Paul Dini

C’est bon ! Batman souffle ses 80 bougies, ce 30 mars 2019, et quoi de mieux que de vous offrir sur un plateau l’interview avec le co-créateur d’Harley Quinn, je veux bien sûr parler du grand Paul Dini ! Batman, Joker, Harley et Superman, tous les sujets ont été traités! Préparez le popcorn et c’est parti!

Paul Dini a débuté comme scénariste dans l’animation avec des épisodes des Tiny Toons avant de signer quelques-uns des meilleurs épisodes de Batman : la série animée et d’en devenir l’un des producteurs. Outre son travail pour Warner Bros. Animation et pour la télévision (Lost, Clone Wars), Paul Dini a écrit Mad Love, un album dédié au personnage de Harley Quinn qu’il créa avec Bruce Timm pour la série animée. Il a scénarisé ensuite une série de récits iconiques centrés autour de Superman, Batman, Wonder Woman et Shazam, illustrés par Alex Ross. Il a également réalisé des passages remarqués sur les séries Detective Comics, Batman : Streets of Gotham, Zatanna et Gotham City Sirens. Il a également écrit les jeux vidéo Arkham Asylum et Arkham City. Il y a quelques mois, les lecteurs français ont découvert Dark Night : une histoire vraie, où l’auteur utilise le comic et Batman pour livrer une histoire infiniment personnelle, un traumatisme et la résilience qui l’a suivi. 

Vous travaillez dans l’industrie de l’animation et des comics depuis plus de 30 ans. Pourquoi avoir choisi cette voie professionnelle?

Paul Dini: Quand j’étais jeune, je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire plus tard. Tout ce que je savais, c’est que j’aimais les comics et les cartoons et bien sûr lire et écrire. Il ne me suffisait plus qu’à trouver une voie qui regrouperait toutes mes passions. Ce n’était pas chose aisée étant donné que je ne savais pas si un tel domaine existait ou non. J’aimais aussi dessiner, mais mon style était trop approximatif. J’ai tout de même continué de dessiner, principalement des comics-strips, que j’ai pu ensuite  soumettre à des studios d’animations, dont un en Californie qui m’a permis de commencer ma carrière. Toutes mes aventures ont commencé donc à mes 21 ans et depuis je ne me suis pas arrêté.

Mes grands amours restent tout de même l’animation et les cartoons. Et principalement le processus créatif et la manière dont les émotions sont transmises à l’écran.

Quel est votre type d’histoire préféré que ce soit dans le monde du comic-books ou des séries, films etc?  

Paul Dini: Mes histoires préférées sont celles centrées sur les thèmes les plus importants pour les personnages et qui représentent de réels enjeux pour eux. Prenons l’exemple des méchants, ce genre d’histoire montre que ce ne sont pas juste des fous ayant pour but de faire du mal, mais aussi des personnes avec une part d’humanité.

Les évènements qui peuvent retranscrire ce genre de sensation peuvent être représentés de manière tangible comme lorsqu’on voit un personnage lutter pour réaliser ses objectifs. La majorité des cartoons de la Warner suivent cette règle. Regardez Coyote, lorsqu’il essaye d’attraper Bip Bip pour le manger. Coyote met tout en place pour le faire tomber dans son piège, mais Bip Bip est trop ingénieux et contre ses ruses à chaque fois et le moment où le Coyote sait que tout va lui exploser à la tête, il regarde la caméra et dit “Oh oh”.

C’est dans ce genre de moment qu’on réussit à créer de l’empathie pour le vilain, car on se reconnaît en lui! Eh oui, on a tous vécu ce moment où on avait planifié un plan de A à Z (pour un rendez-vous galant ou un travail à rendre par exemple), mais malheureusement quelque chose arrive pour tout faire rater. C’est ce genre de sentiment que j’adore dans les histoires qu’on raconte. Et c’est à ça que je pense lorsque j’écris une histoire  sur Batman, le Joker ou Harley.

Sans vous et votre collègue Bruce Timm, Harley Quinn n’aurait sûrement jamais pu exister. Pouvez-vous nous expliquer de quelle manière l’idée vous est venue et quel était le but de la création d’un tel personnage?

