La fête est finie d'Orelsan - Chronique simple/basique

La performance est de taille, mais elle n’est pas si surprenante que ça. Malgré une promo simple/basique (deux termes que vous reverrez souvent dans cet article), Orelsan a décroché le disque de platine au bout d’une semaine pour La fête est finie.

C’est par le biais d’un tweet simple/basique qu’il a annoncé la nouvelle. Les 100 000 ventes ont été atteintes en une semaine, avec une promo restreinte, à première vue. Pourtant, son troisième album a fait parler, dans la presse spécialisée, mais aussi chez les grands médias. Sa longue absence en solo n’a pas fait oublier le chant des sirènes de Raelsan, qui l’a vraiment propulsé sur le devant de la scène.

On vous avait introduit les grandes lignes de l’album dans un article la semaine dernière. Voici une chronique un peu plus large, mais qui restera simple/basique.

San: Première musique (simple) Orel sur le premier couplet, San sur le deuxième (simple) San ça veut dire trois (basique) La fête est finie, et le meilleur reste à venir (basique)

“J’arrive à peine à la fin du début de ma carrière”

La fête est finie: On pourrait croire qu’elle commence avec cette prod légère de Skread.  La fête est finie (simple) l’adolescent grandit (basique)

Basique: Simple. Basique. Vous n’avez pas les bases

Tout va bien: Strorelsan (Stromae à la prod avec Skread) nous parle de l’enfant – thème cher à l’artiste belge – et de ses craintes (basique) Il tente de le rassurer en lui disant que malgré la pauvreté, la violence, la guerre… tout va bien !

Défaite de famille: Aurélien nous présente sa famille (simple) où tout le monde n’est pas à la fête et en prend plein la tête. Sauf Mamie (basique)

La lumière: Fini les trous dans la tête (simple). À moins que ce ne soit eux qui aient laissé passer la lumière…(basique)

“ J’sais pas c’qu’ils ont glissé dans mon verre. Pour que la nuit devienne la lumière”

Bonne meuf: Bonne meuf (simple) Bon son (basique)

Quand est-ce que ça s’arrête: La célébrité, quand est-ce que ça s’arrête ? (simple) La question risque encore de lui trotter dans la tête (basique)

Christophe : Rire dès les deux premières phrases (simple). Et les suivantes (basique). Hommage à la chanson française (simple) d’hier et d’aujourd’hui (basique)

“J’aurais pu sauver la vieille France, aider la patrie d’mon enfance. Donner aux racistes de l’espoir, mais j’fais d’la musique de Noir”

Zone: Le gros son de l’album. Le(s) gros feat de l’album/de l’année ? Il mérite(rait) plus de commentaires.

L’un des Français les plus chauds du moment : Nekfeu, Neksan, Orelfeu. Choix (simple) difficile comme celui des trois Pokémon. Réponse simple : il sera de type Feu (basique)

L’un des Britanniques les plus chauds d’antan : Dizzee Rascal rappe la genèse du morceau avec un flow et des paroles de haut niveau (complex). They’re in the zone !

Dans ma ville on traîne: Ode à Caen (simple) car même après avoir fait le tour du monde… (basique)

“Longe le canal, prends l’périph’ T’arrives à la salle où j’ai raté des lay-ups décisifs” (Simple ?) Ça arrive, même aux meilleurs :

La pluie: Un titre joyeux sur la pluie (simple) Stromae au refrain représente Bruxelles-vie, Bruxelles Bruxelles pluie (basique) Orelsan « en featuring avec la pluie dans toutes ses phrases ». (simple) Depuis le début (basique).

Paradis: Un tube potentiel (simple) Après Coolio, Booba, mais surtout le grand Stevie Wonder, Aurélien a trouvé son paradis, tout près de lui (basique)

Notes pour trop tard: “Écoute, j’ai pris quelques notes”. Sept minutes de memento au jeune Aurélien, pour qu’il soit préparé et qu’il n’oublie rien. Bercé par les notes musicales d’Ibeyi, un duo de sœurs jumelles franco-vénézuéliennes-cubaines.

Cette fois-ci, la fête est bel et bien finie. Elle a fait grand bruit jusqu’au platine. On aura peut-être le droit à un after, avec une éventuelle réédition. Ce qui semble sûr, c’est qu’Orelsan s’y connaît, et que si l’on s’en tient aux propos de son album, il devrait y en avoir d’autres…

Simple. Basique

7 Commentaires

  1. […] 6 ans après les Lyonnais, Olivier Marchal revient avec un nouveau film haletant et pour une seconde fois du côté des voyous. Loin du manichéisme habituel, on se retrouve pris entre deux chaises face au destin de cette bande de voyous. Un film à voir, même pour ceux qui n’aiment pas le cinéma français. Du ciné frenchie à la sauce américaine, on aime ! Mention spéciale à la bande originale et au classique « Suicide Social » d’Orelsan. […]

  2. […] O comme Orelsan : L’année d’Orelsan ? C’est un peu comme ce shoot clutch de Kevin Durant lors du game 3 des finales NBA : un coup d’éclat sorti de nulle part. Il faut dire que le caennais a répondu présent au bon moment : en fin de saison, pile pour les play-offs. Son troisième album La fête est finie a suscité beaucoup d’attentes et a réalisé un très gros score. Il a tout simplement réalisé le meilleur démarrage en première semaine, avec près de 97 000 ventes, soit plus de 30 000 que le second Niska. Une superbe performance étant donné que l’album a été annoncé seulement quelques semaines avant sa sortie, et n’a bénéficié que d’un clip en guise de promotion. Vous pouvez retrouver la chronique de l’album (simple/basique) sur ce lien. […]

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