NBA 2017-2018 – Vous avez dit superteams ?

La NBA 2017-2018 est de retour pile dans deux mois ! Et en attendant les éventuels mouvements de Carmelo Anthony et de Kyrie Irving, on assiste depuis la free-agency à un renforcement de quelques franchises qui sur le papier ont belle allure.

Le débat sur les superteams est revenu lorsque les Warriors ont remporté le titre cette saison. Avec Curry, Thompson, Durant et Green, soit 4 All-Stars et champions NBA entre autres, Golden State est considérée comme une superteam, comme Miami a pu l’être lorsque LeBron et Chris Bosh ont rejoint la franchise en 2010 pour épauler Dwayne Wade. Sauf que LeBron n’est pas vraiment de cet avis et a plus parlé d’équipe en construction pour parler de cette période. Un avis que n’a pas partagé Draymond Green lors de la célébration du titre à San Francisco.

Super, pas super ? Quoi qu’il en soit, l’objectif pour les autres franchises va être encore une fois de les détrôner. Les 29 ne peuvent évidemment pas toutes y prétendre, mais quelques-unes d’entre elles se sont renforcées dans ce sens.

Houston, OKC, Minnesota… du lourd à l’Ouest !

Les Rockets sont prêts à bombarder

Après une saison régulière de feu et des espoirs de finale de Conférence brisés par les Spurs, Houston ne veut pas en rester là. Avec un effectif bien géré par Mike D’Antoni, élu coach de l’année, et avec un James Harden taille patron et (presque) MVP, les Rockets veulent viser plus haut l’an prochain. Pour cela, ils ont attiré l’un des meilleurs meneurs de la NBA : Chris Paul, qui était free-agent comme Blake Griffin, a rejoint James Harden au Texas. Les deux nouveaux coéquipiers devront trouver un terrain d’entente, alors qu’Harden sort d’une saison exceptionnelle après être passé au poste de meneur, avec des triples-doubles à la pelle. Avec l’arrivée de CP3, il retrouvera probablement son poste d’arrière et aura moins le ballon en main. Un problème qui n’en est pas forcément un pour Mike d’Antoni, qui peut se réjouir d’avoir ces deux stars dans son équipe. Une troisième va peut-être rejoindre les rangs des Texans. En effet, après six ans et demi à New-York, Melo a des envies d’ailleurs. La situation sportive et en interne (tensions avec Phil Jackson notamment) le pousseraient à partir. Le transfert s’avère toutefois compliqué puisque Houston a peu d’atouts à proposer en échange si ce n’est Ryan Anderson.

Si cela arrivait, Paul, Harden et Anthony formeraient le Big 3 de la franchise, entourant de bons éléments comme Eric Gordon, la gâchette à trois points, Trevor Ariza, ou les pivots Clint Capela et Nenê. Ils ont en plus récupéré de bonnes affaires comme P.J Tucker et Luc Mbah Moute, coéquipier de CP3 aux Clippers. Qu’on se le dise, les paniers pourraient continuer à pleuvoir la saison prochaine pour l’une des meilleures attaques de la NBA.

Minnesota a une faim de loup

L’une des franchises qui pourrait être la surprise du chef est Minnesota. Les Timberwolves ont frappé un grand coup en prenant Jimmy Butler, le franchise player des Bulls, en échange de Zach Lavine, Kris Dunn et le 7e choix de la draft, Lauri Markkanen. Avec l’arrivée de l’un des meilleurs swingmen de la Ligue, l’équipe de Tom Thibodeau, ancien coach des Bulls et de Jimmy Butler ont une nouvelle force de frappe offensive et défensive. Une arrivée qui a fait des émules et a attiré d’autres joueurs. En effet, le 13e à l’Ouest ne s’est pas arrêté là puisqu’ils ont également enregistré les arrivées de Jeff Teague pour compenser le départ de Ricky Rubio au Jazz, et des expérimentés Jamal Crawford, qui a préféré le projet des Wolves à celui des Cavs, et Taj Gibson, ancien Bull et éphémère Thunder.