Paul Dini : Le besoin d’une Harley Quinn est venu au moment où j’écrivais une histoire sinistre sur le Joker appelée “Joker’s Favor”. Le scénario de l’épisode était simple, le Joker se balade dans une rue et décide de terroriser un passant. Pour moi, le charme de ce personnage de la série Batman est tout simplement qu’il peut être une menace pour Batman, Gotham City et, surtout, pour n’importe qui. N’importe qui dans le sens où il peut très bien cibler quelqu’un et se dire “je vais me servir de lui, lui rendre la vie dure parce que je le peux et que ça m’amuse”.

Il représente en quelque sorte la définition même de la terreur. Quand il rentre dans une pièce et que les gens communs se rendent compte qu’il est là, il est déjà trop tard. C’est un peu comme si vous passiez d’une mer douce et paradisiaque à une mer tumultueuse et infestée de requins. Quand ces personnes sont ancrées dans ce sentiment de malaise, le Joker commence par chercher sa cible en se basant sur un critère simple “Qui est la personne la plus effrayée de l’assistance?” et dès qu’il l’a trouvé il en fait “son meilleur ami”. Puis il la pousse à bout et termine son travail dès que la personne s’énerve ou se met à crier, car ce n’est pas de cette manière que le Joker veut être perçu.

Ce qu’il faut bien garder en tête est que le Joker est un clown, qui veut se faire rire et se débarrasser de tout ce que représente son “ennemi juré” le Batman. En même temps, il veut conserver son image de “Dark clown” qui aime martyriser quelqu’un jusqu’à ce que cette personne meurt.

Joker Batman Suicide SquadCheese!

De plus, les histoires sur Batman sont aussi lugubres, car elles racontent la vie d’un jeune orphelin qui essaye, au travers de ses virées nocturnes, de protéger sa famille par tous les moyens. J’avais donc besoin d’une touche d’humour capable de détendre cette atmosphère pesante. C’est là que je me suis dit le Joker a son gang, mais il n’a pas l’équipier de base, le “tout ce que vous voulez boss” habituel. Et pourquoi ne pas mettre une femme dans ce rôle comme on n’avait l’habitude d’en voir dans les séries sur les gangsters ? Partons sur cette idée-là! Offrons au Joker cet acolyte pour contrebalancer son côté sombre. Je savais exactement quelles caractéristiques on allait lui donner comme sa grande intelligence et sa voix mielleuse. J’avais même en tête une vieille amie à moi pouvant doubler sa voix et ayant cette capacité de jouer la femme mignonne et explosive. Il ne restait plus qu’à en parler à Andrea Romano (directrice de casting, voix et doubleuse sur les séries comme Batman The Animated Serie, Avatar: le dernier maître de l’air …)  qui accepta aussitôt!

Et bien sûr c’est Bruce Timm qui s’est occupé du design du personnage. Ce qui montre qu’il est un artiste formidable est qu’il sait immédiatement comment dessiner un nouveau personnage en prenant en compte la personnalité qu’on veut lui donner. Comme il a pu le démontrer avec Harley, réussissant à capter exactement l’attitude que son apparence devait faire transparaître. Et lorsqu’il finit son travail, on était tous les deux d’accord pour faire naître l’acolyte du Joker: Harley Quinn.

Pensez-vous avoir créé un sidekick culte?

Je pense que ce sont les gens qui ont rendu Harley comme elle est aujourd’hui. Son passé tragique et ses “mauvais choix” comme elles les appellent ont dû jouer aussi un grand rôle dans son succès. Notamment, son caractère de psychopathe qui représente encore de nos jours un trait important du personnage et qui continue d’être exploité par les nouveaux auteurs. Je ne peux d’ailleurs que remercier Jimmy Palmiotti qui a repris “notre fille” en lui offrant une nouvelle vie au travers de ses histoires. Et il ne faut bien sûr pas oublier Margot Robbie qui joue un grand rôle dans le développement d’Harley au cinéma.

