On vous avait dit que les Français allaient vite passer à la trappe en très peu de temps, mais on ne pensait pas que ça allait être aussi rapide pour certains. Lucas Pouille est l’un d’entre eux. Retour, à l’image de son tournoi, express sur son parcours.

On avait clôturé 2017 de la plus belle des manières avec ces images. Lucas Pouille effaçait Steve Darcis aka « Monsieur Coupe Davis » aka « L’Homme qui ne perd jamais dans un match décisif de Coupe Davis », bla-bla-bla. On connaissait le Lucas Pouille un peu en retrait lors des grands moments, un peu timide. D’un coup d’un seul, Lucas Pouille le timide devenait Lucas Pouille le clutch, le conquérant, le bulldozer. Tous les médias l’annonçaient : cette Coupe Davis allait faire du bien à tout le monde. Car depuis quelque temps, nous avons la manie de descendre en flèches nos tennismen français.

https://www.youtube.com/watch?v=c62SGxosxWc

Quasiment tous promis à une carrière fantastique, aucun d’entre eux n’a pourtant atteint le niveau que l’on leur prédisait. Cette Coupe Davis c’était donc un moyen de dire « Voilà, on l’a fait, on a atteint un gros niveau, on a rempli le contrat ». Et hop : plus de pression, que du kiff. Le problème avec nous, français, c’est que rien n’est trop beau. Une Coupe Davis ? Bof, trop facile. C’est juste une promesse d’avenir supplémentaire : « 2018 sera une grande année pour nos Français vainqueurs de la Coupe Davis ! ».

C’est donc des Français sans pression que nous étions supposés retrouver pour cet Open d’Australie. En tête d’affiche, notre sauveur : Lucas Pouille. Vous savez : le clutch, le conquérant, le bulldozer. Gros coup du sort, tous les Français héritent d’un tableau immonde. Tous ? Non ! Car un grand conquérant des Hauts-de-France, le cul bordé de nouilles, s’en sort avec un : Bemelmans, Basilashvili, Anderson, Sock pour filer en quarts. De quoi être serein, n’est-ce pas ?

SUR LE MÊME SUJET :

Face à Ruben Bemelmans, on pouvait logiquement espérer que Lucas Pouille franchisse pour la première fois de sa carrière le premier tour à l’Open d’Australie. Franchement, on a été serein jusqu’au milieu du second set. À 6/4 4/2, on doit avouer qu’en termes de sérénité, on a très vite chuté. Mais très, très vite. Un peu comme Mitroglou devant un gardien de but. Au final, Lucas Pouille se fait sortir en quatre sets par Ruben Bemelmans, 117ème mondial et issu des qualifications. Même pas besoin de vous faire un dessin, vous vous imaginez bien que Lucas Pouille a fait un match dégueulasse. 3 balles de breaks converties sur 14, 7 jeux blancs encaissés, 63 fautes directes, mais surtout un manque de bagage physique sur le court. Soyons aussi totalement honnêtes, Ruben Bemelmans a joué l’acier sur ce premier tour. Agressif quand il le fallait, intensité défensive au top, inspiration, il y avait tout chez le Belge ce jour-là.

On voulait terminer l’article sur ça, Bemelmans vainqueur et avec les honneurs. Mais on va poursuivre par pur masochisme. Lucas Pouille a donc perdu alors qu’il avait un tableau prenable jusqu’aux quarts. Vous savez quoi ? Toutes les têtes de série présentes dans le carré de Lucas Pouille sont aussi sorties dès le premier tour. Kevin Anderson, Jack Sock et Philipp Kohlschreiber : OUT. Et ce, avant le match de Pouille. Vous imaginez donc notre frustration devant la télé de savoir que si Pouille passait, il allait trottiner tranquillement jusqu’aux quarts, où il pouvait affronter Dimitrov. Le sort manque de forme de Lucas Pouille en a décidé autrement. Nous n’avons plus qu’à nous ranger derrière Tsonga,vainqueur in extremis de Shapovalov, pour essayer de nous faire vibrer…

Partager cet article

Tags

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.