Avec un potentiel 5 majeur composé de Teague, Butler, Wiggins, Gibson et Towns, l’équipe de Minneapolis aurait fière allure. Les noms ne font pas tout, et Thibodeau devra faire en sorte de créer une alchimie entre tous ces joueurs, mais avec cet effectif, les Wolves peuvent prétendre aux play-offs l’an prochain.

Le Thunder à l’affût

Cette année, Oklahoma City, ça a principalement été Russell Westbrook. Ses performances individuelles historiques ont permis au Thunder d’être en play-offs en dépit du départ houleux de Kevin Durant. Malgré tout, l’arbre Westbrook n’a pas réussi à masquer la forêt OKC, moins dense que son meneur. Pour mieux entourer le MVP de la saison régulière, mais aussi les excellents intérieurs que sont Enes Kanter et Steven Adams, le Thunder avait besoin d’un ou deux scoreurs supplémentaires. Ils ont fait l’une des bonnes affaires de l’intersaison en recrutant Paul George, dont le départ d’Indiana était prévisible, mais pas forcément pour rallier le Texas. Si George n’est pas sûr d’être présent à OKC l’an prochain, lui que l’on annonce déjà partant au Lakers, il a tout de même rejoint les rangs d’un prétendant sérieux à l’Ouest. Il sera l’une des premières options de l’équipe et pourrait former un très bon duo avec Russ West. Il a même annoncé qu’il ne fermerait pas la porte pour rester à OKC à l’avenir. Une bonne nouvelle pour le Thunder qui pourra compter sur l’un des meilleurs ailiers de la Ligue et ne pas souffrir du manque d’efficacité offensive et de précision d’un André Roberson très bon défenseur mais maladroit au shoot. Avec les arrivées de Raymond Felton en meneur backup et de l’ailier fort Patrick Patterson, l’idéal pour le Thunder serait de faire l’acquisition d’un bon arrière, après le départ de Victor Oladipo (et de Domantas Sabonis) à Indiana dans le cadre du trade de George.

Les cartes sont rebattues à l’Est

La Green Army

Les Boston Celtics ont vécu une belle saison 2016/2017, avec un bilan de 53 victoires pour 29 défaites qui leur a permis d’être champions de la Conférence Est. Avec l’apport d’Al Horford en provenance des Hawks, les coéquipiers d’Isaiah Thomas ont atteint les finales de play-offs mais se sont cassé les dents face à Cleveland. Malgré tout, les C’s ont retrouvé un peu de leur gloire d’antan sous la houlette du coach Brad Stevens, qui améliore chaque saison le bilan de son équipe depuis son arrivée il y a quatre ans.

Leur progression sur les parquets est aussi due à une bonne gestion en dehors. La franchise dirigée par Danny Ainge s’est par exemple permis d’échanger son premier tour de draft (qu’elle avait obtenu lors du trade de Paul Pierce et Kevin Garnett vers Brooklyn en 2013) contre le troisième, qui s’est porté sur Jayson Tatum, l’ailier sorti de Duke. Ils auront aussi un choix du premier tour en 2018 ou en 2019

Afin de se renforcer pour concurrencer un peu plus Cleveland, les Celtics sont parvenus à attirer Gordon Hayward, l’ailier du Jazz, très convoité lors de la free-agency. Grâce à la présence d’Isaiah Thomas, d’Al Horford et de Brad Stevens, son ancien coach à l’université de Butler, les Celtics ont su convaincre le joueur majeur d’Utah de les rejoindre, malgré les propositions du Jazz et du Miami Heat.

L’un des meilleurs joueurs de la ligue à son poste rejoint ainsi Boston, offrant pléthore d’ailiers à Brad Stevens (Hayward, Jaylen Brown, Jayson Tatum et Jae Crowder, toujours présent), qui a affirmé qu’il pourrait jouer avec deux, trois voire quatre ailiers. Pour faire venir Hayward, les dirigeants ont toutefois dû sacrifier Kelly Olynyk, le bourreau des Bulls au match 6 du premier tour des play-offs, parti au Heat. Ils ont également perdu Avery Bradley, l’un des meilleurs two-way guards de la ligue. L’auteur du shoot clutch qui a permis aux C’s de ne pas se faire sweeper face à Cleveland a été cédé à Detroit contre Marcus Morris.

