NBA 2015-2016 – What a Time To Be Alive

Retour sur une saison NBA 2015-2016 épique, à travers le troisième oeil de La Berkane

Bien que cet « album » ne fût pas de qualité, je pense qu’il résume parfaitement l’année que l’on vient de passer en NBA. Non franchement en octobre dernier avant le début de la saison qui s’attendait à ce qu’on a vécu ?

Comment ça vous voyez pas de quoi je parle ? Vous venez d’assister à la meilleure saison régulière de l’Histoire, vous pourrez dire ouais j’ai fait partie de cette génération. Parce qu’au final même si « it means nothing without a ring » les Golden State Warriors 2015-2016 reste l’équipe avec le meilleur début de saison, et la meilleure saison de toute l’histoire de la NBA. Vous vous rendez compte que vous venez d’assister à une équipe qui a gagné 89% de ses matchs. Perdre 9 matchs sur 82 c’est complètement surréaliste.

Mais au-delà de cette saison des Warriors il y a eu aussi de belles surprises, une cuvée de rookies sur laquelle on n’aurait pas misé et pourtant ! Depuis quand on n’a pas eu de rookies aussi prêts à jouer et aussi bon ? Des confirmations comme Karl Anthony Towns ou d’énormes surprises comme Porzingis. Même Okafor qui a quelques soucis extra sportifs à montrer qu’il était prêt à prendre n’importe qui dans la raquette et lui faire l’amour sans préliminaires.

C’est pas fini, que dire des équipes qu’on n’attendait pas à ce niveau ! Des confirmations comme les Hawks ou OKC, des éclosions aussi. Regardez la saison des Hornets, des Raptors, des Celtics, de PORTLAND ? Damian Lillard a enflammé à lui tout seul la Conférence Ouest, foutu les projecteurs sur l’Oregon alors qu’on les croyait morts après le départ de LMA, Lopez et Batum. On a aussi (re)découvert des joueurs comme Isaiah Thomas ou le plus gros ratio Paire de couilles / Taille du corps de la Ligue.

Mais une saison réussie c’est aussi quelques ratés qu’on n’attendait pas. Et cette année il y en a eu des déceptions, les Bulls incapables de se qualifier en PO alors que les observateurs les voyaient en finale, les Rockets et Harden, qui malgré une qualification ont fait une saison dégueulasse. Anthony Davis n’a pas su justifier l’investissement consenti par les Pelicans résultat saison galère pour eux aussi alors qu’ils étaient sur la bonne voie l’an passé. Pareil pour les Bucks de Milwaukee incapable de se hisser en playoffs alors qu’ils étaient l’équipe poil à gratter l’an passé et que Jason Kidd semblait parti pour entrer dans le cercle fermé des bons joueurs devenus bons coachs.

Si vous avez suivi la NBA cette année vous avez aussi pu prendre part à la dernière saison de Dieu, aka Kobe Bryant qui s’est fini en apothéose. Kobe c’est ce qui s’est le plus rapproché du GOAT et vous avez vu ses derniers paniers, ses derniers dribbles, ses dernières passes (bon d’accord ça pas beaucoup, mais à qui faire la passe en même temps ?).

Que dire des NBA PLAYOFFS 2016 sérieusement ? Bon à l’Est pas grand-chose à part les balls de Thomas, Drake qui devient fou et qui trashtalk tout le monde, et les Raptors qui accrochent un peu les Cavs c’était relativement sans surprise, mais d’un bon niveau. Mais alors à l’Ouest seigneur. Les Spurs qu’on voyait champions NBA après l’arrivée de West et Aldridge se sont effondrés face à deux extra-terrestres que l’on nomme Russell et Kevin. Chaque fois qu’on pensait être sûr de quelque chose dans ces playoffs l’inverse s’est produit. Ce même Thunder qui avait sorti les Spurs menait 3-1 face à Golden State plus rien ne pouvait leur arriver ils avaient littéralement éteint Oakland et les types n’ont pas su conclure. Pour la première fois de l’Histoire une équipe remontait un déficit de 3-1.

Tout ça, c’était avant… Les FINALS. Tout simplement incroyable, la manière dont les choses se sont faites, les blowouts, on croyait à des finales banales, pliées par les Warriors qui venaient de réaliser la plus belle saison NBA, et de revenir des Enfers du tour précédent c’était sans compter sur Uncle Drew et le Roi LeBron. Parce que oui ce type règne sur la NBA, quel autre mec est capable de changer autant le visage d’une franchise, d’un état à lui tout seul. Il a mis un terme à une malédiction vieille de 60 ans, à lui tout seul il a fait plier la meilleure équipe que la NBA ait jamais connue, un double MVP, un coach of the year, le meilleur shooteur à 3 points. On ne peut qu’admirer et féliciter. Tout ça dans un Game 7 mémorable que je montrerai à mes gosses quand ils me demanderont « papa c’est quoi le basket ? »

Last but not least. Cette saison a été aussi très importante pour moi, c’est la première fois que je parle de ma passion aussi régulièrement et pour autant de personnes. C’est vraiment un plaisir pour moi chaque semaine de tailler tout le monde, d’admirer Drake, de jouer le hater, et tout ça c’est grâce à la NBA (et un peu à vous je l’avoue). D’un autre côté je pense que l’arrivée de La Berkane dans la NBA ça marque aussi un tournant pour eux. D’ailleurs Adam Silver si tu pouvais arrêter de m’envoyer des messages pour que je devienne nouveau commissionner NBA, je t’ai déjà dit c’est non.

Par La Berkane

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Photo By: Ezra Shaw/Getty Images

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