General Elektriks : rencontre avec le génial Hervé Salters

Notre Interview de Hervé Salters, leader de General Elektriks, lors du Festival Chorus

Le week-end dernier, nous étions dans le quartier de La Défense, pour le Festival Chorus, du premier au 10 avril, de nombreux concerts seront proposés dans les Hauts-de-Seine. Pour ce premier week-end, nous avions le plaisir d’interviewer les talenteux Fakear, General Elektriks et Thylacine.

Qu’évoque pour toi la saison des festivals ?

General Elektriks : C’est très différent des concerts de clubs ou de salles, dans le sens où ici tout le monde ne te connaît pas forcément. Mais c’est une chance, car tu peux toucher de nouveaux fans potentiels. L’atmosphère est différente, car c’est en extérieur ou sous de grandes tentes comme ici à Chorus. Les énergies sont moins contrôlées et c’est un peu plus dur à chauffer, mais on est habitué. C’est vraiment un côté grosse fête, les gens viennent ici pour s’éclater.

D’où vient le nom du groupe, General Elektriks  ?

General Elektriks : C’est un détournement Pop’art du nom de la marque General Electric. Je trouvais que cela décrivait bien la musique du projet surtout celle de notre premier album, l’énergie un peu foutraque qui se dégage de cela. Et puis je trouve cela mieux que Hervé Salters !!

Et par rapport à ton costume de scène, comment t’es venu cette idée ?

General Elektriks : La petite histoire est que je faisais une tournée sur la côte ouest des USA avec un groupe de Hip-Hop The Mighty Dogs. On quittait San Francisco pour faire une tournée en Europe, on devait faire un concert au New Morning et je n’étais pas sûr de ce que j’allais porter. Avant d’aller à l’aéroport, je me suis arrêté dans une friperie et je me suis dit qu’il fallait aller vers ce look des Beasty Boys, un look d’agent du FBI des 60’S. Au final, un photographe est venu au concert de The Mighty Dogs et c’est devenu les photos officielles de GE.

 

Tu as été à San Francisco, tu vis maintenant à Berlin depuis 4 ans. Qu’est ce que tu tires de tout cela pour ta musique ?

General Elektriks : Le déménagement à SF a eu clairement un énorme impact sur ma musique, notamment car j’ai traîné avec les gars de Quannum Projects (avec DJ Shadow entre autres). L’élément hip-hop est donc devenu très important dans le projet GE. Je ne peux pas dire encore que Berlin a eu une influence, car je ne suis pas un hystérique de musique minimaliste et de techno. Le fait de vivre à Berlin était plus un choix de vie qu’un déménagement musical. Par contre, Berlin est une ville très inspirante artistiquement, beaucoup d’artistes y vivent, cela te renforce dans le fait qu’il faut que tu traces ta route. Je dirais que le déménagement à Berlin a eu un impact sur les textes du dernier album, d’ailleurs il s’appelle To Be a Stranger, chose que je ressens plus fortement là-bas, car je n’ai pas de racines.

Quelles sont tes influences musicales ? Changent-elles entre chaque album ?

General Elektriks : Certaines choses ne changent pas, j’ai toujours mes « dieux » comme Steevie Wonder, David Bowie, les Beatles… Après j’essaye d’être un maximum dans le présent, je ne suis pas un vieux con passéiste, j’écoute donc des trucs actuels. Pour cet album-là, j’ai écouté Kendrick Lamar même si son dernier album To Pimp a Butterfly est sorti alors que le mien était fini. J’écoute aussi beaucoup Jonwayne, un producteur de Hip-Hop assez barré et très créatif. Il y a eu beaucoup de rap sur les premiers albums, pour la suite j’espère qu’il y aura des feats.

Qu’en est-il de la suite du projet General Elektriks  ?

General Elektriks : J’ai déjà des nouveaux morceaux de prêt. Il se peut donc que cela aille plus vite pour le prochain, mais je ne peux encore rien garantir. Cela va dépendre si j’ai autres collaborations. Ce qui est important pour moi c’est l’envie de le faire et en ce moment j’ai envie de faire du GE.

Tu as fait dernièrement la musique de Arretez-moi là, un film de Gilles Bannier avec Reda Kateb. C’est un monde qui t’intéresse ? As-tu envie de continuer dans cette voie-là ?

General Elektriks : Oui, j’estime que c’est quelque chose d’important. De nos jours, les gens fonctionnent beaucoup avec les yeux, plus qu’avec les oreilles et même en termes de musique. Surtout, je suis un grand fan de cinéma et faire des musiques de film m’intéresse énormément. J’aime bien cette idée d’œuvre de commande, GE c’est mon petit jardin secret et cela me permet de libérer pour faire des collaborations. L’image c’est un tremplin d’idées créatives, je ne vois pas cela comme une limite, mais comme un point de départ à l’inspiration de la musique qui est au service de l’image. C’est totalement différent de GE où là tu es devant une page blanche et tu dois fournir toute la matière.

Places pour le festival ici.

 

La suite du programme : Encore du lourd pour ce week-end

Ce week-end on attend encore du beau monde au village de la Défense et dans tout les Hauts-De-Seine. Vendredi, on aura l’occasion d’écouter entre autres OXMO PUCINO et Georgio à la Défense ainsi que Yaël Naim à Boulogne. Samedi grosse soirée sur l’esplanade world music avec Caravan Palace, Ibeyi et Acid Arab. Dimanche On conclut le Chorus en beauté avec Nekfeu pour un show qui s’annonce déjà grandiose.

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Photo By: Tim Deussen
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