Malgré cela, les Celtics semblent être encore mieux armés qu’il ne l’était cette saison, avec I.T, Al Horford et Hayward, épaulé par des joueurs comme Marcus Morris, Gerald Green, Guerschon Yabusele, Jaylen Brown et Jayson Tatum, sans oublier Marcus Smart et Jae Crowder qui pourraient partir mais sont encore présents. Les affrontements contre les Wizards (avec cette saison Marcus contre son jumeau Markieff) devraient être encore bouillants !

Le « Process » de Philly

À Philadelphie, le fameux « Process » suit son cours. Markelle Fultz, choix n°1 de la draft, Ben Simmons, choix n°1 de la draft de l’an dernier et Joel Embiid pourrait constituer une jeune Big 3 plein d’avenir. De manière générale, les 76ers peuvent compter sur de jeunes joueurs prometteurs : Jahlil Okafor, Timothée Luwawu-Cabarrot, T.J McConnell ou encore Dario Šarić, dans la shortlist pour le rookie de l’année. Entourés par l’arrivée des vétérans J.J Redick et Amir Johnson, les Sixers sont déjà annoncés en play-offs, dans une conférence Est où quelques équipes semblent affaiblies ou en reconstruction. Pour Philadelphie, l’heure de la reconstruction semble révolue et l’équipe doit désormais confirmer les attentes placées en elle depuis quelques années. Les fans veulent enfin faire confiance au fameux “Process” clamé par Joel Embiid.

Avec JJ Redick et Amir Johnson, les Sixers changent de dimension

Statu quo à Cleveland

Pour l’heure, Cleveland se montre assez inactif sur le marché. José Calderon, Cedi Osman, Jeff Green sont arrivés, et Kyle Korver a resigné, mais rien de plus. David Griffin, le GM de Cleveland, est parti, au grand dam d’un LeBron James qui serait également inquiet de l’intersaison de sa franchise. La demande de départ de Kyrie Irving n’a pas arrangé les choses. Le meneur souhaite être le leader de son équipe, ce qu’il ne peut pas être tant que LeBron sera à ses côtés. De plus, les Cavs ont laissé passer quelques gros coups comme Paul George, Jimmy Butler et à un degré moindre Jamal Crawford. L’arrivée Derrick Rose peut compenser la perte (numérique) de Kyrie Irving, mais cela semble encore insuffisant.

Pourtant, les Cavs restent les Cavs, et LeBron reste LeBron. Quel que soit l’équipe où il est, le King peut considérer que son équipe est dans les favoris lorsqu’il y joue. Il a joué ses septièmes finales NBA d’affilée et a tourné à un triple-double de moyenne lors de celles de cette année. Pas suffisant face à l’armada des Warriors. Mais cette saison, LeBron sera encore entouré par ses lieutenants Kevin Love, J.R Smith, Tristan Thompson et le nouveau venu Derrick Rose. Et rien ne dit qu’Irving puisse partir, le trade s’annonçant compliqué, comme pour celui de Melo.

Même si les plus-values que LeBron souhaite ne viennent pas, ce cinq reste quand même une valeur sûre à l’Est et dans la Ligue. Malgré la montée en puissance des autres équipes, on imagine mal Cleveland ne pas aller au moins en Finales, que ce soit de Conférences ou NBA.

The Real Superteam

Et Golden State dans tout ça ? Les Warriors ont misé sur la stabilité, ce qui semble logique et indispensable pour continuer à dominer comme ils le font. Stephen Curry a re-signé pour cinq ans et 201 millions de dollars. Kevin Durant, André Iguodala, Shaun Livingston et Zaza Pachulia ont également été conservés. Les Warriors ont en plus attiré Nick Young, l’arrière des Lakers et Omri Casspi. Le rouleau compresseur conserve tous ses éléments et a même ajouté quelques pièces à sa mécanique.

Le mot de la fin revient au défenseur de l’année et au moteur du roster : Draymond Green, toujours fervent défenseur de son équipe et – déjà – auteur d’un “block” bien senti contre ses futurs adversaires. « Je pense toujours qu’il n’y a personne dans cette ligue qui peut nous battre. »

RDV le 17 Octobre pour le début des hostilités !

Photo By: Montage La Sueur

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