Après Nazaré, c’est au tour de Mavericks de se réveiller

Le spot de Mavericks a vu déferler la semaine dernière ses premières grosses vagues de la saison. Un endroit où l’égalité des sexes n’est pas encore au rendez-vous à l’eau.

La semaine dernière, le spot de Mavericks s’est réveillé pour offrir ses premières grosses vagues de l’année. Un swell imposant qui a fait le bonheur des locaux.

vidéo du 06 novembre par Surfline disponible ici

Situé à 20 minutes en voiture de San Francisco à Half Moon Bay, Mavericks est l’un des spots mythiques pour le big wave surfing. Bien qu’elle ne tube pas, la vague de Mavs est très puissante et offre un drop très vertical qui est compliqué à négocier. C’est l’un des spots les plus dangereux au monde avec celui de Jaws à Hawaï ou Nazaré au Portugal. Plusieurs surfeurs comme Mark Foo en 1994 et Sion Milosky en 2001 y ont laissé la vie. Mavericks a tendance à happer les riders vers les fonds. Ainsi, on peut passer de nombreuses secondes (minutes) sous l’eau à lutter contre la puissance de l’océan et espérer ressortir indemne.

La vague étant située à plus d’un kilomètre du rivage, il faut déjà ramer pas loin de 45 minutes avant d’atteindre le pic (si on a pas de bateau pour y aller). S’en suit après une longue attente au pic. Généralement, une bonne session à Mavericks débouche sur deux-trois vagues surfées en 4-5 heures. La semaine dernière, on a eu droit à des sessions correctes, mais qui n’étaient pas les plus imposantes qu’on ait pu voir à Half Moon Bay. Un bon échauffement pour la suite de la saison hivernale qui devrait proposer une houle beaucoup plus grosse que celle des jours précédents.

Titans of Mavericks : les femmes auront désormais droit de surfer

Pour désigner le king de ce spot légendaire, est organisé chaque année le Titans of Mavericks. Un contest qui se tient lorsque les vagues atteignent une taille suffisante entre le 01 novembre et le 31 mars. Cette année, c’est une petite révolution qui a eu lieu du côté de la Californie du Nord. Les femmes jusque-là bannies de cette compétition auront droit à leur contest. Un combat mené de longue date, notamment par la surfeuse Bianca Valenti. Ainsi 6 rideuses pourront prendre part sur un seul heat à cette épreuve avec la possibilité de remporter un prize money de 30 000 $.

Bien que ce soit une avancée dans une discipline (le big wave surfing) très masculine, on est encore très loin de la somme empoché par les hommes sur cet event qui est de 120 000 $. Cette année en tout cas, de nombreux efforts sont faits en termes d’égalité des sexes dans le surf de gros. La WSL organisera un Big Wave Tour 100 % féminin sur une seule étape qui se tiendra soit à Jaws soit à Todos Santos en fonction des conditions. 12 athlètes sont invitées dont la française Justine Dupont.

Pierre-Andrea

Pierre-Andrea

Journaliste chez La Sueur
Ecrit sur la NHL, le surf, le running et la culture
Pierre-Andrea
Photo By: travelalltogether

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