Les plus grands trash-talkers de l’histoire du sport

Le trashtalk est aujourd’hui au coeur de tous les affrontements entre les sportifs et les équipes. Des légendes ont été écrites avec l’art de la punchline. Présentation de la crème de la crème. 

Chael Sonnen : Combattant de MMA qui disposait de tous les records en pay per view avant l’ouragan McGregor, Sonnen n’a pourtant pas le bilan qui va avec. Sur toute sa carrière, Sonnen compte 3 défaites dans les title-shots (2 contre Anderson Silva et 1 contre Jon Jones) avec un bilan global de 29-14. C’est grâce à ses punchlines assassines que l’American Gangster se sera fait un nom et aura obtenu ses combats pour le titre. Pour ceux qui doutent encore: voici.

Kevin Garnett : du Minnesota au Massachusetts, The Big Ticket en a fait craquer plus d’un avec son trashtalk à la limite. Charlie Villanueva s’était ainsi fait traiter de cancéreux, Melo avait essuyé de violentes insultes à l’encontre de sa femme et Glen Davis, son coéquipier, a terminé en pleurs. Dernièrement, Charles Barkley avait dit que Garnett était presque un Hall-of-Famer, KG a directement répondu en disant que Barkley était presque un champion…

Michael Jordan : En plus d’être le meilleur joueur de l’histoire du basket-ball, Michael Jordan est un extraordinaire trash-talker. Reggie Miller, OJ Mayo et bien d’autres peuvent confirmer…

John McEnroe : Le bouillant tennisman se sera fait autant remarquer par son génie que par son caractère au cours de sa glorieuse carrière.
« J’ai plus de talent dans mon petit doigt que Lendl dans tout son corps. »
« Ma plus grande qualité, c’est que je n’ai aucun défaut. »

 

« Pour ce combat, j’ai lutté avec un alligator, tabassé une baleine, mis les menottes à la foudre, foutu le tonnerre en prison. Tu sais à quel point je suis méchant. Rien que la semaine dernière, j’ai massacré un rocher, blessé une pierre et envoyé à l’hosto une brique. Je suis si méchant que j’ai rendu malade la médecine. »

Muhammad Ali : Le plus grand de tous. Le champion du trashtalk qui aura fait craquer mentalement toute la compétition avec ses punchlines assassines. Florilège:

« Les gens humbles ne vont jamais bien loin. »
« C’est juste un boulot comme un autre. L’herbe pousse, les oiseaux volent, les vagues s’échouent sur le sable. Je frappe des gens. »
« Frazier est tellement moche que lorsqu’il pleure, ses larmes font le tour et passent derrière sa tête quand elles coulent. »
« Je n’ai aucune raison de tuer qui que ce soit sur le ring. À moins qu’il ne le mérite. »
« Je suis le plus grand. Non seulement je les mets K.O., mais je choisis aussi le round ! »
« Je n’ai rien contre le viet-cong. Aucun vietnamien ne m’a jamais appelé négro. »
« Le combat que le monde n’aura jamais l’occasion de voir pour le titre de ‘The Greatest’ serait entre Cassius Clay et Muhammad Ali. »

Conor McGregor : tout comme son illustre aîné, l’irlandais se sert de son phrasé hors pair pour faire craquer ses adversaires. C’est en grande partie grâce à ses incessantes piques que le Mystic Mac a réussi à obtenir ses deux ceintures à l’UFC en featherweight et lightweight. Avant son combat pour la ceinture featherweight en décembre 2015, il aura ainsi mis José Aldo au supplice :

« I own this town, I own Rio de Janeiro, so for him to say that he is the king and I am the joker, if this was a different time, I would invade his favela on horseback, and would kill anyone who wasn’t fit to work, but we’re in a new time, so I’ll whoop his ass instead. » (Je possède cette ville, je possède Rio de Janeiro, donc pour lui dire qu’il est le roi et je suis le bouffon… Si c’était une époque différente, j’envahirais sa favela à cheval, et tuerais quiconque n’est pas apte à travailler. Mais nous sommes à une autre époque, à la place je vais lui botter le cul. – NDLA)

José Aldo, après quasiment 10 ans d’invincibilité subira sa seule et unique défaite par KO à l’UFC en 13 secondes. Le brésilien contrairement à son habitude avait décidé de rusher pour expédier McGregor. Le 12 novembre 2016, Eddie Alvarez perdra sa ceinture lightweight par KO toujours face à l’irlandais. Très bon lutteur, il n’aura tenté d’exploiter cet avantage qu’une fois lors du combat. Le champion préférait rester debou!, allez savoir pourquoi… Pour le moment, seul Nate Diaz a réussi à résister au trashtalk de l’irlandais.

Gary Payton : Une bague de champion pour The Glove et un paquet de pétages de câbles pour les adversaires. C’est d’ailleurs le maître lui-même, Ali qui inspirera Payton dans son trashtalking. Exemple au hasard, en 1999, Jamie Feick des Nets s’en prend à Payton en plein match. Erreur, The Glove lance à l’insolent  “Mec, tu seras même plus en NBA l’an prochain… De quoi tu parles ?” Scott Burrell, coéquipier d’un Feick en larmes, ira le consoler…

Larry Bird : Sous ses airs un peu patauds, Larry Legend était un as du trashtalk. Royal sur le terrain avec ses Boston Celtics, il faisait plier les défenseurs sous ses punchlines. Ainsi, en 1985, Boston explose le Jazz et Bird part s’asseoir sur le banc après 3 quart-temps et la ligne de stats suivante 30 points, 12 rebonds, 10 passes, 9 steals. Un reporter lui demande pourquoi il n’a pas tenté le quadruple double : « Ça servait à quoi ? Je les avais déjà suffisamment démontés ». Lors d’un concours de tirs à trois points pendant le All Star Week-End, l’ailier débarquera et annoncera la couleur : « J’espère que vous êtes prêts à vous battre pour la seconde place ». Il l’emportera et au moment de recevoir le prix qui va avec, il dira : « ça fait une semaine qu’il y a mon nom sur le chèque ».

Mike Tyson : L’histoire d’un enfant avec un cheveu sur la langue et persécuté devenu The Baddest Man on The Planet. Tyson n’avait certes pas le phrasé et la poésie d’Ali, mais la violence et la sincérité de ses paroles faisaient froid dans le dos.

Zlatan Ibrahimovic : Partout où il est passé, Zlatan s’est distingué avec des punchlines dont il a le secret. Tantôt à sa gloire, tantôt pour ridiculiser la presse ou l’adversaire, le suédois a même été adoubé par l’autre maitre du genre, Eric Cantona : « En 2017, après un long règne, j’abandonne finalement mon titre honorifique de « joueur le plus acerbe avec les journalistes ». Zlatan est mon héritier naturel et il portera mon héritage. Je leur ai donné beaucoup de mal, mais il leur fait manger leurs couilles ». C’est beau le football.

« Viens chez moi et tu verras si je suis homosexuel. Et ramène ta sœur, aussi. » – à une journaliste intriguée par sa relation avec Piqué

 

Mentions spéciales : Terrell Owens, Richard Sherman, Ricardo Mayorga, The Rock, Jose Mourinho, Reggie Miller.

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