Critique X-Men Apocalypse : Good Mutants Bad Mutants

Le très attendu X-Men Apocalypse, nous a-t-il conquis ? Verdict

Pour le 3e volet de ce prequel des célèbres X-Men, Bryan Singer est de retour à la caméra après un dernier épisode réussi et salué aussi bien par le public que par la critique. Réalisateur de 4 des 6 épisodes de la franchise Marvel (chez la Fox pour le moment), Singer s’impose comme un réalisateur atypique et loin du conformisme qu’impose Hollywood depuis de nombreuses années (décennies). Revenu en 2011 après une première trilogie qui s’est finie en queue de poisson, Singer a en tant que scénariste puis en tant que réalisateur redonné ses lettres de noblesse à la saga. Dans X-Men Apocalypse, les évènements se déroulent 10 ans après Days of Future Past. Magneto est en fuite et Mystique est devenue pour tous les mutants une véritable héroïne après les évènements de Washington. Dans ce nouveau volet, fini les 70’S et place aux 80’S, Ronald Regan est au pouvoir et la Guerre Froide est toujours d’actualité. Pour autant, X-Men Apocalypse est un épisode moins politique et historique que les précédents, les mutants ont à faire face à une menace beaucoup plus importante que les humains : un mutant surpuissant, véritable monument des comics Marvel.

Grand studio hollywoodien recherche maquilleur expérimenté

Pour les fans inconditionnels de la franchise, Apocalypse alias En Sabah Nur (qui est apparu pour la première fois dans les comics en 1986) est l’ennemi mythique des X-Men. Revenu sur Terre après avoir régné en l’an 3000 av JC, ce mutant aux multiples pouvoirs vient pour purger notre monde. Pour incarner ce personnage, la 20th Century Fox a sorti le carnet de chèques pour se payer les services d’Oscar Isaac (Drive, le dernier Star Wars). Devenu en quelques années l’une des stars les plus appréciées d’Hollywood, Isaac joue gros en débarquant dans une franchise au casting 5 étoiles. Malheureusement pour lui, il n’est absolument pas aidé par son costume qui flirte avec le ridicule. Entre son déguisement pour enfant et son maquillage grossier, Apocalypse est La déception de ce film. De plus, son jeu et la façon dont le personnage est traité décevront encore plus des fans qui n’étaient déjà pas convaincus après le visionnage des trailers. Comme pour tous les films de superhéros depuis The Dark Knight, le méchant est une nouvelle fois décevant et ni plus ni moins sert de prétexte pour se castagner. Encore une fois ce seront les superhéros qui sauveront l’ensemble.

Un passage de flambeau entre deux générations de mutants

Pour combattre ce nouveau fléau, c’est une nouvelle pléiade de mutants (connus ou pas) qui débarquent. Cet épisode est d’ailleurs une sorte de passage de flambeau entre la génération du Professeur Xavier et celle de Cyclope et Jean Grey, les petits nouveaux de ce X-Men : Apocalypse. Dans ces rôles, Tye Sheridan (vu dans Mud et Joe) et Sophie Turner (Sansa Stark dans Game of Thrones) confirment ici tout leur potentiel et parviennent sans problème à être au niveau des Jennifer Lawrence, James McAvoy et autre Michael Fasbender. Parmi les nouveaux mutants, on compte également Tornade, Psylock et Diablo. Pour ce dernier c’est une déception, malgré la difficulté de le représenter à l’écran, Diablo est une nouvelle fois ratée (comme lors de la première trilogie). Entre une veste tout droit sortie d’un clip de Michael Jackson et une mèche à la Tokyo Hotel, Kurt Wagner fait malheureusement peine à voir. Avec tous ces nouveaux, il y avait un sérieux risque que tout s’emmêle et que les transitions entre les personnages ne fonctionnent pas. Heureusement Bryan Singer s’en sort très bien. Le réalisateur parvient de manière très intelligente à introduire tous ces mutants, ce qui permet pour le fan comme pour le néophyte de savoir facilement qui est qui et qui fait quoi. Par ailleurs, la brève, mais intense apparition de Wolverine est maîtrisée et annonce un ultime spin off classé R de haute volée.

S’il y a sûrement beaucoup à reprocher à ce film, force est de reconnaître que Singer s’en sort très bien dans la mise en scène et qu’il maitrise son sujet. X-Men Apocalypse alterne les scènes de baston bourrées d’effets spéciaux et des scènes plus calmes, nous ne sommes plus dans la finesse ni dans les réflexions philosophiques des deux précédents volets, c’est la guerre ! La meilleure scène du film est bien évidemment celle avec Quicksilver qui sans en dévoiler trop est beaucoup poussée que celle de Days of Future Past.

En conclusion X-Men : Apocalypse n’est pas le meilleur de la saga. Moins complet et moins réussi que le précédent volet, ce X-Men reste pour autant (et pour l’instant) le meilleur film de super héros de l’année. Plus violent et plus adulte que les Marvel estampillés Disney (X-Men est le dernier des Marvel à ne pas appartenir à Mickey), ce film plaira sans problèmes à ceux qui en ont marre de l’édulcoré. Grâce à la mise en scène de Bryan Singer, X-Men Apocalypse est un orchestre symphonique qui malgré plusieurs mauvais éléments produit au final un très bon récital.

X-Men : Apocalypse (USA, 2h23)

Un film de Bryan Singer

Avec James McAvoy, Jennifer Lawrence et Michael Fassbender.

En salles le 18 mai

By P.A.P.

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