On a passé quelques jours à Liverpool pour découvrir un petit groupe local : les Beatles. Alors comme ça on aime les Beatles ?

Paul McCartney, John Lennon, Georges Harrison et le quatrième mousquetaire, le seul qui ait dégainé un blaze d’acteur porno quarante ans avant l’avènement rouleau compresseur de l’industrie du X, le visionnaire Ringo Starr.

À eux quatre, ils redéfinirent le terme de « succès commercial » en balançant des bombes musicales atteignant des chiffres de vente jamais vus dans l’histoire de l’humanité. Ils signèrent quelques-uns des plus grands tubes de tous les temps et se découvrirent un superpouvoir digne des Avengers : transformer en poulailler industriel n’importe quel espace public sur lequel ils posaient leurs boots en cuir.

Parce que si vous pensez qu’un Game 7 de finale NBA constitue le Mont Rushmore du décibel indécent, si vous êtes convaincus qu’un stade de 45 000 personnes à Curitiba, Brésil venu supporter leurs Champions de MMA était le summum humainement atteignable de la puissance sonore…

Well, think again motherfuckers

La Sueur Globetrotter – Beatles Royale – Liverpoolça joue physique au niveau du rond central, mais l’arbitre laisse jouer #PremierLeague 

Pour  vous donner une idée de la folie qui frappait les foules de fidèles à la vue de leurs idoles, une petite anecdote s’impose. Alors que leur avion avait atterri dans une des villes où il était prévu qu’ils se produisent, un problème commença doucement à les inquiéter ; les moteurs ne s’arrêtaient pas. L’oiseau de métal était pourtant bien immobile, garé à destination, mais on entendait toujours du cockpit le bruit des moteurs à plein régime…

Surchauffe ? Problème d’autorisation ? Le pilote qui a raté son créneau ?
Que nenni.

Peu à peu, ils réalisèrent que ce qu’ils entendaient, de l’intérieur de l’appareil, n’était autre que les cris des hordes de fans qui les attendaient.

Terrifiant, hallucinant, mais impressionnant. Voilà, pour vous la faire courte, à quoi on avait affaire. La Beatlemania.

La Sueur est partie sur les traces des géants, nous sommes remontée aux origines pour découvrir la ville qui les a vu grandir, la ville des Reds, des Scousers et des fish & chips : Liverpool.

La Sueur Globetrotter – Beatles Royale – Liverpool

Acte 1 – Liverpool by the streets : Nourriture, Architecture, Biture 

Nommée Capitale Européenne de la Culture en 2008, le sex-apeal de la ville telle qu’on la connaît aujourd’hui revient de loin. Jusqu’à 2003, elle n’était qu’une ville terne, crasse, moche et oubliable. Les mots ne viennent pas de nous, mais d’une source bien implantée dans le game, dont on taira le nom pour sa propre sécurité.

Mais à l’annonce de la nomination, la ville est passée en mode JJ Watt : elle a rasé certains bâtiments, repensé entièrement les quartiers et fait pousser à la place des musées et buildings à l’apparence presque futuriste, créant un incroyable contraste avec  les magnifiques bâtiments style Georgien-Victorien qu’ils s’étaient décidés à garder. Le résultat est une totale réussite. Et le diable étant dans les détails, un grand soin a également été apporté aux rues en elles-mêmes. Chaque allée du centre-ville a ses spécificités. Que ce soit sa forme, une touche colorée, une œuvre d’art, une façade originale ou une architecture stylisée… Visuellement, il y a à boire et à manger quand on se balade en ville et sur les quais (parce que oui, Liverpool est un port, qui a d’ailleurs beaucoup  commercé avec l’Afrique et les States au moment ou il y avait du biff à se faire avec le commerce triangulaire). Si vous voulez une vue globale et en apprendre encore plus réservez-vous un petit tour de Ferry, ça dure grosso-modo une heure et vous serez gavés d’infos sur tout ce que vous avez sous les yeux.

