Reggie Miller Michael Jordan Trashtalk

Retour sur un épisode fortuit de la carrière de Reggie Miller

Reggie Miller, son maillot des Pacers, son shoot à trois-points, son mythique duel contre Spike Lee. Qui ne se souvient pas de la légende d’Indianapolis aujourd’hui commentateur pour TNT et Hall-Of-Famer depuis 2012.

On le sait Reggie Miller est un as du trashtalking, conscient de ses limites physiques face aux monstres de la ligue dans les nineties, il choisira de répondre par les mots. Le second meilleur shooteur à trois-points (en termes de chiffres) derrière Ray Allen avait donc décidé dans son année Rookie de s’attaquer au Goat himself : Michael Jordan.  Il sort alors d’une saison à 37,1 points de moyenne et s’apprête à devenir MVP pour la première fois en 1988. Vous aussi, vous la voyez venir la mauvaise idée ?

En 1987, alors fraîchement drafté en 11e position par les Pacers, le jeune Reggie se sent pousser des balls lors d’un match de présaison face aux Bulls de Michael Jordan. Alors que le match se déroule très bien pour le rookie, son coéquipier Chuck Person lui conseille de chambrer Jordan. Miller avait alors marqué 10 points et Jordan 4. À la fin du match, MJ finira avec 44 points et Miller…12. Histoire d’être certain que le jeune effronté retienne la leçon, le goat lui sortira un cinglant : « You sure, be careful, you never talk to Black Jesus like that ». L’arroseur arrosé.

Quelques années plus tard, Reggie Miller démolira littéralement les Knicks et le réalisateur et fan numéro 1 de New York, Spike Lee. En 1994, lors du Game 5 des finales de Conférence, les Pacers sont menés de 12 points par la bande à Ewing. Miller mettra 25 points dans le dernier quart et échangera violemment avec Lee à chaque panier marqué, à base de « How you like that bitch”. À la fin du match, il regardera Spike Lee droit dans les yeux, faisant mine de l’étrangler. Lorsque le reporter du soir le demandera « What about Spike ? », il répondra un parfait « Spike Who ? ». Les Pacers remporteront ce match 93-86 mais ce sont les Knicks qui se qualifieront pour les Finales face aux Rockets d’Olajuwon.

En 1995, on prend les mêmes et on recommence, cette fois, Miller réussira l’une des performances les plus clutchs of all-time et ne manquera de le faire remarquer au pauvre Spike Lee. Toujours chez les Knicks, il marquera 8 points en 9 secondes pour permettre aux Pacers de combler un retard de 6 points. Deux trois-points coup sur coup, le deuxième avec le staredown sur Spike et deux lancers francs pour finir le chef d’œuvre. Cette fois-ci, ce sera Indiana qui avancera au tour suivant au détriment des Knicks.

Si Reggie Miller ne remporta jamais le trophée Larry O’Brien, il eut le mérite de rester fidèle aux Pacers durant toute sa carrière, longue de 18 saisons. 3 fois All-NBA Third Team, Champion Olympique aux JO d’Atlanta, meilleur marqueur de l’histoire des Pacers ; oui, Miller est sans doute l’un, le joueur le plus talentueux de l’histoire de la ligue à ne jamais avoir visité la Maison-Blanche.

By Zizou

6 Commentaires

  1. […] La NBA n’a, à ce moment-là, pas encore intégrée, le Dress Code et fait donc face aux critiques d’une partie de la population qui fustige cette image « ghetto ». Avec ce triste épisode, le mythique David Stern est obligé de sortir les sanctions lourdes comme le bras. Ron Artest, principal instigateur de toute cette violence, sera suspendu 73 matchs de saison-régulière et 13 de playoffs. Outre Artest, Stephen Jackson et Jermaine O’Neal, furent suspendus respectivement de trente et quinze matches. Outre les joueurs, John Green, le lanceur de gobelet écopera de 30 jours de prison, 500 dollars d’amende et une obligation à se rendre aux Alcooliques anonymes. La suspension de Ron Artest sera d’ailleurs la plus importante de toute l’histoire hors drogue ou dopage. Enfin, cette événement précipitera le départ à la retraite de la légende Reggie Miller. […]

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