Le fan qui a vu entierement la pire saison de l’histoire des Knicks

Durant la saison 2014/2015, Dennis Boyle a suivi les New York Knicks lors de tous les matchs. Pas de chance, c’était la pire de l’histoire de la franchise.

Si cette saison, les New York Knicks ont l’air d’avoir une équipe qui soit capable de faire quelque chose, il fut un temps où cette franchise était la risée de toute la NBA. En 2014/2015, la team de Big Apple avait connu le pire exercice de son histoire. Une saison avec 17 victoires pour 65 défaites et l’une des plus mauvaises attaques de la Ligue. Cette année-là, un homme avait décidé de suivre ses joueurs favoris durant les 82 matchs des Knicks. On vous raconte le véritable enfer qu’a subit Dennis Boyle

American Nightmare

L’histoire de Dennis Boyle va sûrement intéresser de nombreux scénaristes d’Hollywood, tant elle est « Amazing » (comme on dit là-bas). Fan inconditionnel des Knicks, cet homme qui avait 32 ans à l’époque a décidé pendant une saison de suivre son équipe durant les 82 matchs de 2014/2015. Une décision prise juste après s’être fait viré de son poste d’avocat qui devait être une sorte de thérapie pour lui.

Grâce à quelques économies qu’il avait mis de côté, Boyle part donc pour ce qui devrait être 8 mois de rêves. Mais malheureusement, ce new-yorkais a mal choisi son année et les vacances vont vite tourner au cauchemar. Un véritable calvaire tout cela à cause des performances juste pitoyables des Knicks. La bande de Carmelo Anthony enchaînera les défaites n’empochant seulement que 17 petites victoires. Le jeu proposé par le coach Phil Jackson est par ailleurs affreux. En 2015, l’époque où les Knicks faisaient partie du gratin de la NBA semblait révolue.

Une torture qui aura couté plus de 25 000 $

Un spectacle affligeant que Dennis Boyle a vu du début à la fin. Pour suivre les Knicks durant toute cette saison, ce fan a dépensé plus de 26 000 $. 7000 pour les billets, 9000 pour l’avion et le reste en frais d’hôtel et de restauration. Pas de chance pour lui, il a même du cette année-là aller voir sa team à Londres. De quoi alourdir un peu plus la facture, surtout qu’il a du acheter ses billets au marché noir.

Au bout de 82 matchs, Boyle était au bord de la dépression. Devenu un véritable buzz à lui tout seul, il a enchaîné les interviews auprès des médias américains, mais aussi étrangers. Une chaîne de télévision japonaise a même fait le déplacement pour le rencontrer. À domicile comme à l’extérieur, les spectateurs vennaientt le voir à chaque mi-temps pour le saluer et tenter de le réconforter. Boyle aurait sûrement bien aimé ne pas connaître cette célébrité éphémère.

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À la fin de  la saison, il a déclaré au New York Times : je suis effondré. J’en ai perdu la raison, et ma mémoire est complètement brouillée. » Cette phrase résume à elle seule le calvaire qu’a enduré ce supporter. Durant tous ces matchs, Boyle est passé par toutes les émotions. Car mine de rien, il y a quand même eu 17 victoires dont celle inimaginable contre les Cavs le 30 octobre 2014 ou bien encore le gain à San Antonio le 17 mars 2015.

« Je veux juste m’effondrer »

Outre les défaites qui se sont accumulées, ce chemin de croix s’est aussi construit pendant le voyage. En effet, quand ton équipe joue en moyenne tous les 3 jours, il faut suivre niveau avion. Dennis Boyle a donc multiplié les vols depuis New York en direction du reste des États-Unis. Au cours de cette saison marathon, il aura tout de même raté à trois reprises ses vols.

Boyle résume au NY Times, son expérience traumatisante de la manière suivante :

« Lorsque vous approchez de la ligne d’arrivée, il y a deux écoles de pensée », a-t-il déclaré. « Il peut vous revitaliser et vous pousser plus fort. Mais je pense que je suis plus le type qui veut juste s’effondrer ».

Une histoire dramatique qui ne devrait normalement plus se reproduire. Après avoir partagé son périple sur son blog, Dennis Boyle a l’intention d’écrire un livre. En attendant, il peut aller assister tranquillement aux matchs des Knicks avec l’assurance de voir plus de victoires cette saison qu’en 2014/2015.

Pierre-Andrea

Pierre-Andrea

Journaliste chez La Sueur
Ecrit sur la NHL, le surf, le running et la culture
Pierre-Andrea
Photo By: NY Times

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