Alors qu’il s’apprête à disputer une demi-finale relevée contre Thiem, Rafael Nadal donne l’impression d’être seul sur la planète Tennis.

Plus particulièrement, sur Roland-Garros. L’édition 2017 n’est jusque-là pas la plus intéressante que l’on ait vue à Paris – on retiendra plus les performances des Français en dehors que sur les terrains, Federer est absent, la météo est instable et les gradins très peu remplis. Heureusement, Nadal peut à lui tout seul la rendre inoubliable.

Alors qu’il vient tout juste de souffler trente et une bougies, l’Espagnol semble invincible, un véritable rouleau compresseur. Il suffit de comparer quelques chiffres avec les éditions précédentes pour s’en rendre compte. Sur ses neuf victoires à Roland Garros, Nadal n’a perdu en moyenne que 1,9 set, et 71 jeux (environ 10 jeux par match). Son année la plus mémorable restera l’édition 2008 : il est allé chercher son quatrième titre en ne lâchant aucun set et surtout seulement 42 jeux (une moyenne de 6 par match). Ces statistiques sont incroyables ! – surtout lorsque l’on ajoute la constance de Rafa, gagner 9 fois en 11 éditions.

Ne nous arrêtons pas là et intéressons-nous à cette édition 2017 et ce qu’elle peut apporter à la légende de Rafa Nadal qui est déjà bien garnie. En cinq matchs, il n’a perdu aucun set et seulement 22 jeux si l’on compte sa victoire par abandon en quart de finale contre son compatriote Pablo Carreno Busta. Il lui reste deux matchs et 20 jeux pour battre son record. En considérant ses futurs adversaires, le record semble difficile à atteindre et encore plus à battre. Mais finalement, c’est juste des chiffres, seulement des trucs de journaliste, ce qui compte c’est le jeu et la logique du terrain. À ce jeu-là, Nadal est incroyable cette année à Porte d’Auteuil : il a écrasé Basilashvili en lui laissant un seul jeu. Il n’avait jamais écrasé un adversaire de cette façon, le Nadal version 2017 est une machine jusqu’à maintenant. Et même si les deux matchs restants devraient être plus relevés (merci au nouveau système de têtes de série qui protègent les grands champions…), espérons qu’il ira jusqu’au bout et qu’on puisse enfin le voir brandir un dixième trophée, là où on l’a vu grandir sur ce court Philippe Chatrier.

Évidemment, Nadal ne fait pas l’unanimité parmi les fans de tennis, mais peu importe les rumeurs ou les préférences, tout le monde souhaite parfois sans se l’avouer de voir ce champion rester sur le toit de Paris, dimanche prochain. Parce que finalement, le jour où Nadal ne sera plus là, ou plus aussi performant, Roland Garros n’aura plus la même saveur et pour nous ce sera le signal qu’on aura pris un coup de vieux : une bonne claque de dix ans.

Il est difficile pour terminer de ne pas faire un parallèle avec un autre moment sportif historique qui a eu lieu cette semaine : Nadal en est fan. Je parle évidemment du Real Madrid et de Cristiano Ronaldo : en décrochant une douzième Ligue des Champions et surtout en gardant le trophée deux années de suite, c’est une page de l’histoire du football que Zizou et ses joueurs ont écrite. La semaine a bien commencé alors, s’il te plaît Rafa ne gâche pas la fête, plus que deux matchs et on est prêt à fêter la « decima » avec toi !!

https://youtu.be/9Ot6pX9W0VA

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