Que pensez-vous de Margot Robbie dans le rôle d’Harley Quinn?

Je pense qu’elle est fantastique. Ce qui fait son talent est qu’elle a juste eu besoin de jeter un coup d’oeil sur Harley pour déterminer la bonne manière de l’incarner. Elle a vraiment embrassé ce que le personnage représentait. On pourra d’ailleurs la retrouver une nouvelle fois au cinéma avec le film Birds of Preyand the fantabulous emancipation of one harley quinn. D’ailleurs, je pense que ce titre est parfaitement bien trouvé. Quand j’ai pu voir le script sur internet et l’ensemble des gribouillis qu’on pouvait trouvé dessus, je me suis mis dans la tête d’Harley et j’ai interprété ce qu’elle voulait laisser transparaître dans ce titre. L’idée étant “Pourquoi mon nom n’est pas dans le titre? Il faut rectifier ça!”. Hilarant! Et cela convient parfaitement à la mentalité d’Harley! Donc je vous réitère ce que je viens de vous dire, je pense que Margot Robbie adore le personnage et qu’elle livre une très bonne performance. Il ne reste plus qu’à attendre que le film voit le jour!

Harley Quinn BatmanMargot Robbie? Harley Quinn? Qui est qui?!

Gotham Sirens; Harley and Ivy animated serie; Gotham girls … Vous avez écrit un grand nombre de séries sur des femmes remarquables. Quel est votre point de vue sur les femmes dans les comics?

Paul Dini: J’adore les comics sur les femmes et je pense que nous devons avoir plus de comics avec elles comme personnages principaux. Pour moi cette tendance commence déjà à se développer. Il y a déjà beaucoup plus d’héroïnes qui ont leur propre série. Le lectorat lui-même demande plus de diversité dans les comics, il ne cesse d’évoluer et le médium a besoin de devenir plus inclusif pour ces nouveaux lecteurs. N’importe qui doit pouvoir regarder l’immensité du monde des comics et pouvoir trouver chaussure à son pied afin de pouvoir s’identifier aux personnages.

Si vous avez envie d’écrire des histoires sur les superhéros aujourd’hui, ces héros doivent pouvoir refléter les différents éléments que représentent la vie. Pour cela, il faut qu’on voit des héros d’origines, d’orientations sexuelles ou de manières de pensée différentes pour pouvoir attirer plus en plus de gens.

Pour vous donner une image, le marché américain est conquis en grande majorité par l’univers super héroïque, alors qu’en France ou en Belgique, il y a une tradition différenciée des comics. Quand je parle à mes amis de mes comics français favoris comme Marsupilami, Astérix et Obélix ou Lucky Luke, ils me répondent “Comment se fait-il qu’on en ait jamais entendu parler?” et je leur rétorque “Ce sont des comics merveilleux et drôle, magnifiquement dessinés. Vous devriez les connaître.”

Les comics peuvent être un moyen simple pour se faire rencontrer les gens. Il faut donc raconter des histoires différentes, nous n’avons pas besoin d’avoir que du Superman ou du Batman encore et encore.

DC WomenWomen Powa!

Une nouvelle série animée sur Harley sortira en octobre 2019. A quoi vous attendez-vous avec cette série?

Paul Dini: Plus d’Harley c’est fantastique! J’ai vu quelques trailers où elle lançait des répliques cinglantes, mais je n’ai pas eu plus d’informations que ça n’ayant pas participé à la réalisation. Je ferai donc partie des spectateurs comme tout le monde. Si vous voulez, c’est comme si ma fille était très occupée par son activité et que je n’avais pas forcément le temps de suivre tout son périple.

L’un de vos travaux principaux est sur Batman. Comparé à d’autres scénaristes de Batman comme Grant Morrison ou Scott Snyder, quelle a été la touche que vous avez apportée à Batman?

