Andy Murray rappelle à un journaliste qu’il y a aussi du tennis féminin

L’ATP 500 de Washington 2018 accueillait un invité d’exception en la personne de l’ancien numéro 1 mondial Andy Murray. Aujourd’hui 832e à l’ATP et après un an d’absence, le Glouglou from Scotland souhaite se relancer avant l’US Open. Bonne idée d’aller faire un tour du côté de chez Donald ? Bof.

Depuis la fin de Wimbledon, disons-le clairement, on se fait chier comme des rats morts. Rien à se mettre sous la dent sur le circuit. C’est en quasi-état de décomposition en ce début de mois d’août que tout a changé : Andy Murray relance sa saison à l’ATP500 de Washington. Enfin, il se passe quelque chose d’important ! Pour rappel, l’Écossais avait tenté un comeback sur herbe pour préparer Wimbledon qui l’avait poussé à … se retirer de Wimbledon. Après un an de galère suite à une blessure à la hanche, on peut pardonner le coup du retour un peu foiré. Cette fois-ci, cela devait être pour de bon. Andy Murray devait être fin prêt à enchaîner les matchs et surtout les victoires. Pourtant, sur ce tournoi de Washington, il a eu chaud aux miches.

Tout a commencé face à Mackenzie McDonald – ça ne s’invente pas –, 80e mondial et récent huitièmes de finaliste à Wimbledon. L’Américain de 23 ans a poussé le Britannique dans ses derniers retranchements jusqu’à 5/5 dans le troisième et dernier set. À 30/30 sur son service, McDonald joue une volée où la raquette franchit la ligne verticale imaginaire au-dessus du filet qui sépare le terrain en deux. Erreur : le point est donné à Murray. Derrière, la balle de break est convertie et Andy Murray s’envole pour sa première victoire (3/6, 6/4, 7/5) dans le tournoi, après 2h36 de jeu. « YEEEEEEAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! », a-t-il dit.

Au second tour, Andy Murray s’est confronté à son compatriote Kyle Edmund. Encore une fois : match marathon. 2h32 pour conclure ce match (7/6, 1/6, 6/4) et comme au premier tour, c’est finalement Andy Murray qui lève les bras au moment du « Game, Set and Match ». Pour l’instant, on en est là : 5 heures et 8 minutes pour 2 tours. Heureusement pour le Glouglou, le troisième tour s’annonce plus tranquille. Il faudra éliminer Marius Copil, le Roumain 93e mondial au service de feu. Programmé en night session, le match démarre aux alentours de minuit et se terminera à … 3h du matin. Marius Copil totalisera 20 aces et surtout 51% de points gagnés. Pourtant, c’est bien lui qui s’incline au tie-break du troisième set (6/7 6/3 7/6).

Par-dessus tout, on retiendra le craquage nerveux d’Andy Murray au moment de célébrer sa victoire. Assis sur sa chaise, au bord du court, l’ancien numéro 1 mondial n’a pas décollé la tête de sa serviette, étouffant des pleurs que les micros n’ont su ignorer. Que peut-on interpréter de ce moment chargé en émotion ? Deux options. La première est qu’Andy Murray a tout simplement relâché les nerfs après une victoire à 3h du matin, 8h de jeu en trois matchs et surtout un an de galère pour se reforger un physique après sa blessure à la hanche. Dans ce cas-là, l’image est belle et montre à quel point Andy Murray est un champion, assoiffé par la volonté de revenir à son meilleur niveau. La seconde option est plus sombre : Andy Murray a peut-être réalisé que son retour allait être plus difficile que prévu, et que son corps ne répond pas aussi bien que ce qu’il pouvait imaginer. En conférence de presse, Andy Murray a vivement critiqué l’organisation pour avoir fait jouer deux compétiteurs jusqu’au bout de la nuit, avant de se retirer du tableau de Washington, où il avait donc atteint les quarts, et du Masters 1000 de Toronto. La route jusqu’à l’US Open est encore longue…

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