La Sueur Globetrotter – Beatles Royale – LiverpoolSur celle-ci, prise par nos soins, on commence à ressentir l’éclectisme de la ville

Niveau boustifaille, vous en avez évidemment pour tous les goûts et tous les budgets, du Fish & Chips en bistrot sale aux adresses les plus raffinées. En vous baladant, vous croiserez tout ça sans trop avoir à crapahuter, le centre-ville étant étonnamment petit (et c’est pas plus mal). Néanmoins, il y a une adresse qui nous a mis de tels uppercuts gustatifs qu’on est obligés de la partager.

La meilleure à laquelle on ait mangé tout simplement : le Mowgli. La déco est fouillée et originale, entre livre de la Jungle pour le fond et musée d’art moderne pour les formes. La bectance est à tomber et le principe est vraiment intéressant : entre les tapas et le restaurant traditionnel. Les plats présentés sur la carte sont en quantité moyenne, mais assez pour remplir un peu quand même, tout est fait pour vous faire découvrir plusieurs plats dans le même repas. Comptez entre 3 et 4 pour être bien pleins. La cuisine est d’inspiration Indienne, les plats sont épicés et avec ou sans viande. De plus, la cuistance vous sera présentée dans des sortes de gamelles, contrastant ainsi avec la sophistication de certains mets.
Liverpool, ville de contraste.
#MasturbationIntellectuelle #LaSueurSePrésenteraAuConcoursD’expressionEcrite2017 #VenezNombreux
La Sueur Globetrotter – Beatles Royale – LiverpoolBon c’est vrai que par contre ça a rapidement tendance à être le bordel

Quel que soit le lieu néanmoins, le passage obligé se nomme le « Scouse ». Plat traditionnel de la ville de Liverpool, c’est de lui que les habitants et l’équipe de foot de la ville ont tiré leur surnom. C’est un plat à base d’agneau et de pommes de terre et c’est bon à en clamser. Vous êtes prévenus.

Maintenant si vous y allez pour un week-end, histoire de mater un match à Anfield et de vous picher avec les sauces dans l’heure qui suit, vous êtes AUSSI au bon endroit. Si « Liver-pool » peut se traduire par « piscine de foie », c’est peut-être pas qu’une simple coïncidence, mais un avertissement sans-frais : ici on boit, et pas au dé à coudre. Dans le quartier autour du « concert square », vous trouverez des bars absolument partout, saupoudrés de quelques nightclubs pour un assaisonnement de votre conduit digestif du plus bel effet. Et la cerise sur le gâteau c’est qu’on ne parle pas ici de bars bêtes et méchants style « Chez Tony » avec pour seul déco des flippers et un poster de Michel Vaillant. Ici la déco est vraiment, vraiment prise au sérieux et chaque bar a une âme et une personnalité qui lui est propre. Impressionnant.

Si vous êtes amateurs de bonne bibine, essayez donc la blonde du cru répondant au doux nom de « Penny Lane ». Une sale propreté en termes de bière locale (le logo est sur la photo de couv). Mais après la biture, place à la culture.

La Sueur Globetrotter – Beatles Royale – LiverpoolLes statues des quatre Beatles, trônant devant la Mersey River (le fleuve qui traverse Liverpool) 

Acte 2 – Liverpool, Empire de la Musique 

Vous pensiez quand même pas échapper aux Beatles ? Ouais ouais ouais, on se doute bien que c’est pas dans votre playlist (la nôtre non plus d’ailleurs on va pas se mentir), mais il y a une chose indiscutable et assez incroyable 50 ans plus tard quand on y réfléchit : TOUT LE MONDE a déjà entendu le nom des « Beatles ». Et plus fort encore, tout le monde a sûrement déjà entendu au moins un de leurs titres. On fait les malins comme ça avec nos articles que tout le monde aura oublié la semaine prochaine, mais ces gars-là sont entrés dans l’histoire comme jamais personne avant, ni après eux. Quelques chiffres et anecdotes :

  • De leurs débuts jusqu’à aujourd’hui, plus d’un milliard de CD, vinyles et 78 tours vendus à travers le monde. Ce sont eux qui détiennent le record du plus grand nombre de disques vendus de tous les temps.
  • Ils ont vendu plus d’albums que Bob Marley, 2pac, Nirvana, les Beach Boys et Kanye West cumulés avec une marge de plus de 30 millions d’unités.
  • Records de chansons classés n°1 dans les charts (66) et record pour la « moyenne de titres classés numéro 1 par année » (8).
  • Aux States, record ex-aequo avec Garth Brook (un mec qui fait de la musique country, non ce n’est pas une blague) pour le plus grand nombre d’albums certifiés « diamants » avec 6 vendus à plus de 10 millions d’exemplaires.
  • En URSS à cause de la censure, les Beatles étaient vendus au marché noir dans des jaquettes de films X, parfois pour le prix d’un salaire mensuel.
  • Certains concerts ont du être annulés, car le bruit des cris du public recouvrait la musique même amplifiée au maximum.