Paul Dini: Je pense que j’ai apporté plus d’humanité et d’humour à Batman au cours de ces dernières années. Il peut avoir de la joie, et surtout être une lumière, un mentor et un père avec les personnes qu’il a pris sous son aile comme Nightwing, Damian, Batgirl ou les autres Robin. Mais avant de penser à tout ça, lorsque j’écris sur Batman, je pense à tout ce qu’il a vécu, la personne qu’il représente et je le vois comme un individu qui a subi un énorme trauma, mais qui garde la volonté de vivre. Par ailleurs, il se sert de ce qu’il a traversé pour aider les autres à faire face au deuil qu’ils ont subi. Il représente un bon exemple pour eux. C’est quelqu’un qui est dur, effrayant et qui a définitivement un côté sombre, mais il a appris à vivre avec ses mauvais côtés. Et ce qui l’effraie encore plus est le fait de pouvoir se laisser dominer par ses mauvais côtés, par exemple en tuant un vilain, ce qui reviendrait à ce qu’il se suicide.

De plus, l’humanité que j’ai pu apporté à Bruce Wayne je l’ai aussi apporté à ses antagonistes qui vous sembleront, je pense, beaucoup plus profonds et humains même lorsqu’ils planifient de commettre un acte abominable. Vous voyez les raisons de leurs agissements, pourquoi ils se mettent en équipe avec d’autres, ou ont une romance entre eux.

Vous avez donc apporté un point de vue plus psychologique à Batman, ainsi que de l’empathie pour ses amis et sa famille.

Oui, je pense que vous pouvez ressentir de l’empathie pour les alliées de Batman et aussi pour les méchants contre lesquels il fait face. Notamment, lorsqu’il se demande comment ses adversaires ont pu devenir comme cela. Mais si je me mettais à la place de Bruce, je dirais que ses seules envies sont que le crime s’arrête totalement, de pouvoir se reposer et prendre sa retraite.

BatmanUne lutte interminable?

Actuellement, il y a beaucoup de discussions autour de Batman The White Knight, le “futur classique” pour certains. Quel est votre avis sur le travail de Sean Murphy?

Paul Dini: Oh ce qu’il fait est de très de bonne qualité! Je ne peux pas parler pour lui, mais je pense que ce qu’il a fait avec The White Knight était fortement inspiré de l’idée que Bruce Timm se faisait de Batman. Ça se voit que lors de la réalisation de son oeuvre, il a dû se baser sur bon nombre d’histoires différentes sur le chevalier noir afin de créer son propre comics sur Batman. J’ai l’impression qu’il a une forte admiration pour la série animée et pour les versions des personnages qui y sont présentées. Attention, ce n’est pas comme s’il avait fait une sorte d’épisode de la série animée, mais il y a un ton dans ses Joker, Harley et Néo-Joker très proche de celui qu’on avait l’habitude d’adopter avec Bruce.

Pour revenir à l’histoire même, elle est excellente (SPOILER ALERT) sans parler de la Harley qu’il nous a livré et qui était tellement intelligente! Enfin, c’est elle qui a tout organisé et Sean Murphy a fait d’elle un pilier de l’histoire. Elle est aussi intelligente et rusée que ne l’est le Batman. Il a montré à quel point Harley peut être formidable et ce qu’on est prêt à faire par amour. (FIN SPOILER ALERT) Donc oui je pense que l’histoire est très bonne.

Aujourd’hui, si nous entendons “Joker”, nous pensons directement à Batman ou/et à Harley. Comment pouvez-vous décrire la relation entre ces trois personnages et quelle est la force de cette équipe selon vous?

Paul Dini : C’est une relation vraiment intéressante. Si on commence par la relation entre le Joker et Harley, on peut dire qu’elle a commencé par un “Oui, une jeune psychiatre qui a une haute estime d’elle-même”. Cependant, vous savez que le Joker mange des docteurs au petit déjeuner, sauf qu’avec Harley c’est un peu différent, un peu plus challengeant et surtout un peu plus amusant pour lui.

