La saison rookie de Magic Johnson : tonitruante

Magic Johnson, les exceptionnels débuts d’une légende

En 1979, les Lakers sélectionnent avec le premier choix de draft un certain Earvin Johnson Junior. Earvin, issu de Michigan State venait de triompher en finale NCAA de celui qui deviendra son rival de toujours en NBA et joueur d’Indiana State : Larry Bird. Les Stats de Magic Johnson pendant ses deux années universitaires ? 17.1 points, 7.6 rebonds, et 7.9 passes par match.

En signant pour les Lakers, le meneur de 2m06 rejoint une franchise mythique, mais aussi, et surtout le grand Kareem Abdul-Jabbar. Au Lakers depuis 1975, le futur meilleur marqueur de l’histoire de la ligue ne parvient pas à gagner un titre avec les Angelinos, la draft de Johnson à un seul but: ramener une bague à LA. La venue du meneur instaurera le début du “Showtime” chez les Purple and Yellow. À savoir des “No-Look” passes-en veux-tu en voilà et des Highlights à chaque match. Ses coéquipiers, déstabilisés par ses passes, mettront quelque temps à s’habituer à son jeu de passe s’y particulier, qui deviendra l’une des clés de la domination offensive des Angelinos.

Dans la lignée de ses années universitaires, le meneur taille XXL s’impose comme le véritable patron et chef d’orchestre des Lakers : 18 points, 7.7 rebonds, 7.3 passes, un joueur ultra complet et plus que NBA-ready pour sa première saison régulière. Il sera d’ailleurs titulaire au All-Star Game de cette saison et finira deuxième au titre de Rookie de l’année, derrière… Larry Bird. Un petit bilan de 60-22 pour sa première saison et une place de numéro un en Conférence Ouest (et numéro deux de la ligue derrière les Boston Celtics). La saison de Kareem Abdul Jabbar cette saison ? 24.8 points, 10.4 rebonds, 4.5 passes et 3.4 blocks par match (!). Nouveau titre de MVP (le 6e), à 33 ans, les Lakers attaquent la postseason lancés.

Les Phoenix Suns, puis Seattle SuperSonics, alors champions en titre, s’inclineront face à la puissance offensive des Lakers. En finales, les Angelinos retrouveront les Philadelphia Sixers (oui, oui, ça a été une place forte du basketball) d’une autre légende : Julius Erving. À 3-2 dans la série pour les Lakers, le grandissime Kareem, qui postait du 33 points par match se blessera à la cheville. Los Angeles devra faire sans lui pour le Game 6. Les Sixers peuvent déboucher le champagne, ils tiennent une chance en or de revenir dans ces finales. En montant dans l’avion pour se rendre à Philadelphie, Magic Johnson décide de s’asseoir à la place habituellement occupée par Abdul-Jabbar, resté chez lui pour sa convalescence, il lance alors à ses coéquipiers un annonciateur : « Never fear, E.J. is here! ».

 

Pour parer à la blessure du Sky-Hook master, Paul Westhead décide de faire commencer Magic en pivot pour le match. Ce sera une véritable démonstration de la part du rookie : 42 points, 15 rebonds et 7 passes ; victoire en prime. D’abord pivot, il jouera à tous les postes, suivant les besoins de son équipe et fera littéralement l’amour aux Sixers.  Julius Erving, témoin impuissant de la performance du rookie dira d’ailleurs « It was amazing, just amazing ». Les Lakers sont champions, Magic Johnson est MVP des finales et peut dire à Abdul-Jabbar « This one’s for you, Big Fella! ». Un an après son titre NCAA, il ajoute le trophée Larry O’Brien à sa collection, le tout en étant rookie. Le premier des cinq…

A star was born.

By Zizou

Photo By: nba.com
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