La Sueur Globetrotter – Beatles Royale – Liverpooloklm entre légendes

Les mecs étaient partis sur une autre galaxie. Au moment de leur rupture en 1967, ils étaient quasiment en train de se réincarner en divinités mutantes de l’univers Marvel.

Et ces 4 fantastiques, ces quatre doigts de la main ayant marché sur le monde sont nés et ont été élevés à Liverpool. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre qu’un musée leur est dédié (the Beatles Story, sur Alex Docks), que des statues d’eux trônent sur les quais, que des tours en bus retracent l’histoire, individuellement, et lieux à l’appui, l’histoire des quatre membres du groupe (le Magical Mystery Tour, absolument génial) et que les hôtels et restaurants y faisant référence y sont légions (le Hard Days Night Hotel par exemple, ENTIÈREMENT dédié aux Beatles avec des photos d’eux partout, une déco faite de partitions au plafond, de bustes de John Lennon et une ambiance sonore composée à 100%, oui, 100% de son des Beatles, que vous entendrez donc non-stop du petit dèj au souper). Mais il n’en fallait pas moins pour le groupe dont on disait du chanteur, John Lennon, qu’il était « plus connu que Jésus ».

La Sueur Globetrotter – Beatles Royale – LiverpoolL’entrée du « Beatles Story ». Niveau info : la bibliothèque d’Alexandrie

Vous pouvez même aller jeter un coup d’œil dans le club qui les a fait connaître, le « Cavern Club ». Mais vous êtes prévenus, ça ne respire pas l’authenticité et ça n’est pas là dedans que vous vous mêlerez aux gens du cru.

Liverpool a donc été capitale Européenne de la Culture en 2008, c’est également une des dix-huit « World City of Music » répertoriées par l’UNESCO. D’où la récente inauguration du « British Music Experience » (on y était, cocorico), un musée retraçant l’évolution de tous les styles musicaux des années 1945 à nos jours. C’est pas très grand, mais BON DIEU que c’est complet ! Et en bonus track dans à la fin des expositions est mis a disposition un genre de « Guitar Hero » pour jouer avec les instruments des plus grands (guitares, batteries, et même un studio d’enregistrement qui vous permet en sus d’envoyer votre immonde production instantanément sur Facebook).

La Sueur Globetrotter – Beatles Royale – LiverpoolJoue là comme Keith Moon (ICI pour en savoir plus).

Pour ce qui est des concerts purs et durs, rendez-vous à l’« Echo Arena », l’arène indoor du centre-ville qui a accueilli les plus grands, de Bob Dylan à Beyoncé.

Le bilan au buzzer

Comme on dit de par chez nous, « Y a pas à tortiller des fesses pour chier droit » : si vous aimez la musique, la culture, la bonne ambiance, les bars et SURTOUT les Beatles alors Liverpool a été envoyée par les Dieux juste pour vous.

Et les Dieux ne sont visiblement pas des crevards puisque les prix sont laaaaargement plus abordables que l’inaccessible grande sœur Londonienne… Alors je vous le demande, quoi de mieux pour un petit week-end entre gens biens ? Et ça chers lecteurs de La Sueur, vous en êtes, des gens biens.

La Sueur Globetrotter – Beatles Royale – Liverpool ça vaaa ça va, on fait que « vérifier l’amitié », calmez-vous…
(Notez l’avatar « John Lennon » d’ailleurs, parfaitement dans le ton)

Un immense merci à Visit Britain pour cette découverte de Liverpool ! Vous pouvez les retrouver ici : Twitter :  @VisitBritain | Facebook: Love Great Britain

 

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