateurs de ces dernières années propose tout de même du très bon.

Retour quasi- inespéré

Avec MSTRKRFT, Crystal Castles est l’autre grand nom de l’électro canadien. Avec des bits très acidulés, à la limite de l’expérimental, le duo fait depuis 2004 danser le monde entier. Trois albums de très bonne qualité plus tard (III fait partie du top 5 des meilleurs productions de 2012 par NME), le drame va survenir quand la chanteuse Alice Glass quitta le groupe en 2014. La canadienne souhaitait en effet continuer sa carrière en solo, des problèmes de harcèlement seraient également liés à ce départ. Voilà donc Ethan Kath seul dans l’aventure. Sans la chanteuse prodige, Crystal Castles n’est bien sûr plus du tout la même chose et les années passent sans aucun signe de vie des rois du synthpop.

Désormais, Alice Glass coule des jours tranquilles bien loin de son ancien partenaire. On attend encore son album solo, un an après la sortie de son single Stillbirth très personnel (dénonçant les violences sexuelles). Ethan Kath veut quant à lui toujours continuer l’aventure Crystal Castles, il décide de repartir quasiment de zéro en allant chercher une nouvelle chanteuse en vue d’un prochain album.

En 2015, c’est la grande nouvelle pour tous les fans de Crystal Castles : ils sont de retour avec  un nouveau son Frail. Pour remplacer Glass, Kath est allé chercher le même profil en recrutant Edith Frances. Même voix et même style, on y voit quasiment que du feu.

Un album très politique

Pour ce grand retour, le (nouveau) duo ne fait pas de grands bouleversements dans sa création. Intitulé Amnesty (I), cet album se veut une nouvelle fois très engagé, comme l’avait pu être en 2012 III. Les canadiens s’impliquent ici dans les droits de l’Homme comme l’explique très bien Edith Frances sur Instagram. Une partie des recettes de cet album sera d’ailleurs reversée à l’ONG Amnesty International.

 

Amnesty rentre directement dans le sujet dès le départ avec la première piste intitulée Femen. Parfaitement rythmé, cet album alterne les morceaux très explosifs comme Frail ou bien Concrete et les sons plus posés. Parmi ces derniers on retiendra tout particulièrement Chloroform et Their Kidness Is Charade qui vient magnifiquement conclure ce retour. 11 tracks qui nous font bouger et planer.

Très proche de ce que Crystal Castles faisait à l’époque avec Alice Glass, Amnesty (I) est donc plus un prolongement qu’un véritable renouveau. Toutefois l’album est maîtrisé et Edith Frances nous fait oublier sans problème l’ancienne chanteuse. Les fans d’électro-punk peuvent se réjouir, Crystal Castles est enfin de retour et c’est une réussite.

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