Carmelo Anthony et les Knicks – l’inexorable déclin

Arrivé en superstar aux Knicks en 2011, Carmelo Anthony déçoit autant que New York. Pire encore, le franchise player fait face au poids des années…

Sélectionné en 3e position de la Draft 2003, Carmelo Anthony est très vite devenu l’un des visages de la ligue. Une première saison à 21 points, 6.1 rebonds et 2.8 passes, la voie royale vers le succès. Après 7 saisons et demi chez les Nuggets, Melo rentrait chez lui, à New York.

La franchise maudite avait ainsi une bien belle équipe portée par le duo Carmelo Anthony – Amar’e Stoudemire. Lors de sa première saison complète à New York, les Knicks signent même Tyson Chandler pour former un Big Three. C’est donc en 2012-2013, que Melo connaîtra sa saison la plus aboutie dans la Big Apple. 2e de conférence Est avec un Anthony à 28.7 points, 6.9 rebonds et 2.6 passes, l’effectif pléthorique de New York est très solide. Malheureusement, les blessures passeront par là et Stoudemire ne sera plus que l’ombre de lui-même. Finalement, les playoffs se termineront pas une élimination en Demi-Finale de Conférence face aux Indiana Pacers.

Depuis ? Depuis Rasheed Wallace, Jason Kidd, JR Smith, Marcus Camby, Tyson Chandler et Raymond Felton sont partis. Le dernier rescapé de cette équipe se nomme Carmelo Anthony. C’était il y a 3 ans et depuis ces playoffs 2013, New York n’a plus connu les joies de la post-season.

La saison 2013-2014 constitue le véritablement basculement de la carrière de Carmelo Anthony. Toujours excellent individuellement avec 27.4 points, 8.1 rebonds (career high), 3.1 passes, il loupe les playoffs pour la première fois de sa carrière. Free Agent en juin 2014, le front office des Knicks et lui-même commettent une énorme erreur : le joueur signe un contrat de 5 ans et 124 millions de dollars. Alors que de nombreuses équipes, dont les Bulls le voulaient, Melo restera à New York pour l’argent. Pourtant, les Knicks désespérés à l’idée de le perdre n’avaient rien, sportivement parlant, à lui offrir.

Dans la foulée des légères baisses au scoring en 2013-2014, on assiste donc au déclin progressif de l’apport statistique de Melo :

2014-2015 : 24.2 points, 6.6 rebonds, 3.1 passes
2015-2016 : 21.8 points, 7.7 rebonds, 4.2 passes
2016-2017 : 21.8 points, 6.1 rebonds et 2.8 passes

Plombé par les blessures en 2014-2015 et notamment au genou gauche, il ne disputera que 40 matchs lors de cette campagne. Depuis son opération de débridement du tendon de la rotule du genou gauche, il n’est plus le même. À bientôt 33 ans, il reste encore 2 années de contrat à Melo. Payé plus de 26 millions de dollars à partir de 2017, avec l’apport que l’on connaît, ça risque de devenir compliqué pour la suite. Entre le contrat de Noah et celui-ci, les Knicks doivent commencer à regretter.

Si l’effectif des Knicks affichait de belles promesses pour cette saison 2016-2017, New York doit faire face à la réalité des terrains. 10e de Conférence Est avec un bilan de 16-18, les Knicks vont devoir se battre pour les playoffs. Et après ? On imagine mal l’effectif actuel sortir les Celtics, les Hornets, les Hawks et les Bucks. On a même aperçu des signes d’agacement du coach Jeff Hornacek lors du dernier match contre Orlando… Devenu une partie du problème, le franchise player va devoir se réinventer en faisant des passes comme l’an passé ou en acceptant que son corps ne soit plus le même. Dans un registre différent, Wade a passé le flambeau à Butler à Chicago, Melo pourrait faire la même chose avec Porzingis. Dans le cas contraire, la réalité du terrain pourrait violemment le rappeler à l’ordre.

 

Photo By: NBA
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