Ce que je veux dire par là, c’est que lorsque le Joker a voulu la séduire pour s’aider lui-même, il s’est involontairement trop pris au jeu, comme si c’était la première fois qu’il s’embarquait dans une opération de séduction. Donc même s’il tentait de se débarrasser d’elle, il perdrait peut-être une partie de son coeur sans vraiment le réaliser. Ce qu’il faut bien comprendre est que le Joker est égocentrique. Il aime les applaudissements et l’attention et quand ils sont réunis avec Harley, il ne se rend pas compte à quel point elle lui apporte tout cela et bien plus encore. Comme lorsqu’il rentre après une dure course-poursuite avec le Batman, et qu’Harley est là pour le réconforter et l’applaudir.

Lorsqu’ils se sont séparés, comme a pu le montrer White Knight, il s’est rendu compte qu’il avait créé une sorte de menace qui pouvait faire ce qu’il fait, et  qu’elle était plus forte, intelligente, et formidable que ce qu’il pensait. Et je pense que le Batman a vu ça en elle depuis bien longtemps. Il a vu qu’elle avait un certain potentiel qui pourrait lui être utile, tout en gardant à l’esprit qu’il ne peut pas lui faire totalement confiance non plus. Vous l’aurez compris, c’est une dynamique très intéressante et qu’il faut continuer d’exploiter dans l’avenir.

Nous ne devrions pas oublier que vous avez aussi travaillé sur Superman avec la Superman Animated serie, et plus récemment avec Action Comics #1000. Qu’est-ce que Superman représente pour vous?

Paul Dini: Pour moi Superman est la forme ultime du bon exemple. Il est différent de l’humanité, mais est plus humain que certains, c’est l’homme de demain. Il représente ce que nous pourrions tous être si nous laissons la possibilité à notre pensée, notre coeur et à notre esprit d’évoluer chaque jour de la meilleure des façons dans notre manière d’aborder la vie, l’humanité et les uns les autres. Il est la meilleure représentation de nous même et nous montre qu’on peut tous être comme lui.

S’il quittait cette image-là et changeait sa manière d’agir, ce ne serait plus Superman, car il utiliserait la brutalité pour nous forcer à faire certaines choses. Et s’il faisait cela, il détruirait l’idée même du libre arbitre et deviendrait un dictateur. Donc la meilleure chose qu’il puisse faire à son échelle est de nous aider à résoudre les problèmes que nous, l’humanité, ne pouvons pas résoudre seul. Si un robot géant ou Brainiac pose problème, c’est à ce moment-là qu’il agira. Et il le sait. Il sait qu’il représente une lumière, une inspiration pour le peuple.

Batman JokerÇa vous dit quelque chose?

Donc si Superman devient un dictateur comme vous l’avez dit, il ne sera plus Superman?  

Paul Dini: Non, il deviendra alors le pire de l’humanité parce qu’il sera un dictateur. Et dans ce cas-là, il ne serait pas heureux. Il tuerait tout le monde et deviendrait un monstre semblable à Darkseid. Mais je pense que ce n’est pas dans sa nature de devenir comme tel. Je pense que c’est un mélange des meilleures parties que nous pouvons trouver chez les kryptoniens et chez les humains. Par ailleurs, s’il devenait un dictateur, les autres héros se ligueraient pour le stopper. La manière la plus simple serait d’envoyer Atom accompagné d’une petite pièce de kryptonite et de l’utiliser contre Sup’. 

Si vous aviez un conseil à donner pour les nouveaux dessinateurs et scénaristes sur Batman, quel serait-il?

Paul Dini: Je leur dirais de retourner aux bases c’est-à-dire aux histoires, personnages et relations que vous adorez avec Batman! Je pense qu’il faudrait qu’ils s’intéressent grandement aux réactions d’Alfred après un moment dur, à la manière dont Robin réagit quand il a une altercation avec Batman etc. Enfin vous voyez, trouver une manière de créer une histoire exceptionnelle sur les relations entre les personnages et qui n’a pas été déjà faite dans le passé. Mais surtout, écrivez une histoire que vous adoreriez en tant que lecteur! C’est ce à quoi j’ai pensé quand j’ai écrit mon histoire pour Detective Comics 1000. Vous pouvez bien sûr, si vous le désirez, raconter votre propre histoire sur un Batman vs Joker, mais faire en sorte que ce soit raconter en dehors des sentiers battus par Alan Moore ou Frank Miller.

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